Présentation de l'organisme
Le Conseil d'administration de l'UQCN
L'équipe de l'UQCN
Message du président
Rapport de la directrice administrative
Rapport du directeur aux programmes

SOMMAIRE DES ACTIVITÉS 1996-1997

Rapport des Commissions

Affaires internationales
Affaires juridiques
Agriculture
Biodiversité
Énergie
Forêt
Gestion des déchets
Industries et technologies
Parcs et sites protégés
Aménagements et Urbanisme

Dossiers spéciaux

Dossier de l'eau
Dossier changement climatique
Comité Stratégies Saint-Laurent

Rapport d'activités

Franc-Vert
Concours de photo
ÉcoRoute de l'information
Brise
Programme d'animation communautaire

Principaux partenaires de l'UQCN

Partenaires financiers
Donateurs



monter PRÉSENTATION DE L’ORGANISME 

Organisme national sans but lucratif fondé en 1981, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) regroupe des individus ainsi que des organismes oeuvrant dans le domaine des sciences naturelles et de l’environnement. Par des interventions publiques et des gestes concrets, l’UQCN participe à la sauvegarde de notre environnement. Elle fonde son action sur les trois objectifs de la Stratégie mondiale de la conservation :

  • le maintien des processus écologiques essentiels à la vie ;
  • la préservation de la diversité génétique ;
  • l’utilisation durable des espèces et des écosystèmes.

Tout en ayant pleine autonomie d’action, l’UQCN est affiliée à l’Union mondiale pour la nature (UICN), à la Fédération canadienne pour la nature, au Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), ainsi qu’à Forest Stewarship Council..

 Avec l’assistance de quelques permanents, l’UQCN réalise de nombreuses activités en s’appuyant sur un formidable réseau de collaborateurs et de collaboratrices bénévoles.

L’UQCN apporte sa contribution à tous les débats importants liés à l’environnement. Par exemple, elle exige un examen public des projets qui risquent d’avoir de sérieux impacts sur notre environnement. De même, notre organisme dépose régulièrement des mémoires et des avis lors de consultations publiques, et y défend ses prises de position.

Lorsque nécessaire, l’UQCN intervient publiquement, convoque des conférences de presse et diffuse des communiqués, souvent en collaboration avec des partenaires défendant aussi les intérêts environnementaux.

Dans ces deux cas, les interventions de l’UQCN sont reconnues comme pertinentes et exigeantes. Toutefois, l’UQCN est réfléchie et tient compte des capacités sociales et économiques de la société québécoise.

Des actions concrètes sont également associées à l’UQCN. D’abord, l’organisme publie le magazine Franc-Vert, dont les six numéros par année visent à renseigner les membres de l’UQCN et le public lecteur sur les espèces et les écosystèmes, de même que sur les questions environnementales. Son concours de photographie nature poursuit les mêmes buts.

Par ailleurs, au cours des dernières années, l’UQCN a mis sur pied le service BRISE (Bureau de ressources et d’information en environnement et santé) et travaille à réaliser l’ÉcoRoute de l’information, lieu virtuel d’échanges entre le public et les intervenants en environnement. De plus, elle a publié le Guide des milieux humides du Québec et un jeu éducatif, participé à des projets de restauration de rivières, fait la promotion de méthodes écologiques d’épuration des eaux, etc.

L’UQCN a fondé Stratégies Saint-Laurent et a participé à la création d’ÉcoSommet.


monter  LES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
DE L'UQCN (1996-1997)

 

MONSIEUR HARVEY MEAD, PRÉSIDENT

Responsable de la Commission Fiscalité (par intérim) et représentant des membres individuels

Après six ans aux conseils de la Fédération canadienne de la nature et du Club des ornithologues du Québec, Harvey Mead, avec plusieurs autres, a fondé l'UQCN (suite aux débats entourant les dossiers de l'autoroute Dufferin, de l'extension du Port de Québec et du drainage des milieux humides le long du fleuve). Il en est devenu le premier président en 1981, poste qu'il a occupé, jumelé à celui de directeur général bénévole, jusqu'en 1989. De 1990 à 1991 il était sous-ministre adjoint au Développement durable, au ministère de l'Environnement du Québec, où il était également secrétaire de la Table ronde sur l'environnement et l'économie, après en avoir été membre. Suivent deux ans d'engagement dans différents domaines, dont six mois en Amérique centrale pour prendre contact avec le "Sud" et retour à la présidence de l 'UQCN en novembre 1993. En mai 1994, il a été nommé par le Premier ministre du Canada, membre de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie.

Professeur de philosophie au Cégep Champlain-St.Lawrence.

À titre personnel, il est secrétaire du comité consultatif de Saint-Laurent-Vision 2000

MONSIEUR JEAN-FRANÇOIS BERGERON, VICE-PRÉSIDENT

Vice-président Commission Concours photo et représentant des membres individuels

Jean-François Bergeron a complété un baccalauréat en biologie à l’Université de Montréal en 1984 et une maîtrise en écologie à l’Université de Toronto en 1988. Jusqu’en 1989, il a été chargé de cours et chargé de projet.

Il est à l’emploi du ministère des Ressources naturelles depuis 1989. Ses mandats gravitent autour de la classification écologique et des problématiques de biodiversité appliquées au milieu forestier exceptionnels. Actif dans l’Association des biologistes du Québec depuis 1990, il a cumulé plusieurs fonctions notamment celle de vice-président. Au sein de l’UQCN, il est vice-président du concours de photographie "La Nature du Québec en images" depuis 1992 et il est conseiller à la photographie du magazine Franc-Vert. La conservation de la nature est au coeur de ses responsabilités professionnelles et de ses engagements bénévoles. Il consacre ses temps libres à la photographie.

MONSIEUR ANDRÉ DESROCHERS, VICE-PRÉSIDENT

Co-responsable de la Commission Biodiversité, représentant du Club des ornithologues de Québec

André Desrochers est présentement professeur adjoint en conservation de la faune à la Faculté de foresterie et de géomatique de l'Université Laval. Il a reçu un Baccalauréat en biologie à la même université, une maîtrise en zoologie à l'Université de l'Alberta, à Edmonton, puis finalement un doctorat en zoologie à l'Université de Cambridge, en Angleterre. Il a complété ses études lors d'un stage post-doctorat à l'Université Laval. André Desrochers a publié des articles scientifiques et de vulgarisation dans les domaines de l'ornithologie, de l'écologie des populations et de la conservation.

Monsieur Desrochers est bénévole de l'UQCN depuis 1992. Il y représente la Fondation pour la protection du Patrimoine naturel, dont il est membre depuis 1978. En 1993, il a été nommé président intérimaire de l'UQCN, et il agit maintenant comme vice-président et responsable de la commission Biodiversité.

MONSIEUR JULES DUFOUR, VICE-PRÉSIDENT

Responsable de la Commission Parcs et sites protégés représentant du Laboratoire de géographie de l'UQAC

Monsieur Dufour est détenteur d'un doctorat en géographie, matière qu'il enseigne à l'Université du Québec à Chicoutimi depuis 1971. Il est actuellement président de l'Association universitaire canadienne d'études nordiques, membre de la Commission mondiale des parcs nationaux et consultant du Bureau international de la Paix. Dans le passé, il a participé au Sommet de la Terre de Rio (1992) et a siégé sur divers comités, dont la commission d'enquête populaire sur la Paix et la Sécurité du Canada, le comité de la recherche du Programme des changements à l'échelle du Globe. Monsieur Dufour a participé à de nombreux congrès ou colloques scientifiques. Il est responsable de la commission Parcs et sites protégés de l'UQCN.

MADAME LOUISE GRATTON, VICE-PRÉSIDENTE

Co- responsable de la Commission Biodiversité, représentante de la Fondation pour la sauvegarde des espèces menacées (FOSEM)

Louise Gratton possède un baccalauréat en biologie (UQAM, 1975) et une maîtrise en écologie végétale (UQAM, 1980). Elle a été chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal avant d’entreprendre une carrière dans le domaine de la consultation qu’elle exerce maintenant depuis 15 ans, dont 12 à son propre compte. Son domaine d’expertise touche plus spécifiquement la végétation, la flore, l’aménagement et la protection des milieux naturels. Elle siège sur le Comité aviseur sur la flore du ministère de l’Environnement et de la Faune. Elle est membre fondateur de la Fondation pour la sauvegarde des espèces menacées et actuellement secrétaire de cet organisme. Elle a été vice-présidente à l’éducation et responsable du comité sur la conservation et la biodiversité de l’Association des biologistes du Québec.

MONSIEUR JEAN HAMANN, VICE-PRÉSIDENT

Éditeur délégué à Franc-Vert, représentant des membres individuels

Détenteur d'une maîtrise en biologie, Monsieur Hamann travaille depuis 1986 comme conseiller en communication scientifique au Service des communications de l'Université Laval. Il agit au sein de l'UQCN depuis trois ans comme éditeur délégué à Franc-Vert. Il connaît bien ce magazine puisqu'il en a été le rédacteur en chef entre 1984 et 1986, après avoir été recherchiste à l'UQCN et à Franc-Vert en 1983. Monsieur Hamann recevait récemment une médaille d'or du Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation pour un article paru dans le magazine Contact.

MONSIEUR FRANÇOIS HULBERT, VICE-PRÉSIDENT

Représentant des membres individuels

Docteur en géographie, spécialisé en géo-politique urbaine et régionale et en aménagement du territoire, monsieur François Hulbert enseigne à l’Université Laval depuis 1972. De plus, il est auteur de la publication Essai de géopolitique urbaine et régionale, sous-titré: «La comédie urbaine du Québec», 2e édition 1994, chez Méridien, Montréal. Enfin, monsieur Hulbert est impliqué depuis plus de 20 ans dans les luttes urbaines, dans la région de Québec.

MONSIEUR PIERRE JOBIN, VICE-PRÉSIDENT

Responsable de la Commission Agriculture, représentant du Centre de développement en agrobiologie

Bachelier en agronomie du Collège McDonald de l’Université McGill (1983) et président du Centre de développement d’agrobiologie dont la mission est de concevoir, adapter et implanter en agriculture des méthodes et techniques plus respectueuses de l’environnement et mieux intégrées à l’écologie. Monsieur Jobin possède de solides connaissances agronomiques et une excellente expérience du milieu agricole québécois.

MONSIEUR ROBERT JOLY, VICE-PRÉSIDENT

Représentant à Stratégies Saint-Laurent, représentant des membres individuels

Formation professionnelle en biologie avec spécialité en comportement animal et écologie. Baccalauréat en écologie (1972) et maîtrise en éthologie (1976) de l'Université de Montréal.

Expérience de travail comme biométricien et spécialiste en recherche et planification dans le domaine des ressources fauniques au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche de 1976 à 1985. Analyste des politiques et programmes dans le domaine des ressources naturelles et de l'environnement de 1985 à 1990 au Secrétariat à l'aménagement, développement régional et environnement. Depuis 1990, coordonne des équipes de travail dans le domaine des évaluations environnementales au ministère de l'Environnement et de la Faune.

MADAME MICHÈLE GOYER, PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE

Première vice-présidente, et responsable de la Commission Gestion des déchets. Représentante de RecyCampus

Géologue de formation, madame Goyer s'est spécialisée depuis quatre ans en gestion des déchets et en assainissement urbain. Diplômée de l'Université de Montréal en 1976, elle a poursuivi sur le terrain sa formation en géochimie appliquée à l'exploration minière et en cartographie. Pendant près de dix ans, elle a travaillé dans différentes régions du Québec et particulièrement à la Baie-James, en Gaspésie, dans les Appalaches et dans la grande région de Québec.

C'est le goût de participer concrètement au développement de la récupération et du recyclage des déchets solides dans son milieu qui l'a conduite à poursuivre des études en maîtrise au sein du module de l'assainissement et de l'environnement du génie civil à l'Université Laval. Après avoir travaillé comme consultante auprès de firmes de génie-conseil, s'être impliquée bénévolement avec le Comité de vigilance pour l'épuration des eaux de la CUQ et enseigné le cours de Gestion des déchets municipaux à l'Université Laval, elle fonde avec les gens du milieu, la corporation sans but lucratif RecyCampus dont la mission principale est de mettre en place une gestion intégrée des déchets axée sur la réduction et le recyclage tout en assurant de l'emploi et des fonds en recherche appliquée en environnement pour les étudiants.

MADAME GISÈLE LAMOUREUX, VICE-PRÉSIDENTE

Représentante du Groupe Fleurbec

Gisèle Lamoureux est botaniste-écologiste, coordonnatrice et membre du conseil d’administration de Fleurbec, qu’elle a fondé en 1973. Ce groupe a écrit, illustré et édité plusieurs ouvrages de vulgarisation sur la flore de l’Est de l’Amérique du Nord. Depuis 22 ans, elle y est la principale auteur, phytophotographe graphiste et chargée d’édition.

Présidente du Comité aviseur sur la flore menacée ou vulnérable, qui se prononce sur la désignation d’espèces et les moyens de protéger ces plantes et leurs habitats.

Initia ou soutient activement quelques dossiers environnementaux ou reliant botanique et société, dont la protection de l’ail des bois, l’adoption de l’emblème arborescent du Québec, l’interdiction de la circulation motorisée dans les habitats fragiles, la conservation des dunes aux Îles-de-la-Madeleine, la sensibilisation aux dangers de commercialisation des plantes sauvages à des fins horticoles.

Membre du Conseil d’administration de l’UQCN, depuis novembre 1994.

MADAME SOPHIE MAHEU, VICE-PRÉSIDENTE

Responsable de la Commission Industries et Technologies, représentante des membres individuels

Détentrice d’un baccalauréat (1986) et d’une maîtrise (1988) en chimie de l’Université de Montréal ainsi que d’un doctorat en océanographie (UQAR, 1993) avec une spécialisation en écotoxicologie.

Chargée de cours à l’UQAR au département d’océanographie depuis 1987 et activement impliquée au sein du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAR.

Consultante auprès des groupes environnementaux depuis un an, elle a participé à l’étude de conformité de l’étude d’impacts environnementaux du projet Grande-Baleine (bioaccumulation du mercure) et a été nommée à la table de négociation Makivik/Hydro-Québec pour le groupe Makivik (représentant les Inuits).

MADAME JULIE PELLETIER, VICE-PRÉSIDENTE
(a remplacé Michel Bélanger au cours de l'année)

Responsable de la Commission Affaires juridiques, représentante du Centre québécois du droit de l'environnement

Originaire de Rimouski, Mme Pelletier est membre du Barreau de l’Ontario depuis 1992. Elle a complété ses études en droit à l’Université Laval et à l’Université de Western Ontario. En 1993, elle a obtenu un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit de l’environnement et de l’aménagement du territoire à l’Université Robert Schumann de Strasbourg, après un stage en droit de l’environnement au Mexique. Elle a pratiqué le droit au sein du ministère de l’Environnement de l’Ontario, ainsi qu’au cabinet Ogilvy, Renault à Montréal. Elle travaille depuis 1994 au Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) après un bref passage chez ÉcoSommet. Mme Pelletier est chargée de projet aux affaires internationales et travaille principalement avec la Commission de coopération environnementale et avec une organisation chilienne dans le cadre d’un projet de l’ACDI. Mme Pelletier siège sur les conseils d’administration de l’UQCN depuis février 1996 et de l’Institut canadien du droit et de la politique de l’environnement (CIELAP) depuis 1995.

MONSIEUR GÉRARD SZARAZ, VICE-PRÉSIDENT

Responsable de la Commission Affaires internationales, représentant des membres individuels.

Monsieur Szaraz oeuvre en coopération internationale depuis 12 ans. Il a été en poste en Amérique latine dans des projets d'aménagement intégré en Colombie et de conservation des forêts tropicales au Honduras. Il a également réalisé plusieurs courts mandats en protection forestière (Venezuela, Indonésie, Colombie), établissement de coopératives forestières (Inde), planification de forêts-modèles (Mexique), aménagement de bassins hydrographiques et réactivation du secteur forestier (Colombie), planification d'aires protégées en Amazonie (Colombie et Équateur) et agroforesterie (Haïti). En 1987, il a participé à la préparation du mémoire de l'UQCN sur le projet de loi des forêts du Québec. Il occupe présentement le poste de directeur de projets internationaux chez Poulin Thériault Inc. (Tecsult) à Québec.

MONSIEUR JEAN-FRANÇOIS TURMEL, VICE-PRÉSIDENT

Responsable de la Commission Énergie, représentant des membres individuels

Diplômé en science agricole de l’Université McGill, monsieur Turmel a aussi étudié en économie environnementale à l’Université de Californie, en gestion des ressources naturelles à Dartmouth College et en administration à l’Université du Michigan.

Comme analyste, il se spécialise en efficacité énergétique (EÉ) et énergie solaire dans le secteur résidentiel. En 1991, il a représenté un groupe de consommateurs au Groupe d’évaluation des potentiels d’EÉ du ministère des Ressources naturelles. En 1992-1993, il a rédigé un rapport sur les habitations performantes pour la vice-présidence Efficacité énergétique d’Hydro-Québec, rapport non diffusé par Hydro-Québec. En 1993, avec Pierre Gosselin et David Cliche, il a préparé le rapport de l’UQCN sur le développement de l’expertise en efficacité énergétique..


monter L’ÉQUIPE DE L’UQCN

Employés réguliers, contractuels et stagiaires

 

  • Monique Arteau, Technicienne en administration

  • Denis Bergeron, Directeur aux programmes

  • Romain Coté, Chargé de projet, ÉcoRoute de l'information

  • Diane Forget, Chargée de projet

  • Patricia Goulet, Chargée de projet, PAC

  • Kateri Lescop-Sinclair, Responsable du volet écotouristique,
    ÉcoRoute de l'information

  • Bing Pitre, Stagiaire, informatique

  • Étienne Salvail, Stagiaire, marketing

  • Martin Savard, Chargé de projet, ÉcoRoute de l’information

  • Francine Bergeron, Documentaliste

  • Nadia Boutin, Chargée de projet, EnviroPhone

  • Louise Desautels, Directrice et rédactrice en chef de Franc-Vert

  • Andréanne Hamel, Secrétaire

  • Carl Leduc, Commis de bureau

  • Diane Pagé, Directrice administrative

  • Marthe St-Hilaire, Secrétaire

  • Hélène Savard, Coordonnatrice, publicité et marketing de Franc-Vert,
    Coordonnatrice du concours photo

  • Frank Thibault, Informaticien


monter MESSAGE DU PRÉSIDENT

 

Depuis maintenant quinze ans, l'UQCN procède avec la mission d'influencer les comportements des décideurs et du public pour qu'ils adoptent des pratiques qui respectent mieux la conservation de la biodiversité et le maintien des processus écosystémiques afin qu'ils fassent du développement social et économique un véritable développement durable.

Pourtant, en octobre 1996, la tenue du Sommet sur l'économie et l'emploi a marqué un recul de dix ans en termes d'intégration des problématiques environnementales aux processus publiques de réflexion sur le développement économique et social. Le gouvernement a délibérément exclu d'une participation au Sommet tout représentant du milieu de l'environnement; le ministre de l'Environnement et les groupes environnementaux étaient réduits à de simples observateurs, alors que les tables rondes et d'autres activités de la société de ce type les incluaient à part entière depuis au moins 1987.

Et en même temps, le gouvernement vise à alléger la réglementation environnementale dans le domaine du développement industriel, mettant un accent sur une approche volontaire. Cela n'est pas nécessairement entièrement négatif, mais le pendant de l'approche devrait être une indication d'une préoccupation pour un dialogue avec la population, à titre volontaire et donc de son propre chef, de la part de l'industrie.

Tous les domaines du développement industriel, souvent comportant des implications majeures au plan social et économique, méritent que les décideurs s'attardent à assurer une base d'appui dans la population. C’était l’objectif de l’UQCN en faisant la proposition de constituer des tables de concertation aux différentes associations industrielles.

  • Il y a beaucoup de mouvement au sein des multinationales de l'aluminium, avec une possibilité d'ajout de plusieurs nouvelles usines. Un tel développement comporte des incidences sur le plan énergétique qui ne devraient pas être laissées à des audiences ponctuelles portant sur chaque nouvelle usine à venir.
  • Le secteur pétrolier continue à être une cible privilégié pour que l’on puisse gérer adéquatement les émissions de gaz à effet de serre. Pour le moment, à l'exception de la province du Québec, l'ensemble du Canada fait preuve d'un manque d'initiative déroutant. Au Québec, il y a d'importantes démarches à entreprendre pour bien saisir les implications de la nouvelle politique du gouvernement en relations avec les changements climatiques, et pour voir les orientations du secteur pétrolier et du secteur des transports.
  • L'industrie chimique reste toujours sous surveillance par la population, qui est plus ou moins consciente de l'importance de ce secteur en termes d'impacts environnementaux potentiels ou réels.
  • Finalement, l'industrie minière constitue toujours un secteur à impacts régionaux importants mais dont les incidences à l'échelle provinciale sont à déterminer en matière d'environnement. Comme pour la plupart des autres secteurs, il s'agit d'une industrie qui dépend de l'exploitation et de la consommation de ressources non renouvelables et dont l'extraction est souvent énergivore, comportant donc elle aussi des incidences sur le développement énergétique de la province.

Tout ce qu'implique le développement industriel dans ces secteurs reste actuellement sans beaucoup de «surveillance» de la part de l’ensemble de la population et des organismes comme l'UQCN. Bien que les projets industriels majeurs soient maintenant assujettis à la procédure d'évaluation environnementale et à la consultation publique, la participation à cet exercice par les groupes et le public est toujours exigeant, et reste une implication "à la pièce", sans vision d'ensemble.

Les réponses aux propositions de création de tables faites par l'UQCN, même s'il peut y avoir des alternatives, ne donnent pas de signe que le milieu industriel est intéressé. Devant le retrait de gouvernements et l'indifférence de l'industrie au dialogue, le danger de confrontation reste toujours présent. L'expérience dans le domaine de l'énergie depuis deux ans suggère que le dialogue peut aboutir à l'échec aussi, mais sans l'essayer il est clair que seules les alternatives restent. Un espoir demeure, soit une troisième "table ronde sur l'environnement et l'économie", qui s'appellera le Conseil québécois des partenaires du développement durable, issu d'Écosomet et qui cherche à naître actuellement. Il ne verra pas le jour si le secteur privé et le gouvernement provincial ne voient pas l'intérêt d'y investir temps et argent.

L'UQCN a été très active cette année. Il est important de souligner que l'UQCN a assumé un leadership au cours de l'année qui vient de se terminer, dans la formation ou la gestion de coalitions constituées d'organismes affiliés, mais également d’organisations indépendantes.

Peut-être la plus intéressante, mais également troublante, par ses implications, des actions de l'UQCN en 1996-1997 est celle portant sur le développement de l'industrie porcine dans la province. De nombreuses interventions, pendant longtemps posées dans l'absence de tout forum de dialogue avec les autres intervenants, ne peuvent être décrites que comme de la confrontation avec la Fédération des producteurs de porcs du Québec et avec l'Union des producteurs agricoles elle-même.

Ies suites des longs débats portant sur le développement agricole ont amené plusieurs organismes régionaux ou locaux à contacter l'UQCN pour du conseil, pour de l'aide, avec des propositions d'action concertée; le résultat était la formation du Groupe des sept (AQLPA, COSAPUE, CQDE, Greenpeace-Québec, Mouvement Vert Mauricie, RNCRE, UQCN). Ce regroupement ad hoc établissait un partenariat entre groupes aux intérêts diversifiés, avec des préoccupations différentes. Suite aux efforts, qui ont été vains, du Groupe des sept à amener les parties à un débat public sur la question, et devant le maintien de tendances de développement contraires à ces objectifs, le Groupe a élargi sa représentativité et porté plainte à la Commission de coopération environnementale de l'ALÉNA, dont le bureau est à Montréal, pour demander que la Commission vérifie la situation de l'agriculture au Canada, en plus spécifiquement au Québec, en rapport avec la réglementation en vigueur.

En contrepartie, devant les problèmes sociaux et environnementaux associés à l'extension des fermes porcines dans de nouvelles régions et aux odeurs et aux problèmes de pollution qui en découlaient, la FPPQ et l'UPA ont posé des gestes importants. La FPPQ a enclenché un plan agroenvironnemental dont les premiers résultats, de l'information de base qui manquait, seront connus au cours de l'hiver. L'UPA se propose de lancer un plan global environnemental pour tout le secteur. Dans les deux cas, l'UQCN s’est associé à la démarche des promoteurs des plans. Tout en étant critique face à ces démarches, l’objectif de son implication est que la confrontation abourisse à une réelle concertation

Dans le domaine de l'énérgie, les résultats de deux ans de consultation et d'élaboration de politiques semblent remis en cause par la diminution de la croissance de la demande pour l'énergie au Québec. Le moteur économique que constitue depuis vingt ans le développement hydroélectrique ne peut pas s'adapter facilement à une baisse de son marché, et tout semble mis en oeuvre pour développer des marchés à l'extérieur, pour permettre le maintien des programmes de construction à la base de l'apport économique traditionnel dans ce domaine.

L'UQCN s'est jointe à un regroupement de syndicats, de groupes de consommateurs et d'organismes environnementaux pour former la Coalition contre la dénationalisation de l’électricité. Un objectif prioritaire de la Coalition est de préparer les groupes membres pour des représentations auprès de la nouvelle Régie de l'énergie, qui a maintenant d'importantes responsabilités en ce qui a trait au développement du secteur énergétique de la province. L'UQCN siège à l'exécutif de la Coalition et a été identifiée comme le leader du secteur environnemental dans son travail de préparation pour témoigner devant la Régie.

 

Une mission à actualiser

Il y a deux ans, des changements aux règlements ont permis la constitution d'un conseil d'administration sans représentation directe de ces affiliés. Le but en était d'éviter de puiser dans les ressources des affiliés pour faire avancer les dossiers de l'UQCN elle-même; un pendant de la décision était un engagement à assurer des liens constants avec ces mêmes affiliés. Un geste concret en ce sens a été la relance du bulletin L'Union, que l'UQCN voudrait un outil de communication avec les affiliés, portant surtout sur les dossiers d'intérêt commun. Le choix du thème de la biodiversité pour le colloque 1997 jumelé à l'Assemblée annuelle cherche à offrir l'occasion à nombre de ces affiliés de s'associer à des discussions qui touchent directement leurs propres activités.

En effet, la situation qui définit la relation de l'organisme provincial avec ses organismes-membre peut paraître quelque peu étrange. La plupart des affiliés travaillent dans leur région, avec des dossiers importants à gérer, à régler; d'autres sont de niveau régional ou provincial, mais dans un secteur d'activités restreint. La très grande majorité d'entre eux visent en priorité des dossiers associés à la biodiversité.

L'UQCN, dans l'interprétation de sa mission, a toujours cherché à intervenir au niveau provincial en visant autant les activités de développement ayant potentiellement des impacts majeurs et répandus sur le territoire ou dans la société que les efforts visant à instaurer des régimes de protection de la biodiversité et de maintien des écosystèmes, constituant un cadre potentiel ou réel pour les efforts des affiliés "en région" ou "sectoriels".

Dans ces deux cas, l'UQCN travaille en concertation avec des groupes affiliés et avec des organismes indépendants qui partagent les mêmes objectifs de sa mission, soit de meilleures orientations de développement. Parallèlement, nous éprouvions des difficultés d'assurer des liens constants et solides avec le réseau d’affiliés qui l'appuie. Il s'agit d'un défi dont le manque de financement adéquat rend la tâche difficile.

Pour d'autres raisons, et en continuant une tendance en place depuis quelques années, les bénévoles de l'UQCN, soit des centaines de personnes possédant un potentiel d’expertise considérable, ont manqué d'encadrement. Les responsables des commissions, tous et toutes bénévoles, ont cherché à répondre à la demande en engageant les débats prioritaires, et en cours de route, ont mis l'accent sur le travail même. Le résultat aujourd'hui est que, faute de travail organisationnel et par conséquent faute de relève lors du départ de plusieurs administrateurs, l'UQCN vise un certain renouveau de ce coté-ci.

L’objectif numéro un de l'organisme pour l'année en cours est de rechercher le financement nécessaire pour assurer la présence de plusieurs permanents capables d'approfondir les dossiers identifiés comme prioritaires. L'expérience nous démontre les limites du bénévolat devant l'ampleur des engagements associés à la mission de notre organisme. Le caractère de ses interventions amène les administrateurs à voir un besoin de changements, pour éviter de perdre une de ses forces, soit son réseau d'affiliés et de bénévoles, dans la poursuite de sa mission.

En effet, beaucoup du temps des administrateurs et des permanents pendant l'année a été consacré à la gestion des affaires courantes de l’organisme. Le portrait du nouveau Conseil d'administration, par ailleurs, reflète cette expérience. En attendant l'arrivée de nouveaux permanents, possédant des expertises dans différents domaines, le Conseil d’administration réévaluera l’assignation de bénévoles comme responsables des Commissions de l’UQCN. L’expérience révèle que la tâche s'est averée tout simplement trop lourde. Comme président, avec l'aide des principaux responsables des dossiers, je convoquerai les bénévoles regroupés selon les commissions, dans un effort de redynamiser cet aspect des activités.

Pour la première fois depuis sa fondation, l'UQCN a mis en branle en 1996-1997 un processus de planification stratégique pour actualiser cette mission. Le but de l'exercice était double. D'une part, les difficultés de financement sont toujours présentes au sein de l'organisme et ont une influence importante sur sa capacité d'accomplir sa mission; elles constituent un frein à de nombreuses initiatives qui pourraient permettre son développement. D'autre part, la variété et la multiplicité de dossiers, de préoccupations et d'interventions suscitée par la volonté d'accomplir sa mission mérite réflexion, ceci pour s'assurer d'un appui de la base à ces activités et, selon les résultats, corriger le tir en établissant, le cas échéant, des priorités.

Le projet de plan stratégique est en cours de réalisation mais n'est pas prêt pour être soumis aux membres lors de cette assemblée générale annuelle. Il reste qu'une prochaine étape de l'exercice de réflexion devrait être de consulter les quelque 115 organismes affiliés à l'UQCN et les représentants de ses membres individuels. Dès que le Conseil d'administration aura adopté un projet de plan stratégique achevé, il est à prévoir qu'une assemblée spéciale sera convoqué, au cours des prochains mois

L'UQCN a donc du pain sur la planche pour l'année qui vient. Son succès dépendra en tout premier lieu d'un meilleur financement de ses activités. En plus du bénévolat, l'année qui se termine a fait l’objet d’une contribution importante de la part de tous les employés de l'UQCN que j’aimerais tout particulièrement remercier. En effet, le réel succès de nos efforts dépendra de la présence d'un réseau comme le nôtre, composé d'organismes et d'individus prêts à maintenir leur engagement pour un développement dans la province qui sera plus durable, un réseau qui continuera à porter pression sur, et à maintenir le dialogue avec, tous les agents de développement, que ce soit au plan social, économique ou politique

HARVEY MEAD

Président


monter RAPPORT DE LA DIRECTRICE ADMINISTRATIVE

 

Encore cette année, l’UQCN a réussi à équilibrer son budget. Mais avec un maigre surplus de 234$ sur un budget de près de un million de dollars, on ne peut qualifier la situation de confortable. Malgré tout, nous avons plusieurs raisons de nous réjouir. En effet, la situation difficile vécue tout au cours de l’année a forcé une prise de conscience dont les résultats laissent présager des jours meilleurs.

D’abord, la démarche de planification stratégique entamée ce printemps devrait permettre de cerner avec plus de précision nos cibles d’intervention et les moyens de les atteindre encore plus efficacement. Ensuite, cette démarche nous a conduits à préciser notre besoin d’un plan de développement qui élaborerait de nouvelles stratégies de financement, ce qui s’est traduit par la recherche de personnes compétentes et intéressées à nous aider dans ce domaine.

De plus, nous avons pu constater de façon très tangible, le dévouement et l’attachement des employés à l’organisme. En effet, l’effort monétaire consenti par l’ensemble des employés représente un montant substantiel qui a grandement contribué à ce que l’UQCN termine l’année la tête haute. L’ardeur au travail, la droiture et la générosité de ses employés sont à l’image de celles que déploient bénévolement les administrateurs de l’UQCN. Ce sont des actifs très précieux dont l’UQCN peut être fière.

Je termine avec une appréciation des vérificateurs comptables de l’organisme qui ont souligné la rigueur et l’intégrité avec lesquelles est administrée l’UQCN.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi nous sentons un climat d’optimisme et de solidarité dans les rangs de l’UQCN... .

 

DIANE PAGÉ

Directrice administrative


monter RAPPORT DU DIRECTEUR AUX PROGRAMMES

 

Encore cette année, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) a été active sur la scène environnementale québécoise. Toujours forte de sa représentativité et de sa crédibilité, l’UQCN a participé à de nombreux événements importants et est intervenue sur plusieurs dossiers majeurs. Ces brefs propos se veulent la synthèse de ce que vous retrouverez détaillé dans le rapport des Commissions de ce présent rapport annuel.

Le congrès mondial de l’UICN, qui se déroulait l’automne dernier à Montréal, a été l’occasion pour l’UQCN de réitérer, avec d’autres groupes environnementaux, l’importance de privilégier l’efficacité énergétique comme alternative à la production traditionnelle d’énergie. Cet événement fut également l’occasion du lancement de L’ÉcoRoute de l’information qui, sous l’égide de l’UQCN, assure une place cinq étoiles à l’environnement québécois sur internet. À titre de partenaire, l’UQCN s’est jointe au Réseau d’observation active de la Biosphère en mettant sur pied le Forum québécois de l’environnement sur L’ÉcoRoute, qui permet aux internautes de commenter l’actualité environnementale et d’échanger sur les enjeux environnementaux québécois.

Un autre événement majeur auquel l’UQCN a assisté, sans y participer, a été le Sommet sur l’économie et l’emploi. Alors que pendant des années, le gouvernement et ses ministères se sont faits les chantres du développement durable, le Sommet a été un rendez-vous manqué où l’environnement a été évacué du débat. Pourtant, les sujets abordés à cette occasion, tels que l’énergie, l’agriculture, la déréglementation, auraient mérité que l’aspect environnemental soit pris en considération.

Divers dossiers ont retenu l’attention de l’UQCN au cours de l’année; l’adoption d’une loi sur les véhicules hors route a fait l’objet d’interventions en Commission parlementaire, afin de bonifier cette législation au plan environnemental. Complémentaire à cette intervention, une campagne de sensibilisation s’adressant aux utilisateurs de VTT a été mise sur pied. La campagne Attention! Milieux fragiles a pour objectif d’identifier et de valoriser les milieux naturels fragiles susceptibles d’être affectés par la circulation intensive de ces véhicules. Au chapitre des parcs et des aires protégés, l’UQCN a lancé la Charte québécoise des sites naturels que sont invités à signer ceux et celles qui veulent exprimer leur volonté qu’une plus grande proportion de notre territoire soit protégée.

Évidemment, le dossier de la pollution agricole a accaparé les énergies de l’organisme devant les représentations que l’UPA a mené en regard de l’adoption, par le gouvernement, du «droit de produire« et de la réglementation contre la pollution d’origine agricole. Notre participation à la Commission parlementaire et nos sorties publiques ont bien faiblement fait contrepoids au lobby agricole. Un dossier à suivre.

Autre intervention d’importance de l’UQCN au cours de l’année a été sa participation à l’assemblée annuelle de l’association des industries forestières du Québec. Notre président, tout en soulignant les efforts de l’industrie des pâtes et papiers à se conformer à la réglementation environnementale, indiquait clairement, à cette occasion, que le prochain défi environnemental de l’industrie serait sa façon d’exploiter la forêt.

Ceci n’est qu’un bref aperçu de l’ensemble des actions engagées ou réalisées au cours de l’année écoulée. Ces actions ne seraient pas possibles sans la contribution inconditionnelle des femmes et des hommes qui croient au futur de la planète et à la contribution de l’UQCN au débat entourant les enjeux environnementaux de notre société.

Cet engagement est une ressource essentielle au fonctionnement et à l’atteinte des objectifs de conservation et de protection de notre organisme. L’action de l’UQCN repose sur cet engagement, appuyée par l’équipe de permanents, et en collaboration avec les autres groupes environnementaux, afin d’affirmer concrètement le «penser globalement, agir localement» de l’organisme.

 

DENIS BERGERON

Directeur aux programmes


 

monter SOMMAIRES DES ACTIVITÉS 1996-1997

 

monter RAPPORT DES COMMISSIONS

monter Commission Affaires internationales

Le développement des groupes honduriens parrainés par l'UQCN ainsi que l'évolution du projet en marche depuis 1993 ont permis d'obtenir le financement pour une troisième phase des activités sur la côte nord du Honduras. Cette phase vise à jeter les bases de circuits d'écotourisme qui permettraient de mettre en valeur les 11 aires protégées qui constituent les cibles de protection du projet. Parmi ceux-ci se trouvent un récif de renommée mondiale, plusieurs grands parcs nationaux et des réserves fauniques.

Ce projet est financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le cadre d'un programme visant à impliquer des organismes canadiens dans des activités outre-mer. En raison de son expérience dans le projet hondurien, l'UQCN a été choisie, avec dix autres ONG à travers le Canada, pour une analyse organisationnelle. Le but de l'exercice était de promouvoir ces organismes à un statut de «financement par programme», ce qui augmenterait le financement possible pour des projets tout en lui donnant une meilleure capacité de gestion: ce statut permet de planifier des projets sur une base triennale plutôt qu'annuelle, comme c'est actuellement le cas. L'UQCN attend la décision de l'ACDI, qui dépend à son tour des résultats de l'année 1996-1997.

Sachant que le projet au Honduras prendra fin en décembre 1997, ou à la limite continué pour une seule autre année en 1998, l'UQCN a soumis en août un projet visant à explorer le potentiel d'un projet à Madagascar. L'énorme biodiversité de cette île-continent de 1400 kilomètres de longueur du nord au sud constitue le pôle d'intérêt du pays pour l'UQCN. Le projet viserait à appliquer les connaissances acquises au Honduras à de nouveaux défis, associés à la protection d'un secteur de la côte nord-est encore intact et à un développement à échelle humaine des communautés locales de la région.

Depuis ses origines, comme son nom l'atteste, l'UQCN s'associe à l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), maintenant l'Union mondiale pour la nature. Antérieurement, l'UQCN a participé à la promotion du Canada comme hôte de son Congrès triennal de 1997. L'événement a eu lieu en octobre, à Montréal, et a reçu plus de 2000 participants. L'UQCN a participé aux préparatifs surtout via le Comité canadien de l'UICN, qui a coordonné les activités canadiennes associées au Congrès; Gérard Szaraz, vice-président de l'UQCN aux affaires internationales, a représenté l'organisme au Congrès même. Les retombées de la tenue du Congrès sont difficiles à cerner avec précision, mais des contacts ont été établis.

 

monter Commission Affaires juridiques

Cette commission assure une collaboration suivie entre le Centre québécois du droit de l’environnement et l’UQCN. Cette collaboration s’est pratiquée dans le cadre de l’Assemblée permanente Environnement et Faune, du comité-aviseur MEF-industries et, dans le dossier agricole, dans le cadre des actions entreprises au sein de la coalition de groupes environnementaux dit «Groupe des sept».

Le dépôt d’une communication à la Commission de coopération environnementale au sujet de la non-application de la réglementation environnementale dans le secteur agricole a été le geste majeur au plan juridico-environnemental au cours de l’année. L’UQCN assure le suivi de cette démarche avec les autres groupes concernés.

À la suite du démantèlement du contentieux du MEF par le gouvernement, la mise sur pied d’un Comité sur l’allégement réglementaire, sous la responsabilité du Conseil exécutif, a retenu l’attention de la Commission Affaires juridiques de l’UQCN.

L’intention ministérielle de rationalisation de la procédure d’évaluation et d’autorisation des projets, ainsi que l’allégement réglementaire seront les deux principaux sujets qui feront maintenant l’objet des travaux de la Commission.

 

monter Commission Agriculture

Le dossier agricole a particulièrement accaparé les énergies et les ressources de l’UQCN au cours de la dernière année.

Après le retrait de la Table de concertation sur le projet de règlement sur le contrôle de la pollution d’origine agricole du MEF, dont l’UPA avait renié le consensus, les actions du Groupe des sept, composé de l’AQLPA, le COSAPUE, du CQDE, de Greenpeace-Québec, du Mouvement Vert Mauricie, du RNCRE et de l’UQCN, ont portés sur la demande d’un moratoire et d’un débat public sur le développement de la production porcine au Québec, du dépôt d’une demande auprès du Protecteur du citoyen pour que soit analysé le versement des 100 millions $ versés en trop en assurance stabilisation aux producteurs porcins et du dépôt d’une communication à la Commission de coopération environnementale de l’ALÉNA portant sur la non-application de la réglementation environnementale dans le secteur agricole.

Les orientations en matière de bruits, de poussières et d’odeurs du gouvernement ont donné un prétexte à l’UPA pour faire pression auprès du gouvernement et de manifester devant le parlement afin de réclamer le «droit de produire» qui consacre un statut juridique particulier aux agriculteurs.

L’UQCN a participé à la Commission parlementaire portant sur les orientations en matière de bruits, de poussières et d’odeurs, en faisant valoir que la dévolution de ces responsabilités aux municipalités ne résoudrait pas le problème de cohabitation en regard de l’implantation de productions porcines et a réitéré sa demande de moratoire et de consultation publique portant sur cette production.

Parallèlement, l’UQCN, avec Greenpeace-Québec et le RNCRE, tenaient un point de presse en marge de la manifestation de l’UPA, afin d’inciter le gouvernement à ne pas céder devant l’intimidation de l’UPA.

En terme de suivi, la demande de moratoire et de consultation publique sur le développement de la production porcine au Québec a été écarté par le gouvernement. La demande d’analyse auprès du Protecteur du citoyen de même que la démarche engagée devant la Commission de coopération environnementale suivent leurs cours et demanderont une attention particulière de la part de notre organisme prochainement.

En contrepartie, la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) et l’UPA ce sont engagés dans la réalisation de plan agroenvironnemental. L’UQCN participe au comité de suivi du Plan de la FPPQ et y fait valoir l’importance de considérer les aspects sociaux reliés au développement de l’industrie porcine et tente de démontrer aux participants l’intérêt à ce que le développement de l’industrie et les projets d’implantation fassent l’objet d’une consultation publique.

L’UQCN a renouvelé son adhésion à Solidarité rurale et y assure sa présence afin de faire part de ses actions dans le dossier agroenvironnemental et ses réflexions sur la cohabitation harmonieuse en milieu rural. L’UQCN a participé à la Conférence annuelle de l’organisme en début d’année. Le délégué de l’UQCN siège sur deux comités: le Comité de formation et celui appelé «Le Groupe de travail sur l’agriculture en milieu rural» où sont débattus les enjeux de l’industrialisation de l’agriculture et la viabilité de la ferme familiale.

 

monter Commission Faune et Biodiversité

Dans le cadre de l’adoption de la Loi sur les véhicules hors route, l’UQCN s’est présentée en commission parlementaire afin que la loi protège explicitement les milieux fragiles. Toutefois, la loi adopté en’interdit pas la circulation de VHR dans les milieux fragiles. Tout au plus, elle permet aux municipalités de réglementer l’utilisation de ces véhicules et exclut les véhicules routiers à quatre roues motrices (4X4) de son application.

Afin de suppléer à cette faiblesse, l’UQCN a mis sur pied une campagne de sensibilisation et d’information auprès des utilisateurs. Attention! Milieux fragiles! qui a pour objectif d’identifier et de valoriser les milieux naturels fragiles susceptibles d’être affectés par la circulation de ces véhicules. La Fondation de la Faune du Québec, Habitat faunique Canada, le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, Transport Québec, Ressources naturelles Québec et l’Association des industries forestières du Québec se sont associés à la campagne. Déjà, plus de 40 000 dépliants sont diffusés par plusieurs organismes à la grandeur du Québec. D’autres actions seront engagées au cours des prochains mois.

L’UQCN et la Fondation pour la sauvegarde des espèces menacées (FOSEM) présentaient conjointement, en décembre 1996, un mémoire portant sur le projet de Loi concernant la protection des espèces en péril au Canada devant le Comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes, à Ottawa.

Dans leur mémoire, l’UQCN et la FOSEM exprimaient leur avis au sujet de la valeur des espèces sauvages sous toutes leurs formes, les engagements internationaux du Canada pour les protéger et le partage des compétences des différents paliers de gouvernements à ce sujet.

L’élaboration et la mise en oeuvre des mesures de protection des espèces sauvages doivent ce faire par l’imposition de mesures obligatoires aux ministres responsables de l’application de la loi et l’incertitude scientifique ou les intérêts politiques ne doivent pas retarder ou diminuer les efforts de protection.

D’autre part, l’UQCN a mis un terme à sa participation à la Coalition canadienne sur les espèces menacées. Des divergences de priorités en regard des orientations des législations, aussi bien au fédéral qu’au provincial, de même que la somme de travail qu’exigeait notre participation, en fonction du gain anticipé quant aux objectifs de protection des espèces motive notre désistement.

Issue des nouvelles orientations de la Fondation de la Faune du Québec quant à la promotion de la biodiversité québécoise, l’UQCN et la FFQ ont conclu une entente de partenariat afin de faire la promotion de la diversité biologique. Diverses actions d’information et de sensibilisation sur ce sujet sont en cours de réalisation notamment, via Franc-Vert et l’ÉcoRoute de l’information.

 

monter Commission Énergie

L’année fut marquée par le dépôt par le gouvernement du Québec de sa nouvelle politique énergétique, par la création de la Régie de l’énergie et par la mise sur pied de l’Agence de l’efficacité énergétique.

En novembre 1996, l’UQCN se présentait devant la Commission de l’économie et du travail qui étudiait le projet de loi 50, Loi sur la régie de l’énergie. À cette occasion, l’UQCN faisait part de sa préoccupation concernant la vision du développement durable et de l’efficacité énergétique véhiculée dans le projet de loi et la nouvelle politique. L’UQCN relevait le fait que le MRN présente une hausse importante de l’usage d’énergie ( 22% de 1994 à 2011) comme ne posant pas de problème insoluble et était en elle-même entièrement compatible avec le développement durable. Or, tous les modèles qui se disent du développement durable préconisent une baisse de l’usage d’énergie.

D’autre part, le monde de l’assurance presse les pays avancés d’adopter un principe de prudence devant la possibilité que la simple poursuite des tendances actuelles de l’usage d’énergie conduise le monde dans une impasse énergétique. L’UQCN croit qu’il est urgent que le Québec se mobilise dans l’élaboration d’un Plan de contingence qui permettrait de rencontrer les exigences d’une baisse de l’usage d’énergie allant jusqu’à 60% d’ici 50 ans si le scénario pessimiste se réaliserait. Il serait imprudent de s’engager dans la déréglementation des marchés de l’électricité sans cette référence à un contexte plus large.

Depuis cette Commission, certains volets du mandat de la Régie ont été mis en vigueur par le gouvernement, mais pas ceux lui donnant la responsabilité d’encadrer Hydro-Québec et L’Agence sur l’efficacité énergétique est en gestation.

Devant l’absence de forum pour débattre du devenir énergétique au Québec, l’UQCN s’est joints à la Coalition contre la dénationalisation de l’électricité et participe à son comité directeur. Cette coalition regroupe, entre autre, toute les grandes centrales syndicales (CSN, FTQ, UPA, CEQ), les associations de consommateurs (FNACQ, Option-consommateurs), et de nombreux groupes environnementaux dont Greenpeace, le Mouvement au Courant, Environnement Jeunesse, les «Amis de la Terre, le RQGE, le GIRAM, les amis de la vallée du Saint-Laurent, ainsi que des groupes à vocation récréo-touristique dont la Fédération québécoise de canot-camping et l’Association récréative de kayak d’eau vive du Québec.

L’objectif de cette coalition est d’obtenir un moratoire sur le processus de restructuration du marché de l’électricité au Québec et du virage commercial d’Hydro-Québec afin de tenir un vaste débat public sur la question.

Dans le cadre des actions menés par l’UQCN en support à la Coalition mentionnons son implication dans le dossier de la production privé d’électricité des Chutes-de-la-Chaudière et la manifestation de la Fédération de canot-camping du Québec contre l’implantation de petites centrales sur les rivières du Québec.

Complémentaire à ses actions, l’UQCN s’est engagé dans la réalisation d’une conférence spécialisée sur le rôle des concepts avancés en efficacité énergétique dans le développement durable, conférence qui s’est déroulé au cours de l’automne 1997.

Le dossier de production d’éthanol à partir de maïs-grain a fait également l’objet d’interventions de la part de l’UQCN.

 

monter Commission Forêt

Ce dossier a été marqué par la participation de l’UQCN à la conférence de presse de l’Association des industries forestières du Québec qui clôturait son assemblée générale, en février dernier. Lors de cette conférence, l’UQCN, par son président, a mis en relief que la performance touchant la réduction des rejets polluants de l’industrie papetière québécoise fait la démonstration de la pertinence d’une réglementation qui fixe des objectifs environnementaux dont les résultats sont tangibles, crédibles, quantifiables et difficilement contestables. On y a également soutenu que la gestion durable des forêts est encore loin d’être atteinte et que l’UQCN est de ceux qui continuera à réclamer la participation large du public dans la définition d’un aménagement durable de la forêt québécoise.

Au sujet de la proposition faite conjointement à l’Association des industries forestières du Québec (AIFQ) et à l’Association des manufacturiers de bois de sciages (AMBSQ) pour la mise sur pied d’une Table de concertation sur le développement forestier dont la certification serait l’un des mandats, cette proposition n’a malheureusement pas été considérée et retenue par les associations concernées. Pour l’UQCN, cela confirme l’appréhension exprimée publiquement de devoir à nouveau s’engager dans la voie de la confrontation afin d’infléchir les forestiers et le gouvernement vers une exploitation durable de la forêt.

Les membres de la Commission forêt se sont mobilisés et ont identifié ce que seront les enjeux stratégiques, notamment la protection de la forêt boréale, au cours de la prochaine année.

 

monter Commission Gestion des Déchets

La Commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement portant sur la gestion des matières résiduelles au Québec à remis son rapport au ministre de l’Environnement et de la Faune du Québec qui l’a rendu public au début de l’année. La Commission y retenait l’une des principales recommandations de l’UQCN, soit la gestion indépendante des matières organiques et recyclables, afin d’améliorer le potentiel des volumes à recycler et à composter.

La nouvelle politique sur la gestion des matières résiduelles se fait attendre alors qu’elle est encore en gestation au ministère de l’Environnement et de la Faune.

L’UQCN a participé aux travaux de la Table de concertation du MEF sur la gestion des peintures post-consommation et des représentations ont été faites au sujet du règlement sur la cotisation des entreprises productrices de biens à courte vie.

L’UQCN a également contribué aux travaux de la Table de concertation de Recyc-Québec sur le compostage et celle sur les ressourceries de même qu’à ceux du jury du prix Phénix de la collecte sélective.

 

monter Commission Industries et technologies

Les travaux du Comité MEF-Industries, de l’initiative du MEF et qui vise à faire le suivi des expériences pilotes dans les secteurs industriels, s’étiolent. Les rencontres s’espacent et l’UQCN remet sérieusement en question la raison d’être de cet exercice ainsi que sa participation.

La soumission des projets industriels majeurs à la procédure d’évaluation environnementale et d’audience publique a amené deux projets d’envergure à la consultation publique par le Bureau d’audience publiques sur l’environnement; le projet d’aluminerie d’Alma par Alcan et le projet de production de magnésium par la compagnie Magnola, à Asbestos.

La consultation du projet d’aluminerie d’Alma par Alcan s’est déroulée dans un contexte très particulier, en plein été, au pas de course et de façon quasi militaire. L’enjeu était, pour le gouvernement, de démontrer la faisabilité de l’autorisation d’un tel projet dans un délai de 15 mois, de l’émission de la directive à la décision du Conseil des ministres.

L’UQCN s’est présentée à la première partie des audiences et est intervenue afin de mettre en relief la gestion des résidus de brasques, considérés comme déchets dangereux, et dont l’industrie n’a aucun moyen de disposer de façon sécuritaire.

Le projet de production de magnésium par la compagnie Magnola, à Asbestos, a fait l’objet d’une demande d’audience publique par l’UQCN. Celle-ci était motivée par la génération d’organochlorés dans le procédé et l’émission substantielle de gaz à effet de serre.

Les personnes-ressources de cette Commission ont assuré la représentation de l’UQCn au sein du Comité consultatif St-Laurent Vision 2000.

 

monter Commission Parcs et Sites protégés

Àl’automne 1996, l’UQCN lançait, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) la Charte québécoise des sites naturels. Cette Charte se veut un outil de promotion et d’appui pour qu’une plus grande proportion du territoire soit protégé pour les générations futures. La Charte fait partie intégrante du projet conjoint UQCN-WWF d’inventaire et de cartographie de sites ayant un potentiel de conservation qui se concrétise et qui résultera prochainement par l’édition d’une carte identifiant des sites d’intérêt.

Au cours de l’année, l’UQCN a participé aux réunions du comité de liaison avec le gouvernement sur les parcs et aires protégées et a suivi avec attention la valse-hésitation du MEF portant sur l’impartition de la gestion des parcs québécois. D’ailleurs, l’UQCN attend toujours la suite qui sera donnée au rapport du Comité sur la relance des parcs qui devrait influer sur les orientations de gestions futures et assurer la consolidation et l’expansion du réseau .

 

monter Commission Aménagement et Urbanisme

Cette nouvelle Commission est intervenue sur le projet de fermeture de la gare de Lévis et l’enlèvement des voies ferrées sur la rive-sud de Québec. Cette intervention de l’UQCN s’est faite dans le cadre de la Coalition pour l’utilisation accrue du rail, qui a agi comme porte-parole lors des audiences publiques sur le sujet organisés par le député fédéral de Lévis.

L’UQCN a également participé au comité aviseur de la Ville de Québec sur l’élaboration de la Politique de l’environnement de la ville. Composé de 12 personnes, ce comité s’est réuni régulièrement au cours du printemps dernier. À ce jour, la révision du projet de politique est toujours en cours et une réunion servant à présenter le bilan du processus de consultation aux membres du Comité aviseur devrait avoir lieu avant la fin de l’année 1997.

 

monter Dossier de l’eau

Le gouvernement du Québec s’est littéralement engouffré dans le dossier de la gestion de l’eau, ces derniers mois. D’une simple politique sur la gestion de l’eau souterraine qui émergeait du MEF le printemps dernier, l’exécutif gouvernemental s’est emparé de ce dossier devant les intentions exprimés par les promoteurs, suite au Sommet socio-économique. Privatisation des réseaux municipaux, exploitation de l’eau souterraine, exportation de l’eau de surface. De porteur d’eau, nous sommes passés, en quelques mois, à «des arabes de l’eau».

Sérieusement, ce dossier fort complexe a polarisé et cristallisé la population très rapidement, notamment les citoyens des petites municipalités aux prises avec des projets d’exploitation d’eau souterraine de promoteurs fort agressifs. Ces projets ont fait l’objet de débats controversés, sans véritable information objective, sans encadrement impartial, permettant aux citoyens concernés de faire la part des choses sur une base rationnelle.

D’autres enjeux sont soulevés par ce dossier. Dans le contexte financier actuel des municipalités au Québec, dans quelle mesure celle-ci n’envisage-t-elle pas sérieusement l’impartition au privé de ses services d’aqueduc? Ce service est-il considéré essentiel pour le citoyen?

En ce qui a trait à l’exploitation à grande échelle de l’eau de surface pour l’exportation, y-a-t-il des impacts environnementaux à ce type d’exploitation?

Plusieurs questions, plusieurs intérêts, peu de réponses et le symposium annoncé par le gouvernement ne pourra vraisemblablement pas répondre à toutes.

 

monter Dossier Changements climatiques

En 1996-1997, l'UQCN a été représentée lors de diverses activités organisées par le Comité canadien de coordination des questions atmosphériques (CNCQA - mieux connu sous le vocable anglais «NAICC». Le CNCQA relève du Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME) et du Conseil canadien des ministres de l'Énergie (CME). Richard Gendron représente l'UQCN au sein du Comité aviseur du CNCQA. Trois autres représentants de groupes environnementaux canadiens ainsi que des représentants de secteurs industriels (automobile, électricité, pétrole) siègent également sur ce Comité aviseur.

Malheureusement, sur le plan politique, les questions atmosphériques cheminent lentement - ou régressent carrément. Il y a une évolution au niveau de la lutte au smog, mais aucun progrès sur la question des précipitations acides et un net recul au niveau des politiques devant restreindre les émissions de gaz à effet de serre.

L'UQCN est devenue partenaire du projet-pilote « Un air d'avenir » mis de l'avant par l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et qui vise à préparer le terrain pour un programme permanent d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles à travers le Québec.

En juin 1997, l'UQCN a organisé, conjointement avec l'AQLPA et le Comité de

santé environnementale du Québec, un « MOIS D'ACTION POUR UNE ATMOSPHÈRE EN SANTÉ ». On a tenu quelques sessions d'information sur le thème de la pollution atmosphérique. Près d'un millier d'affiches ont été distribuées, notamment dans le milieu de la santé (CLSC etc.) grâce à la collaboration de plusieurs départements de santé communautaire.

Des « capsules » dans Nouvelles CSN et dans BISE (le Bulletin d'information en santé environnementale du Québec) ont également permis de rejoindre des milliers de personnes. Un encart spécial a été publié dans Franc-Vert et des copies supplémentaires ont été distribuées lors d'occasions diverses - dont plusieurs cliniques volontaires d'inspection des véhicules automobiles tenues dans le cadre du projet « Un air d'avenir ».

Dans le cadre du « MOIS D'ACTION POUR UNE ATMOSPHÈRE EN SANTÉ », on a invité la population à souligner de façon plus particulière la journée du 5 juin, journée mondiale de l'environnement (par décret des Nations unies). Le thème de cette journée était : Le 5 juin, c'est « Congé d'émissions » : On laisse nos autos à la maison !! Le mois de juin est une période propice pour inviter les gens à poser des gestes concrets au niveau du transport. C’est en effet en juin qu’apparaît, dans les milieux urbains, le phénomène du smog causé par les interactions complexes entre les émissions des véhicules à moteur et le rayonnement solaire.

Depuis juin, 330 affiches installées à l'intérieur d'autobus urbains - plus de 100 affiches seulement à Sherbrooke - véhiculent le message « C'EST LE TEMPS D'AGIR POUR UNE ATMOSPHÈRE EN SANTÉ ». Théoriquement, des centaines de milliers de personnes ont pu lire ce message, et on peut affirmer sans l'ombre d'un doute que plusieurs dizaines de milliers de personnes l'ont lu. Ces affiches sensibilisent les utilisateurs du transport en commun à la problématique de la pollution atmosphérique. On y retrouve également l'adresse électronique du site Internet de l'UQCN: « http://uqcn.qc.ca/atmosphere/ ».

De toute évidence, il faudra continuer à inciter les gens à « utiliser le vélo, le transport en commun ou le covoiturage». L'UQCN compte donc participer à nouveau, en juin 1998, à une campagne visant à inviter les gens à laisser leurs automobiles à la maison. Il est également question d'activités spéciales en juin - incluant d'autres cliniques d'inspection des véhicules automobiles dans le cadre du projet «Un air d'avenir».

 

monter Comité Stratégie Saint-Laurent

Stratégies Saint-Laurent (SSL) a entamé sa dixième année d'activité en même temps que s'achève la phase 2 du Plan d'action Saint-Laurent (PASL). Son conseil d'administration est composé des 10 Comités ZIP existants (Saguenay, Baie-des-Chaleurs, Haut-Saint-Laurent, Québec, Baie-Comeau, Lac Saint-Pierre, Est de Montréal, Alma-Jonquière, Côte-Nord-du-Golfe et Ville-Marie), de cinq groupes environnementaux, (UQCN, CAPE, SVP, CRE Saguenay-Lac-Saint-Jean et GLU). Sept autres groupes, surtout environnementaux, sont membres de SSL.

L'année écoulée a vu le démarrage de la ZIP de la Côte-Nord, le redémarrage de la ZIP Lac-Saint-Pierre, la consultation publique sur trois bilans santé et environnementaux et la validation de quatre opérations d'élaboration de Plan d'amélioration et de restauration de l'environnement (PARE).

SSL a surtout accentué son rôle de coordination du volet interaction communautaire en développant des outils destinés à améliorer le fonctionnement des comités ZIP (guide de préparation des consultations publiques, guide sur l'élaboration des PARE), en assurant une collaboration avec ses partenaires (Réseau d'observation active de la Biosphère, siège sur le CA de Great Lakes United, siège sur le Comité consultatif sur les déversements pétroliers, siège sur le Comité consultatif SLV2000, Comité sur les sédiments contaminés du Lac Saint-Pierre).

À l'approche de l'échéance de la phase 2 du PASL, SSL s'est activée, depuis janvier 1997 à développer ses orientations pour faire face à la situation et aborder les discussions avec ses partenaires gouvernementaux avec une position claire sur les principaux enjeux :

Rôle de Statégies Saint-Laurent

Poursuite du développement du programme ZIP

Financement des comités ZIP par les gouvernements

Financement des PARE par la mise en place d'une fondation

SSL et la gestion de l'eau au Québec

Les orientations du PASL, phase 3

 


monter RAPPORT D'ACTIVITÉS
Franc-Vert

 

Cette année, les nouvelles financières sont excellentes, du côté de Franc-Vert. Un grand effort de toute l’équipe a permis de réaliser un surplus budgétaire de quelque 10 000 $, ce qui nous rend optimiste pour l’avenir.

Au cours de la période septembre 1996-août 1997, six numéros de Franc-Vert ont été publiés. Le premier a été non seulement distribué en kiosque et aux abonnés mais, en plus, remis à tous les participants à un colloque d’entomologistes amateurs, le dossier principal relatant l’organisation du concours de l’insecte-emblème du Québec. Après un numéro de décembre-janvier consacré aux usages environnementaux de la télédétection, nous avons produit un numéro d’hiver où la nouvelle route vers Natashquan et l’ours blanc tenaient la vedette.

Le printemps ramenait ensuite les oies blanches... dans Franc-Vert. Puis venait notre numéro spécial Écotourisme et fleuve présentant un répertoire de 200 activités écotouristiques liées au Saint-Laurent. Ce guide de vacances a été en partie financé par la compagnie Noranda qui l’a aussi distribué à ses employés. Finalement, paraissait le numéro annuellement consacré aux photos gagnantes du concours La nature du Québec en images.

À ce contenu rédactionnel régulier, s’ajoutaient de nombreux encarts produits pour des clients qui poursuivent une mission apparentée à celle de Franc-Vert: le Fonds mondial pour la nature (WWF), la Fondation de la faune du Québec, Santé et Environnement Canada. À ces trois brochures totalisant 28 pages encartées dans Franc-Vert, s’ajoute un bulletin en anglais réalisé pour le WWF et destiné au Manitoba. Finalement, un encart (campagne Un air d’avenir) et deux dossiers spéciaux ont été produits en collaboration avec l’UQCN.

C’est en bonne partie cette abondante production qui nous a permis de dégager un surplus budgétaire. Celui-ci est également attribuable à une performance-record dans la vente de publicité et aux commandites d’abonnements à des écoles.

Par ailleurs, plusieurs gestes ont été posés afin de mieux faire connaître le magazine. En plus de chercher de nouveaux membres-abonnés en participant aux campagnes de recrutement de Rabais-Campus et de Québec Loisirs, nous avons relancé nos anciens abonnés par téléphone en octobre et par lettre en décembre. Nous avons également accentué nos efforts de promotion lors de la sortie du numéro spécial Écotourisme et fleuve: affiches dans les points de vente, plusieurs articles et entrevues radiophoniques, de même que la présence de notre journaliste à l’émission de télé Salut-Bonjour.

 

LOUISE DESAUTELS

Directrice et rédactrice en chef

 


monter 11e Concours de photo
«La nature du Québec en images»

 

Le concours de photo La nature du Québec en images est un des principaux outils de marketing de l’UQCN-Franc-Vert . Depuis 11 ans, son objectif est de privilégier l’art photographique comme moyen d’éducation relative à l’environnement et de sensibilisation à la conservation de la nature. L’UQCN-Franc-Vert a pu compter de nouveau sur Hydro-Québec comme commanditaire de prestige ainsi que sur l’implication de d’autres commanditaires.

La cuvée des photos gagnantes a hautement charmé le public et plusieurs photographes professionnels nous ont confié que la cuvée 1997 était la plus belle que le concours n’ait jamais connue! Comme le veut la tradition, les photos gagnantes ainsi que leur texte accompagnateur ont été publiées dans l’édition août-septembre du magazine Franc-Vert, édition qui est la plus populaire de l’année. Ces textes sont toujours appréciés puisqu’ils informent agréablement les lecteurs sur les espèces et les écosystèmes illustrés.

Puis, 12 des 31 photos gagnantes ont été sélectionnées pour illustrer le calendrier La nature du Québec en images . Ce produit dérivé du concours est un autre outil de marketing fort populaire. Nous offrons ce calendrier en cadeau aux personnes qui s’abonnent pour deux ans . Une prime qui nous sert d’outil pour fidéliser nos lecteurs. Notons que ce calendrier ne pourrait être produit sans la participation de commanditaires.

En juillet dernier, nous avons organisé une cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours. Cet événement a eu lieu au Biodôme de Montréal en présence d’une centaine d’invités. Le diaporama des oeuvres était accompagné par une musique très spéciale qui a fait de cette présentation, un moment magique!

Cette année, aucune exposition n’ a été organisée étant donné le désistement d’un commanditaire important. En revanche, la demande pour les expositions antérieures a été très forte si bien que l’UQCN-Franc-Vert a pu rejoindre des milliers de gens pour livrer son message de conservation. L’exposition est allée notamment au parc national de la Mauricie, au parc du Mont-Orford, au parc Marie-Victorin de Kingsey Falls, au centre d’interprétation de la nature du Lac Boivin, au centre d’interprétation du patrimoine à Sorel, au centre des congrès de Québec, lors des Floralies, à l’hôtel de ville de Bécancour, à la Maison du Québec, à Saint-Malo, en France.

Par ailleurs, grâce au support du commanditaire de l’expo-rétrospective, Noranda, ces oeuvres ont été présentées au centre des congrès de Montréal, dans le cadre du congrès mondial de l’UICN.

 

HÉLÈNE SAVARD

Coordonnatrice du Concours photo

 


monter L’ÉcoRoute de l’information

 

L’ÉcoRoute de l'information est un site Internet conçu comme un salon permanent de l'environnement et du développement durable. Lancé par l'UQCN, le 15 octobre 1996, à l’occasion du congrès mondial de la conservation de l’UICN, le site se veut une référence essentielle et la principale plaque tournante de l'information en environnement au Québec sur Internet.

 À la fin de sa première année d’existence, le site réunit plus de 850 pages, plus de 800 illustrations et deux bases de données; le tout occupe environ 50 Megs. Ce corpus a été assemblé en partie grâce à la collaboration d’une vingtaine d’organismes environnementaux qui ont collaboré tantôt au contenu, tantôt à l’animation de l’une ou l’autre section du site.

La fréquentation du site a connu depuis ses débuts une croissance soutenue, sauf pendant les mois d’été, où cette fréquentation s’est stabilisée. Cette croissance a repris en automne, dépassant les 8 000 sessions utilisateur et atteignant 118 000 accès par mois.

 En 1998, nous verrons à compléter certaines sections de l’ÉcoRoute de l’information et nous expérimenterons un projet pilote qui vise à utiliser les ressources d’Internet pour optimiser le travail des réseaux de groupes environnementaux.

 


monter Le Service BRISE

 

Le Service BRISE est un service d’information téléphonique accessible aux citoyens du Québec via une ligne sans frais (1-800) et portant sur le thème de l’environnement et de la santé environnementale. À l’origine, deux agents d’information répondaient sur-le-champ aux demandeurs et constituaient des dossiers de contenu sur les thèmes en demande. L’expérience de l’année précédente ayant démontré la difficulté de faire financer ce service par les usagers, une nouvelle voie a été explorée: élaborer des fiches d’information orientés vers l’action du citoyen en prévention ou en résolution de situations problématiques en environnement et santé.

 Les sujets développés sont issus des préoccupations exprimées par la clientèle de BRISE et l’information est organisée pour orienter ou appuyer l’intervention du citoyen. Les premières fiches ont été élaborées dans le cadre du programme Saint-Laurent Vision 2000 et portent sur des enjeux liés aux plans d’eau. Une trentaine de fiches de vulgarisation portant sur les enjeux les plus demandés ont été produites cet été. Ces ressources continueront d’être diffusées via la ligne sans frais de BRISE mais au moyen d’un système automatisé de boîte vocale (maintenant dénommé "L’EnviroPhone").

 Le Service BRISE, dans sa version originale, a fait l’objet d’un rapport d’évaluation très détaillé par Marie Fortier, Pierre Joubert et Marie-Claude Messely du Centre de santé publique de Québec. Outre une description du Service, des demandes des usagers et des réponses fournies, le rapport précise en quoi cette ressource se distingue des autres services en environnement, spécifie ses effets et ses retombées possibles et vérifie si BRISE présente les conditions nécessaires pour atteindre ses objectifs et maintenir son action. Le tout forme un outil prospectif précieux pour ceux qui désireraient monter un service similaire ou s’inspirer de l’expérience de BRISE dans le domaine de la gestion et de la diffusion des l’information environnementale.

 Les fiches d’information et le rapport d’évaluation seront disponibles en 1998 sur le site Internet de l’UQCN (http://uqcn.qc.ca).

 


 monter Programme d’animation communautaire (PAC)

  

Le Programme d animation communautaire a été mis sur pied par Santé Canada et Environnement Canada. Il vise à contribuer au développement de communautés viables au Canada en augmentant la capacité des populations à prendre en charge leurs problèmes de santé et d environnement. Pour les y aider, le PAC tente d offrir un meilleur service aux gens en amenant les ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux, les administrations municipales, les associations et les ONG à coordonner leurs efforts en la matière.

 L UQCN a agi à titre de coordonateur du PAC pour le Québec en 1993, au moment de la phase pilote et lors de la deuxième phase de 1995 à 1997.

 Au cours de ces deux années, le PAC a rejoint plus de 45 communautés (municipalités ou villages) à travers des régions urbaines et rurales. Ces communautés ont réalisé plusieurs activités de sensibilisation, de formation et d information relatives à la santé et à l environnement.

 Voici trois exemples parmi les activités réalisées au cours de la dernière année:

  • Des ateliers d information à des familles désireuses de devenir des Éco-Foyers. À Saint-Pascal de Kamouraska, la COECOS a réussi à obtenir la participation de 90 % des personnes contactées. Plus de 100 familles ont participé à deux soirées d information et à un samedi d activités: Les thèmes: économies d énergie, déchets domestiques dangereux, qualité de l eau, etc. Ce projet a été réalisé par la Corporation environnementale de la Côte-du-Sud (COECOS).

  • À Jonquière une formation spécifique a été donnée à 37 étudiants du secondaire V et du collégial. Ces agents PAC allaient, par la suite, rencontrer les élèves du secondaire III. Ils les informaient des liens environnement-santé à l aide du matériel produit par le groupe dont le vidéo  «Chérie j ai réduit les vidanges». Un projet du Club Le Millezinc.

  • Dans la MRC de Pabok en Gaspésie, près de 10% de la population a répondu à une consultation sur l environnement et la santé. Une réussite d autant plus encourageante qu il y a justement beaucoup d amélioration à apporter en matière de santé et d environnement dans la région. Un projet réalisé par le Réseau Pabok de Villes et Villages en santé.

  •  

DIANE PAGÉ et PATRICIA GOULET

Coordonnatrices

 


monter PRINCIPAUX PARTENAIRES DE L’UQCN

  

monter Contributeurs institutionnels 1996-1997

Agence canadienne de développement international, Association des industries forestières du Québec, Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, Association minière du Québec, Emploi et Immigration Canada, Environnement Canada, Fondation pour la sauvegarde des espèces menacées, Fondation J.W. McConnell, Fondation de la faune du Québec, Fonds mondial pour la nature, Fonds de l’environnement Shell, Ministère des Finances, Ministère de l’Environnement et de la Faune, Ministère de la Main-d’Oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, Ministère du Revenu, Saint-Laurent Vision 2000, Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, Recyc-Québec et Santé Canada.

  

Commanditaires du Concours photo et du magazine Franc-Vert

Air Canada, Alcan, Association de l’industrie de l’aluminium, Association des industries forestières du Québec, Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, Association minière du Québec, Bell, Bushnell, La Famille Dufour, Fondation de la faune du Québec, Hydro-Québec, ICI Canada, Imprimerie Canada, Kodak, Genivar, Le Centre de conservation de la faune ailée de Montréal, Les Boutiques l’Aventurier, Lowepro, Nikon, Noranda, Manfrotto, Ministère des Ressources naturelles du Québec, Parc marin du Saguenay—Saint-Laurent, Pêches et Océans Canada, Petresa Canada, Publications du Québec, Pratt & Whitney Canada, Produits forestiers Alliance, QIT-Fer et Titane, Recyc-Québec, Tembec, Secrétariat au développement des régions, Sépaq, Soprema, Stablex, Union des producteurs agricoles et Université de Sherbrooke.

  

Commanditaires de l'ÉcoRoute de l’information

Fonds de l'autoroute de l'information du ministère de la Culture et des Communications du Québec, Association des biologistes du Québec (ABQ), Association québécoise de promotion de l'éducation relative à l'environnement (AQPERE), Biosphère, Ministère de l 'Environnement et de la Faune du Québec, Ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie du Québec, Ministère des Ressources naturelles, Musée canadien de la nature, Tourisme Québec, Les Publications du Québec.

  

monter Donateurs individuels et institutionnels 1996-1997

Mireille Abran, Flavie Achard, Daniel Adam, Charles Allain, Christiane Allard, Allo-Stop, Louis Amireault, Antoine Archambault, Sylvain Archambault, Henry Louis Arsenault, Sheila Arthur, Robert Ascah, Lise Aubut, Marie-Josée Auclair, Robert Auclair, Denis Auger, Esther Auger, Claudette Ayotte, Frédéric Back, Liliane Barabé, Alain Bardenet, Anne Bardou, Joseph Baril, Line Bariteau, René & Laurence Barraud, Josée Barrette, Louise Barry, Luc Barsalou, Monique Beauchemin, Serge Beaucher, Huguette Beauchesne, Mathieu Beaudin, Isabelle Beaudoin-Roy, Denise Beauregard, Yvonne Beauregard, Diane Beauséjour, Clarence Béchard, Andrée Bédard, Richard Bédard, Yves Bédard, Éric Bégin, Ella Bélair, René Béland, Angèle Bélanger, France Bélanger, Gérald Bélanger, Jacqueline Bélanger, Simonne Belisle, Émile Belleau, Monique Bellemarre, Johanne Bergeron, Laura Bergeron, Luc Bernier, Michèle Bertrand, Stéphane Bertrand, Alain Bilodeau, Angèle Bilodeau, Michel Biron, Gilles Bisson, Serge Bisson, Claudette Blais, Gertrude Blais, Christian Blanchette, Irène Bleton, Micheline Blondel, Claude Boileau, Yvette Boileau, Danielle Boily, Francine Boily, Normand Boissel, Claudette Boivin, Réjean Bonneau, Martine Borgia, Pierre Bornais, Gaétan Bouchard, Marial Bouchard, Stolan Bouchard, Francis Boucher, Yves Boudreault, Céline Bouffard, Monique Boulet, Normand Boulianne, Jean Boulva, Gérald Bourdages, Michel Bourget, Paul A. Boursier, Jean Boutet, Luc Bouthillier, André Boutin, Louis Boyer, Pierre Boyer, Lise Breton, Jacques Brodeur, Pierre Brun, Simonne Bruneau, Alain Brunet, Jean Brunet, Pauline Bujold, François Bundock, Pierre Buteau, Francis H. Cabot (Héritage Charlevoix inc.), Sylvie Cadieux, Heather Calhoun, Maurice Campeau, Marie-Claire Cantin, Marc Caouette, Denis Carignan, François Caron, Gilles Caron, Hilaire Caron, Pierre Caron, Raymond Caron (R.X. Construction inc.), Monique-H. Carrier, Martin Castonguay, Michelle Cavanna, Paul Émile Caya, André Chabot, Francine Chabot, Renée Chabot, Roland Chabot, Normand Chagnon, Dominic Champagne, Denise Chapdelaine, Anne-Marie Chapleau, Michelle Charbonneau, Michel Charlebois, Catherine Chartier, Yves Chartier, Claudette Chartrand, Jeannine Chaumien, Guy Chaussé, Élisabeth & Hervé Chénier, Jacques Chicoine, René Chouteau, Francis L. Chubb, Carole Clermont, J. Fraser Cliff, Lucile Clin-Kombul, Diane Cloutier, Georges Cloutier, Martine Cloutier, Annette Houle Collin, Marc Cossette, Isabelle Côté, Lucien Côté, Léonard Côté, Marc Côté, Nancy Côté, Paul Côté, Robert Côté, Sylvie Côté, Guylaine Cotnoir, Pierre Couillard, Mathilde Coulombe, Monique Courteau, Dany Couture, François Couture, Marcel Cusson, André Cyr, Carey James Czlonka, Stéphane Dagenais, François Dalpé, Marie Darquenne, Edward Darwall, Maurice Da Silva, Donald Dastous, E. Dauphin, France Dauphin, Berthe Decelles, Louis De Ernsted, Hervé De Fontenay, Yves De Grandpré, Marthe De Serres, Ghislaine Delisle, J-Jacques Delisle, Alice Demers, Gabriel Demers, Jean-Marie Demers, Mireille Demers, Bernard Denault, Véronique Derguy, Ghislaine Déry, Jean-Luc DesGranges, Renée Desautels, Yvon & Françoise Desautels, Johanne Deschamps, Lucie Deschênes, Paul Descoteaux, Nicole Desharnais, Gilles Desjardins, Jean Desjardins, Pierre Deslauriers, Gabrielle Desrochers, Gyslaine Desrosiers, Jean Désy, Denis Dion, Mario Dion, Martin Dion, Lucien Dionne, Normand Dionne, Claude Doré, Sylvie Doucet, Cécile Draguet, Gérard Drainville, Gonzague Drapeau, Nicole Dravigne, Mary Élizabeth Driscoll, René Drolet, Jacqueline B. Drouin, Nicole Drouin, Jean-Claude Dubé, Vincent Dubost, Gaston Duchemin, René Dufour, Camille Dufresne, Lucie Dufresne, Georges Dugal, Lorraine Duguay, Florent Dumais, Nelson Dumont, Anne-Marie Dumouchel, Louise Dumouchel, Sonia Dumoulin, Suzanne Dupuis, Louise M. Duquette, Émile Durocher, Francine Durocher, Murielle Dutil, Pearl Duval, Stephan Dyrda, Manuel Estivill, Réjeanne Rémillard Falaise, Normand Faubert, Omer Faubert, Pierre Faubert, Léo Faucher, Raphaël Jean Febbrari, Roger Ferland, Ferme Therroise enr., Daniel Ferron, Denise Fillion, Georgette Fleurent, Mireille Fleury, Georges Foisy, Fonds de bienfaisance Cies Molson, Fonds de solidarité FTQ, André Fontaine, Claire Forest, Lucie Forget, Michel Forté, Théo Fortier, Anita Fortin, Jean-Claude Fortin, Lyne Fortin, Michèle Fortin, Judith Fournier, Simone Fournier, Fernande Fragnier, Philippe Fragnier, Velma Franklin, Jacques Frechet, François Fréchette, Jocelyne Fredette, Jacques Frenette, Yves Gadbois, Angèle Gagné, François Gagné, Nathalie Gagné, Pierre Gagné, Denis Gagnon, Isabelle Gagnon, Jocelyn Gagnon, Marie Gagnon, C. Gariepy, Claudette Garneau, Georges Gasser, Roger Gaudet, Jean-Guy Gaudette, Maryelle C. Gaudreau, Marcel Gaudreault, Louis-Marie Gaulin, Gilles Gauthier, Gilles J. Gauthier, Bruno Gélinas, Gilbert Gendron, Lucie Gendron, Rolande Genest, Lise Genois, Manon Geoffroy, François Gervais, Lise Gervais, Daniel Gilbert, Justin Gagnon Gilbert, Yves Gilbert, Danielle Gingras, Louise Gingras (Pédicurie Louise enr.), Donald Girard, Jean-Claude Girard, Joseph Girard, Suzanne Girard, Denis Giroux, Louis Giroux, Christiane Glaçon, Angèle Gosselin, Benoit Gosselin, Dominique Gosselin, Michelle Gosselin, Pierre Gosselin, Antoine Goulet, Johanne Gousy, Julie Granito (Terra Café et Thé Ltée.), Alain Gravel, Constance Grenier, Gérald Grenier, Pascal Grenier, Madeleine Grignon, Lucille Groulx, Micheline Groulx, Rita Guay, Gilles Guénette, Guy Guertin, Christian Guimont, Albina Hack, Jean Hamann, François Hamel, Daniel Hébert, Isabelle Hébert, Jean Hébert, Pierre Hébert, Jacqueline Helle, Ginette Hivon, Éric Horlbeck, Bruno Houle, Rachel Houle, André Huot, Jacques Huot, Sylvie Hurtubise, Manon Jacques, Antoine Jammal, Danielle Jasmin, Alex Serge Jean, Patricia Johnston, Amiot Jolicoeur, Richard Joly, Henri Joncas, Ilona Kerner, Peter M. Kilburn, Dominik Kopczynski, Sylvie L'Heureux, L'Imagerie du Québec Inc., La Traversée de Charlevoix inc. (Eudore Fortin), André Labbé, Raymond Laberge, Nicole Labrèche, Claude Labrecque, Bernard Lachance, Roger Lachance, Estelle Lacoursière, Murielle Lacoursière, Norbert Lacroix, André Ladouceur, Danielle Laferrière, Gilles Lafond, Jean-Paul Lafont, Josette Lafortune, André Lafrenière, Gaston Lagace, Louisette Lagacé, Robert Lajoie, Michel Laliberté, Pierre Laliberté, Pierre Lalongé, Claude Lamarche, Philippe Lamontagne, Jean Lamoureux, Marie Lamy, Peter Landry, Louis Langevin, Suzanne Langlois, Gilles Lanthier, Christian C. Lapeyre, Rita Laroche, Jacques Larose, P. Larose, Robert Lasalle, Sylvie Laurier, Fernande Lauzon, Léo-Paul Lauzon, Marcel Laverdière, Françoise Lavigne, Jean-Charles Lavigne, Jean-Guy Lavigne, Jacqueline Lavoie, Nicole Lavoie, Andrée Le Blanc, André Leblanc, Daniel Leblanc, Marc-André LeBlanc, Sylvie Leblanc, Michèle Leblond, Denis Leclerc, Pierre V. Leclerc, Yves Leclerc, Jasmin Lefebvre, Françoise Legault, Denise Léger, Michel Legris, Nicole Lemonde, Gisèle Lemyre, François Léonard, Maurice Lépine, Paul Lépine, Yolande Lépine, Céline Leroux, Jean-François Leroux, Laurent Lesage, Les Entreprises Solibec enr., Jacques Lespérance, France Lessard, Hélène Levasseur, Daniel Lévesque, Jacques A. Lévesque, Josée Liby, Pierre Lincourt, Pierre Loiselle, Marie-Hélène Longpré, Serge Loubier, Marguerite Lussier, Sylvie Mailhot, Michelle Lavigne Maillé, Nathalie Maillette, Marielle Mailloux, Maison provinciale des Ursulines, Jean Luc & Jeanne Malo, René Malouin, Alice Maltais, Lise Marchand, Madeleine Marchand, Robert Marchand, Sylvie Marcil, Lucienne Marcotte, Pierre Marcotte, Roger Marcotte, Jean Maréchal, Monique Marenger, Roger Marier, Walter Marik, Guy Marineau, Michel Marmette, Berthe Marsan, Luc Marsolais, Christiane Martel, Pierre Martin, Pierrette Martin, François Martineau, Marie-Hélène Massé, Georges Mathews, Jean Mathieu, Fernand Matte, Pascale Mauriège, Danielle Mayers, Jacqueline Mazet, Harvey Mead, Alain Meilleur, Jacques Meloche, Jeanne Ménard, Thérèse Ménard, Maurice Mercier, Thérèse Méthé, André Metzger, Gérard Michaud (Gérard Michaud Électronique), Sylvie Michaud, Pierre Millette, Jean Miquelon, Christine Mirault, Pierre Moncion, Maurice Monette, Claire Mongrain, G.H. Montgomery, Odette Moreau, Pierre Moreau, Richard Morel, Marguerite Morency, Alain Morin, Danièle Morin, Édith Morin, Madeleine Morin, Michel Morin, Nicole Morin, Pauline Morin, Evelyn Morneau, Pierre Mousseau, Alison Munson, Pierre Nadeau, Marie-Paule Nantel, Philippe Nantel, Claude Nepveu, Gabriel Neyron, Louis Nicole, Sylvie Nicole, Marcel Noël, Pierre Noël, Hélène Nolin, Marguerite A. Normandeau, John O'Driscoll, Friedrich Oehmichen, René Ostiguy, Paul Ouellet, Jeanne Hélène Ouellette, Sylvie Ouellette, Robert Pageau, Annette Paiement, Aubert Pallascio, Manon Papineau, Janine Paquet, Jean-Marie Paquette, Odile Paradis, Édith C. Parant, André Paré, Christian Paré, Annie Parent, Gérald Parenteau, J. Michael Pearson, Lucie Pedneault, Sylvie Pellerin, André Pelletier, Anita Pelletier, Jules Pelletier, Réal Pelletier, Françoise Péloquin, Françoise Pépin, Gaétan Pépin, Anne Perrault, Agathe Perreault, Christian Perreault, Benoit Perrier, Monique Perron, Estelle Petit, Jean-Guy Picard, Valère Picard, Paul Picotin, Édith Pigeon, P.J. Pijoly, Normand Pinard, Edmond Pinsonnault, Andrée Pizzagalli, Patricia Plante, Vincent Plante, Michel Plouffe, Françoise Poirier, Richard Poirier, Rosaire Poirier, Madeleine Poitras, René Poitras, Francis Pomerleau, Guy Pomerleau, Sylvie Pomerleau, Gisèle Portelance, Renée Poudrette, Claude Poulin, Hélène G. Poulin, Marie-Josée Poulin, Pierre Poulin, Yves Poulin, Jocelyne D. Pouliot, Patricia Powers, Yolande Prénoveau, Productions Jean-Louis Frund, Serge Provost, Madeleine L. Prud'Homme, Constant Rainville, Mario Raymond, Madeleine Reid, Marie-Paule Reingruber, Paul Rémillard, Régis Rénald, Arnaud Renard, Clairette Rheault, Marcel Rheault, Pierre Jh Richard, Suzanne Rinfret, Georgette Riopel, Johanne Rioux, Danièle Rivest, Jacques-O. Rivest, Cécile Roberge, Guy Robillard, Julie Robitaille, Jocelyne Rochon, Sandra Rodrigue, Chantal Rolland, François Rompré, Daniel Rondeau, Guy Ross, Christian Roux, Jean-Louis Roux, Corinne Roy, Danielle Roy, Gertrude Roy, Gratien Roy, Jacques Roy, Joseph C. Roy, Louise Roy, Michel Roy, Réjean Roy, Jacques Ryan, Denis Saint-Amand, André Saint-Amour, Madeleine Saint-Aubin, Luce Saint-Georges, Serge Saint-Germain, Réal Saint-Jean, René Saint-Laurent, Rita Saint-Laurent, Yvon Saint-Onge, Alain Saint-Pierre (Transport René Saint-Pierre inc.), Camille Saint-Pierre, Madeleine Saint-Pierre, Martin Saint-Pierre, Yves Saint-Pierre, Adrien Salois, Gilles Samson, André C. Sarasin (Daishowa), François Sauvageau, Madeleine D. Savage, Daniel Savignac, Bernard Schami, René Schreiber, Jean-Baptiste Séguin, Gwen Shiels, Dave Shutler, Claude Simard, Francine Simard, Robert Simard, Irène Simon, Roméo Soucy, Michael Spencer (Les Productions Maqbool inc.), Edward Stansbury, Simon Staszewski, Charles-Henri Sylvain, André Sylvestre, Syndicat des employé/e/s de la Caisse d'économie des travailleur/se/s, Syndicat des professeurs du Cégep du Vieux Montréal, Syndicat des salarié/e/s des services immobiliers du Québec, Syndicat des travailleur/ses CSN, Gérard Szaraz, Irénée Taillon, Alain Tellier, Françoise Tellier, Fernande Tessier, Mario Tessier (Ferme Fléole inc.), Jacqueline Tessier, Micheline Théroux, Nicole Therrien, Raoul Thomas, Marco Touchette, Claude Toupin, Clarence Tourangeau, Francine Tousignant, Sylvie Anne Tousignant, Françoise Tremblay, Marie-Paule Tremblay, Michel Thomas Tremblay, Nicol & Christian Tremblay, Roland Tremblay, Jean Trempe, Marie-Odile Trépanier, Pierre Trottier, Noël Trudel, Denis Turcotte, Louise Turcotte, Antoine Turmel, Françoise Turmel, Bruce H. Tremblay (Ultramar), Hélène Vaillancourt, Anne Vanneuville, Jimmy Veilleux, Jocelyne Veilleux, André Villeneuve, Serge Villeneuve, Sylvie Vincent, Éric Vinet, Carmela Vita, Réal Voyer, Lothar Weisshuhn, Thomas Welt, Raynald Winstall

 

À tous et à toutes, un merci très sincère!


| UQCN | Rapport annuel 96-97 | Rapport annuel 95-96 |