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Développement hydroélectrique
La commission Énergie et changements climatiques, qui s'était opposée à la construction de barrages hydroélectriques sur la rivière Romaine, rappelle que le harnachement des rivières n'est pas un geste anodin. La construction de centrales détruit les écosystèmes fonctionnels que constituent les rivières, des superficies importantes de forêts, ainsi que les habitats fauniques qu'elles recèlent. De plus, les barrages hydroélectriques affectent négativement les ressources marines en perturbant les rythmes naturels d'écoulement des eaux douces vers la mer et leurs effets positifs sur la productivité marine, et affectent ainsi l'écologie des estuaires. Le Québec, bénéficiant actuellement d'un surplus d'énergie, n'a aucunement besoin de cette énergie électrique additionnelle.
Développement gazier, pétrolier et minier
Nature Québec suit de près le développement de projets d'exploration et d'exploitation gaziers, pétroliers et miniers au Québec. Les ressources naturelles enfouies dans les sols du Québec, que ce soit les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou le pétrole du golfe Saint-Laurent, font saliver de nombreuses entreprises. Compte tenu des risques environnementaux connus, de l'absence d'études d'impacts indépendantes et des conditions d'exploitation actuelles, Nature Québec a demandé au gouvernement de décréter un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et de mandater une commission pour tenir des audiences dites « génériques » concernant l'ensemble de la filière gazière et pétrolière, que ce soit dans le Saint-Laurent (pétrole) ou dans les basses-terres (gaz de schiste). Cette demande est demeurée sans réponse à ce jour.
Mine d'amiante
Nature Québec, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! et la Société pour vaincre la pollution (SVP) travaillent ensemble pour demander au gouvernement québécois de ne pas subventionner Mine Jeffrey, afin d’en finir définitivement avec l’exploitation de l’amiante. Pour les organismes impliqués, l’amiante tue, sous toutes ses formes. Ses cancers ne pardonnent pas. Et le Québec, capitale mondiale de l’amiante, est un champion de l’exposition aux fibres mortelles. Depuis plus de 40 ans, on en a installé partout, dans les hôpitaux, les écoles,les édifices, les routes, les maisons, etc.
Changements climatiques
La commission Énergie et changements climatiques suit de près l'implantation du Plan d'action du Québec sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. L'organisme croit fermement que le Québec pourrait en faire plus en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre étant donné sa situation privilégiée. Le Québec dispose d'un énorme potentiel en matière de conservation d'énergie, ce qui lui permettrait d'électrifier son système de transport, d'être plus indépendant par rapport au pétrole, et ce, sans hypothéquer la biodiversité de ses rivières.
Pour plus d'informations :
Développement éolien
Nature Québec s'intéresse de près à la question du développement de l'énergie éolienne. Tout en étant favorable au développement de cette forme d'énergie, la position de Nature Québec stipule que l'implantation ne doit pas se faire dans des territoires à haute valeur de conservation, comme c'est le cas pour le projet d'implantation d'éoliennes au massif du Sud, ainsi qu'en bordure du parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie.




