Actions

Développement hydroélectrique

Nature Québec, qui s’intéresse de près la question du développement hydroélectrique, s’est réjoui de l’annonce, le 5 février dernier, de l’abandon du soutien aux minicentrales hydrauliques, mettant fin à six projets, dont ceux de la rivière Sainte-Anne et de la rivière Shannon. Dans un contexte de surplus énergétique, où l’énergie produite coûtait beaucoup plus cher aux Québécois que ce qu’elle rapportait, la poursuite de ce programme aurait été un non-sens. D’autant plus que ces minicentrales ont des impacts importants sur la biodiversité et les écosystèmes naturels. Nature Québec demande également au gouvernement de faire un effort supplémentaire et ne plus mettre en péril les cours d’eau, au gré des changements de gouvernement. Pour l’organisme, le Québec devrait privilégier la filière de la conservation et décider de ne pas aménager les dernières grandes rivières sauvages du Québec.

Développement gazier, pétrolier et minier

Nature Québec suit de près le développement de projets d’exploration et d’exploitation des ressources gazières, pétrolières et minières au Québec. Les ressources naturelles enfouies dans les sols du Québec, que ce soit les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou le pétrole du golfe du Saint-Laurent, font saliver de nombreuses entreprises. Compte tenu des risques environnementaux connus,de l’absence d’études d’impacts indépendantes et des conditions d’exploitation actuelles, Nature Québec a demandé au gouvernement de mandater une commission afin de tenir des audiences dites« génériques » concernant l’ensemble de la filière gazière et pétrolière,que ce soit dans le Saint-Laurent (pétrole) ou dans les basses terres(gaz de schiste). Cette demande est demeurée sans réponse à ce jour.

Alors que se réunissait l’Association pétrolière et gazière du Québec(APGQ) pour sa 4e conférence annuelle, à Montréal le 22 octobre 2012,une dizaine de groupes écologistes, dont Nature Québec, ont accueilli le lobby pétrolier et gazier au moyen d’un tintamarre. Les organismes demandaient aux grands acteurs économiques et politiques d’arrêter l’expansion des énergies sales (pétrole et gaz) et, à la place, d’ouvrir la voie aux économies d’énergie et aux énergies vertes.

Nature Québec s’oppose aux projets d’oléoducs des compagnies Enbridge et TransCanada qui doivent amener en sol québécois le pétrole lourd des sables bitumineux de l’Alberta pour son raffinage ou son exportation. Selon Nature Québec, ces projets représentent un risque pour la protection des milieux naturels. De plus, ils augmenteraient de façon importante la pollution de l’air dans la métropole montréalaise et le bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec.

Gaz de schiste
Nature Québec suit de près les développements dans le dossier des gaz de schiste. Selon l’organisme, devant le manque criant d’études environnementales indépendantes crédibles, face à un marché saturé qui ne garantit aucun avantage économique pour le Québec, devant le désarroi des populations touchées, le gouvernement doit décréter un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste au Québec. Ce moratoire devrait s’appliquer jusqu’à ce qu’il y existe une démonstration claire que l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste par la technologie de fracturation hydraulique ne causent pas de risques inacceptables et d’impacts irréversibles sur les plans environnemental, social et économique. Un projet de loi décrétant un moratoire de trois ans est actuellement à l'étude.

Changements climatiques

La commission Énergie et changements climatiques suit de près l’implantation du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. L’organisme croit fermement que le Québec pourrait en faire plus en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, étant donné sa situation privilégiée. Le Québec dispose d’un énorme potentiel en matière de conservation d’énergie, ce qui lui permettrait d’électrifier son système de transport, d’être plus indépendant par rapport au pétrole, et ce, sans compromettre la biodiversité de ses rivières.

Nature Québec a participé aux consultations publiques sur les enjeux énergétiques. Pour Nature Québec, la lutte aux changements climatiques et l’exploitation pétrolière ne peuvent coexister au Québec sous peine d’un échec monumental. La période de transition pétrolière envisagée est un leurre, compte tenu de l’urgence climatique planétaire, que viendrait accentuer l’exploitation d’un pétrole de schiste particulièrement sale (Anticosti, Gaspésie) ou risqué(golfe du Saint-Laurent). Dans son mémoire Énergie au Québec : lutte aux changements climatiques et exploitation pétrolière ne peuvent coexister, Nature Québec recommande également de réduire notre consommation de combustible fossile, ainsi que d’investir dans les économies d’énergie et l’efficacité énergétique.

 

870, avenue De Salaberry
Bureau 207
Québec (Québec) G1R 2T9
Carte google

418 648-2104

 

418 648-0991

 
Je fais un don