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Actions - Aires protégées

Aires protégées


Le travail acharné de la commission Aires protégées et la forte mobilisation des citoyens ont finalement permis l’atteinte de l’objectif de 8 % d’aires protégées au Québec. C’est donc 135 326 km2 de territoires qui sont maintenant protégés pour le bénéfice des générations actuelles et futures! Nature Québec invite maintenant le gouvernement à évaluer la représentativité et surtout à compléter le réseau d’aires protégées dans les provinces naturelles qui sont actuellement sous-représentées. C’est le cas du sud du Québec où la biodiversité est riche et l’empiètement humain important, ainsi que de la forêt boréale où les coupes forestières ont un impact important sur certaines espèces dont le caribou forestier.

Citoyens pour la nature


Citoyens pour la nature a mis fin à ses actions au cours de l’automne 2009. L’initiative avait pour mandat de faire avancer la cause des aires protégées au Québec.

Par ailleurs, Nature Québec et la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), instigateurs de l’initiative,  ont rédigé un feuillet évoquant les impacts des droits miniers sur la mise en place du réseau d’aires protégées et échangé de l’information et des idées pour la rédaction des mémoires respectifs des organismes dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 79, loi modifiant la Loi sur les mines. Pour Nature Québec et SNAP Québec, il est impératif d’éliminer les inégalités causées par la préséance des droits miniers si le Québec veut assurer une protection adéquate de sa biodiversité et respecter ses engagements en matière de conservation.

Protection du Nord


Aux dernières élections, le gouvernement Charest annonçait son désir d’ouvrir le nord du Québec à l’exploitation des ressources naturelles. À la suite de cette annonce, des groupes environnementaux québécois demandaient la protection d’au moins 50 % de la région du Plan Nord, soit le territoire situé au-dessus du 49ème parallèle, et le développement durable des ressources.

Pour y parvenir, le gouvernement a mis sur pied la Table des partenaires du Nord. Sur 27 membres, il n’y avait que 2 sièges associés à l’environnement et au développement durable. Les pressions effectuées par les organismes environnementaux ont obligé le gouvernement de rectifier le tir et d'ouvrir plus largement la Table et ses nombreux comités au mouvement environnemental. Nature Québec, par la présence d’employés ou de bénévoles, est membre de 5 des 11 groupes de travail associés à la Table des partenaires, soit les groupes mine, forêt, transport, bioalimentaire et développement des communautés.

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Parcs québécois

Parc national du Mont-Orford

La coalition SOS Parc Orford a été dissoute le 11 septembre 2010, à la suite de la réintégration des 459 hectares exclus du parc national du Mont-Orford en 2006. La coalition a travaillé de façon acharnée, pendant plus de 4 ans, afin que le gouvernement respecte l’intégrité écologique et territoriale de ce parc national. Elle a notamment déposé un mémoire et participé aux audiences de la commission parlementaire concernant le projet de loi 90, Loi concernant le parc national du Mont-Orford. Rappelons que la coalition SOS Parc Orford avait été initiée en décembre 2006, à la suite des contestations massives soulevées par la décision du gouvernement Charest de privatiser une partie du parc du Mont-Orford. Une belle victoire à savourer, pour l’ensemble des parcs québécois !  

Parc national des Îles-de-Boucherville

Nature Québec, en partenariat avec les conseils régionaux de l’environnement (CRE) de la Montérégie et de Montréal, poursuit ses interventions dans le dossier du terrain adjacent au parc national des Îles-de-Boucherville, vendu par Desjardins sécurité financière à des fins de développement résidentiel. En octobre 2009, à la veille de la fin de réserve foncière appliquée au terrain situé sur l’île Charron par le MDDEP, les organismes ont interpellé le gouvernement pour qu’il procède rapidement à l’acquisition de ce milieu naturel. Rappelons que la ministre Line Beauchamp s’était engagée, le 18 novembre 2007, à procéder, s’il le fallait, par voie d’expropriation, afin de modifier les limites du parc national des Îles-de-Boucherville, dans le but de le protéger de tout développement pouvant avoir un impact négatif sur son environnement. Or, le gouvernement ne s’étant pas entendu avec le promoteur immobilier, la réserve foncière a été reconduite pour deux autres années, jusqu’au 29 octobre 2011.

Parc national de la Gaspésie

Cette année, Nature Québec a rendu public son projet d’agrandissement du parc de la Gaspésie afin de mieux protéger l’habitat critique du caribou de la Gaspésie. Pour ce faire, l’organisme propose d’abord d’intégrer au parc trois secteurs, dont un à l’ouest du mont Logan, et deux autres à l’est du parc. De plus, Nature Québec propose d’établir une zone tampon d’une largeur de 5 km autour du parc national de la Gaspésie. L’analyse des données sur la population de caribous, laquelle totalise seulement 179 individus, suggère que le parc est trop petit pour assurer la protection de l’espèce. En effet, les caribous se déplacent couramment hors des limites du parc pour leur alimentation et pour la mise bas. Rappelons que, en octobre 2009, le statut du caribou de la Gaspésie est passé de vulnérable à menacé, en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, ce qui signifie que la disparition de l’espèce est appréhendée.

Amis des Parcs

Grâce à la Fondation EJLB, Nature Québec soutient la mise en place d’un réseau québécois Amis des parcs, afin d’assurer une présence citoyenne dans la protection des parcs nationaux du Québec. De tels regroupements de citoyens sont essentiels pour assurer le rayonnement et la protection des parcs. Selon les besoins, Nature Québec offre des conseils, des outils et des moyens pour le démarrage, l’incorporation et la gestion de ce type d’association.

À ce jour, huit rencontres d’informations ont eu lieues, soit avec les parcs nationaux des Îles-de-Boucherville, du Mont-Orford, du Mont-Saint-Bruno, de la Jacques-Cartier, des Grands-Jardins et des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie, du Mont-Tremblant, du lac Témiscouata et du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Certaines de ces rencontres ont mené à la création de comité provisoire pour la mise en place d’une association Amis des Parcs. À noter, que l’association Amis du parc national des îles-de-Boucherville a tenu son assemblée générale de fondation le 23 septembre 2010.

Caribou forestier

Emblème de la forêt boréale, le caribou forestier est une espèce à statut vulnérable. Malgré le désir du gouvernement d’assurer la survie du caribou forestier, peu de mesures ont été mises en place pour en assurer la conservation. Membre du comité de rétablissement du caribou forestier, Nature Québec travaille actuellement à la création d’une campagne de sensibilisation auprès des usagers de la forêt boréale. La campagne Soyons bons voisins, qui sera lancée au cours de l’automne 2010, a pour but de sensibiliser les usagers (travailleurs forestiers et miniers, chasseurs, pêcheurs, motoneigistes, randonneurs, etc.) à la situation précaire du caribou forestier et aux comportements qu’ils peuvent adopter pour contribuer à sa protection.

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Massif du Sud

Nature Québec, en collaboration étroite avec le Réseau des montagnes, et avec l’appui de plusieurs organismes, a élaboré une proposition d’aire protégée pour le massif du Sud. L’aire de biodiversité projetée protègerait ces sommets de plus de 700 mètres, qui abritent un écosystème exceptionnel composée notamment de la sapinière à oxalide. Ces sommets abritent une faune et une flore diversifiée et constituent un habitat de reproduction essentiel pour la Grive de Bicknell, une espèce d’oiseau désignée « menacée ». L’aire projetée est complétée par une zone tampon qui permet des activités de prélèvement de ressources, tout en étant orientée vers la conservation.

Ce projet d’aire protégée est incompatible avec le projet de Saint-Laurent Énergies de développement d’un parc éolien de 75 éoliennes sur ces mêmes sommets. Le massif du Sud est une des rares terres publiques de cette qualité pouvant être protégée dans la région Chaudière-Appalaches. Cette région est largement sous-représentée à ce chapitre.

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