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Réseau d'aires protégées au Québec

Nature Québec suit de près l’évolution du réseau d’aires protégées au Québec. Rappelons qu’en mai 2011, le gouvernement dévoilait les nouvelles orientations stratégiques du Québec en matière d’aires protégées. Il s’engageait ainsi à atteindre 12 % d’aires protégées sur l’ensemble du territoire québécois d’ici 2015, alors qu’actuellement ce réseau représente 9,1 % du territoire québécois. Nature Québec considère que ces orientations sont un premier pas vers l’atteinte de la cible internationale de Nagoya, visant la protection de 17 % de la superficie terrestre d’ici 2020.

Aires protégées de la région du Bas-Saint-Laurent
Nature Québec a présenté un mémoire à la Conférence régionale des éluEs (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent concernant la proposition de territoires d’intérêt pour la création d’aires protégées. Intitulé Des aires protégées essentielles pour le Bas-Saint-Laurent, le mémoire démontre que l’ajout de ces territoires d’intérêt au réseau d’aires protégées du Bas-Saint-Laurent ferait évoluer le pourcentage d’aires protégées de 4,5 % à 7,4 % de la superficie terrestre de la région. Pour Nature Québec, étant donné le retard qu’accuse la région, ce gain est un premier pas essentiel, à concrétiser rapidement,afin de mieux protéger la biodiversité régionale. À la suite des consultations publiques menées sur ces propositions de territoires d’intérêt, la CRÉ du Bas-Saint-Laurent s’est prononcée en faveur de la création de ces aires protégées et a transmis ses recommandations au ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). Reste à espérer que le MDDEFP et le gouvernement agissent rapidement pour la protection de ces territoires d’importance.

Aires protégées de la région de l’Abitibi-Témiscamingue
Nature Québec a participé aux audiences publiques visant l’attribution d’un statut permanent d’aires protégées de huit territoires dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue et publié un mémoire à ce sujet, Nécessité d’un réel équilibre entre protection et exploitation. Même si le pourcentage d’aires protégées de la région de l’Abitibi-Témiscamingue a grandement évolué depuis 2002, des efforts devront être consentis pour (1) créer des aires protégées dans les ensembles physiographiques qui en possèdent peu ou pas,(2) accroître la proportion de vieilles forêts, de forêts matures et de forêts peu fragmentées dans le réseau régional des aires protégées,(3) capter autant que possible davantage d’habitats d’espèces menacées ou vulnérables et (4) modifier ou agrandir, selon le cas, les limites des aires protégées existantes afin d’accroître leur efficacité à protéger les écosystèmes et la biodiversité visés. La région de l’Abitibi-Témiscamingue est riche en ressources naturelles. Ainsi, le défi que constituera l’agrandissement du réseau d’aires protégées sera de taille. Les contraintes minières, forestières et énergétiques sont très présentes et, dans ce contexte, des mécanismes devront être mis en place afin de favoriser la création d’aires protégées.

Réserve aquatique de Manicouagan
Nature Québec s’est réjoui de l’annonce de l’octroi du statut de réserve aquatique projetée à la péninsule de Manicouagan. Pour l’organisme, il s’agit d’un pas important pour la protection de la biodiversité marine. De plus, ce statut vient couronner le travail acharné des communautés locales qui, depuis 15 ans, travaillent pour la protection de ces milieux d’une grande valeur écologique. La réserve aquatique permettra de préserver une grande diversité d’habitats, dont les estuaires des trois rivières Manicouagan, aux Outardes et Betsiamites, des marais salés, des battures, des herbiers de zostère, des îles et des fonds marins. Rappelons que le Québec s’est engagé à protéger 10 % de son territoire marin d’ici 2015. Or, à l’heure actuelle, l’estuaire et le golfe Saint-Laurent comptabilisent environ3 % d’aires marines protégées. Le gouvernement a encore beaucoup à faire pour satisfaire son engagement.

Parcs québécois

Parc national de Saint-Bruno-de-Montarville, forêt des Hirondelles
Le Regroupement pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles et Nature Québec ont uni leurs efforts pour demander la protection de la forêt des Hirondelles. Cette forêt de six hectares, située à Saint-Bruno-de-Montarville et adossée au parc national du Mont-Saint-Bruno, contient plusieurs espèces désignées vulnérables, dont une en particulier désignée menacée au Québec et en voie de disparition au Canada. Or, un projet de développement immobilier, le projet de la Futaie, du promoteur Propriétés Sommet Prestige inc., détruira l’habitat d’espèces floristiques qui devraient pourtant être protégées par la Loi sur les espèces menacées et vulnérables. En août 2012, les deux organismes ont déposé une injonction afin de faire cesser les travaux préparatoires au projet et empêcher toute nouvelle intervention qui aurait pour effet de détruire des plants d’une espèce rare qui bénéficie d’une protection légale absolue. Malgré le fait que l’injonction ait été rejetée, les organismes se réjouissaient du fait que le jugement confirme la présence sur le site d’espèces floristiques vulnérables et d’une espèce menacée.

Parc national de la Gaspésie
La protection du caribou de la Gaspésie, dernière population relique au sud du Saint-Laurent, constitue un dossier important suivi par Nature Québec. En participant aux consultations publiques sur la proposition de territoires d’intérêt pour la création d’aires protégées au Bas-Saint-Laurent, Nature Québec est intervenu en faveur de la protection d’un territoire adjacent au parc national de la Gaspésie (territoire d’intérêt de la rivière Cap-Chat), dans la réserve faunique de Matane. La désignation de ce territoire en tant que réserve de biodiversité projetée est attendue par Nature Québec et constituerait un geste important pour contribuer au rétablissement du caribou de la Gaspésie. Rappelons quel ’inventaire aérien réalisé au cours de l’automne 2012 par le ministère des Ressources naturelles (MRN) présente des résultats encourageants, soit un pourcentage de faons de 18,7 %, sachant que le seuil établi pour le maintien de la population est de 17 %.

Parc national de Tursujuq
Nature Québec a salué l’annonce de la création du parc national de Tursujuq, faite par le MDDEFP. D’une superficie de plus de 26 000 km2,le Parc national de Tursujuq permettra de protéger le lac Guillaume-Delisle, lequel accueille des phoques et des bélugas en migration,ainsi qu’une population unique de phoques d’eau douce. Il inclura la région des lacs des Loups Marins, une partie importante du bassin versant de la Nastapoka et des sites culturels majeurs pour les communautés cries et inuits. Il s’agit du plus grand parc national québécois, mais aussi du plus grand de l’est de l’Amérique du Nord continentale.

Parc national du Fjord-du-Saguenay
Nature Québec a participé aux audiences publiques visant l’agrandissement des limites du parc national du Fjord-du-Saguenay et publié un mémoire à ce sujet, Un agrandissement qui bonifie les limites du parc actuel. Nature Québec a félicité le MDDEFP pour les propositions d’agrandissements soumises à la consultation. Par contre, concernant les retraits, Nature Québec a demandé que le secteur de Cap-Trinité demeure à l’intérieur des limites du parc national. Ainsi, le parc serait agrandi de 11,34 km2. Créé en 1983, le parc permet de protéger un élément représentatif de la région naturelle du fjord du Saguenay et de mettre en valeur des paysages somptueux.

Parc de la Gatineau
Nature Québec s’est réjoui du dépôt par Mme Nycole Turmel,députée de Hull-Aylmer du NPD, d’un projet de loi modifiant la Loi sur la Capitale nationale. Ce projet vise à inclure les limites actuelles du parc de la Gatineau à l’intérieur de la loi. Alors que les parcs nationaux canadiens jouissent d’une protection dans le cadre de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le parc de la Gatineau, géré parla Commission de la capitale nationale, est quant à lui laissé pourcompte. Plus de 5 000 personnes ont déjà appuyé cette initiative. La première lecture de ce projet de loi à la Chambre des communes devrait avoir lieu au début de l’année 2014.

 

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