
Rendez-vous sur les parcs
Les 30 ans des parcs nationaux du Québec :
maturité ou crise de la trentaine ?
Le vendredi 23 novembre 2007, hôtel Delta Québec
Trente ans après l’adoption par le gouvernement du Québec de la Loi sur les parcs, le réseau des parcs nationaux du Québec compte aujourd’hui 22 parcs, établis en vertu des standards de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et occupant une superficie d’environ 6 404 km2. Ces parcs assument un rôle de conservation et de protection permanente de territoires représentatifs des 43 régions naturelles du Québec, ou encore de sites naturels à caractère exceptionnel, notamment en raison de leur diversité biologique. Ils sont également accessibles au public à des fins d’éducation et de récréation extensive.
Nature Québec entend profiter de cette année anniversaire pour inviter, le 23 novembre prochain à Québec (Hôtel Delta Québec), les principaux acteurs impliqués dans la gestion des parcs nationaux, et ce, pour la première fois en 30 ans. Le Rendez-vous sur les parcs se veut un lieu d’échange visant à dresser un bilan des trente dernières années, mais aussi visant à identifier les actions concrètes qui garantiront l’avenir des parcs et qui permettront au Québec de se doter, au cours des prochaines années, de nouveaux parcs.
Pour ce faire, Nature Québec vous propose de venir échanger avec un panel d’invités représentatifs des forces en présence et des enjeux soulevés autour de quatre thèmes, soit :
Si, pour la majorité des Québécois, le réseau des parcs nationaux du Québec constitue une véritable source de fierté et de plaisir, comment se situe-t-il par rapport à l’ensemble du réseau canadien, mais aussi vis-à-vis de notre voisin états-unien et des Européens? L’actuel cadre législatif assure-t-il un bon degré de protection des parcs ?
Au cours des deux dernières années, le parc national du Mont-Orford a été au centre d’un véritable bras de fer entre le gouvernement du Québec et de nombreux groupes environnementaux et citoyens fermement opposés aux projets de développement proposés. Aujourd’hui, que devons-nous retenir de ce qui s’est passé à Orford ? Les menaces ont-elles vraiment disparues? Et que pouvons-nous faire à l’avenir pour éviter d’autres Orford ? Quel genre de développement compatible avec la Loi sur les parcs faut-il encourager?
Les parcs nationaux sont des territoires bénéficiant normalement d’un bon degré de protection pour les générations actuelles et futures. Il existe des mesures pour assurer leur intégrité cologique. Où en sommes-nous avec ces mesures? Qu’arrive-t-il lorsque des projets (immobiliers, touristiques, forestiers, miniers, etc.) sont menés en périphérie immédiate et menacent l’intégrité même du parc ? Y a-t-il lieu de développer, comme ailleurs dans le monde, des zones tampons ? Ou existe-t-il d’autres avenues pour assurer une transition harmonieuse entre un parc national et les milieux environnants ?
Dans le contexte social et politique actuel, comment le Québec peut-il parvenir à compléter dans les meilleurs délais un réseau de parcs nationaux qui satisfasse à la fois aux normes de protection internationales, à la représentativité des milieux naturels les plus intéressants et à l’intérêt collectif, tout en disposant pour ce faire des ressources nécessaires ?
Nous espérons vivement vous compter parmi nous !