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Actions - Eau et Programme Saint-Laurent / Grands Lacs

Cyanobactéries

Nature Québec est membre de la Table de concertation sur l’état des connaissances sur les algues bleu-vert, démarche qui constitue l’une des actions du Plan d’intervention sur les algues bleu-vert du MDDEP.

En août 2010, Nature Québec a présenté son mémoire en commission parlementaire sur La situation des lacs au Québec en regard des cyanobactéries. Pour l’organisme, le Plan d’intervention sur les algues bleu-vert 2007-2017 du gouvernement québécois est fort louable, car beaucoup d’efforts et d’investissements sont effectués en sensibilisation et éducation, ainsi qu’en soutien à la recherche pour améliorer l’état des connaissances sur les cyanobactéries au Québec. Toutefois, les rares mesures concrètes de réduction des apports de phosphore qu’il contient, tels l’interdiction des phosphates dans les détergents à lave-vaisselle et le renforcement du règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r.8), ne suffiront pas à régler le problème des algues bleues dans nos lacs.

Politique nationale de l'eau

Nature Québec suit de près la mise en œuvre de la Politique nationale de l’eau et des règlements qui en découlent. En ce sens, l’organisme a déposé un mémoire, en juillet 2010, auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), pour son projet de règlement sur la redevance exigible pour l’utilisation de l’eau. Même si Nature Québec est heureux de constater que le gouvernement va de l’avant avec un projet de redevances sur l’eau, il déplorait le fait que le projet de règlement ne touchait que le secteur industriel. Il devrait, selon l’organisme, s’appliquer aussi au secteur de la navigation commerciale, des croisières et de la plaisance, de l’agriculture et de la pisciculture. De plus, les taux de redevance des prélèvements d’eau sont beaucoup trop bas, à peine 0,007 cent le litre… Voilà qui ne devrait pas inciter à la préservation de la ressource, et fournir à l’État des revenus trop faibles (environ 8 millions de dollars) pour permettre de financer des projets de gestion et de conservation de l’eau.

Programme Saint-Laurent / Grands Lacs

Accord sur la qualité de l’eau des Grands Lacs

L’Accord Canada / États-Unis relatif à la qualité de l’eau des Grands Lacs, signé pour la première fois en 1972 et renouvelé en 1978, exprime l’engagement de ces deux pays à rétablir et à maintenir l’intégrité chimique, physique et biologique de l’écosystème du bassin des Grands Lacs. Dans son mémoire sur le Great Lakes Water Quality Agreement (GLWA) 2010, présenté en juin dernier, Nature Québec mentionnait l’importance d’étendre cet accord à l’ensemble du Saint-Laurent, dont l’estuaire et le golfe. Les enjeux de cet accord sont importants pour le Saint-Laurent, les populations avoisinantes et notre économie parce que nous sommes situés géographiquement à l’extrémité des Grands Lacs. Ce qui s’y décide peut avoir un impact majeur sur la qualité, la quantité d’eau dans le fleuve, la santé humaine et la biodiversité. De là l’importance, pour le Québec, d’être signataire de cet accord, imputable et engagé publiquement par des mesures contraignantes, pour protéger cette ressource vitale.

Entente sur les ressources en eaux durables du Saint-Laurent et des Grands Lacs

Nature Québec est membre du comité conseil du Rules and Regulations Committee pour les mesures de conservation de l’eau, et s’oppose formellement à tout projet d’exportation massive ou de dérivation de l’eau en dehors du bassin versant des Grands Lacs. De plus, Nature Québec propose que les projets de dérivation intra-bassin soient obligatoirement soumis à un processus de consultation publique. Des conférences téléphoniques entre les membres du comité, au rythme de trois ou quatre par an, ont débuté pour accomplir ce travail de longue haleine. L’adoption de la Loi 27 par le gouvernement du Québec est un témoignage concret de l’engagement du gouvernement du Québec à travailler de concert avec les 9 autres juridictions impliquées. Le travail sur le développement du plan de conservation de l’eau par chacune des 8 juridictions se poursuit, avec énormément d’efforts afin de rencontrer les dates butoirs (2 ans après la signature de l’Entente).

Voie maritime

Le programme Saint-Laurent / Grands Lacs intervient régulièrement afin que les autorités travaillent de façon constructive à un enjeu aussi important que celui de la voie navigable du Saint-Laurent et de la voie maritime des Grands Lacs. De plus, il veille à ce que cela se réalise en toute transparence, en collaboration avec la population. Rappelons que Nature Québec s’oppose formellement à toute forme d’agrandissement de la voie navigable et à tout dragage de capitalisation dans le fleuve Saint-Laurent.

Depuis 1997, le programme Saint-Laurent / Grands Lacs collabore avec l’industrie maritime, les ministères concernés, ainsi qu’avec d’autres acteurs et utilisateurs du fleuve Saint-Laurent, au développement d’une stratégie de navigation durable (complétée en 2005), à sa mise en œuvre et, maintenant, à sa mise à niveau pour 2011, particulièrement dans le contexte du prochain plan Saint-Laurent 2011-2016 et des impacts anticipés des changements climatiques.

Plan de régularisation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent

En 2008, Nature Québec s’est opposé à la proposition de la CMI, avec son Plan 2007, qui ne répondait aucunement à l’approche de précaution dans la régularisation, mais menait plutôt vers une manière d’automatiser le mode de gestion de la régularisation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Nature Québec a alors pris position pour le maintien du Plan 1958D, en place actuellement. Face à cette opposition massive des communautés et juridictions concernées, la CMI s’est remis au travail en impliquant cette fois-ci les juridictions concernées et, depuis, négocie un nouveau Plan de régularisation et d’ordonnance d’approbation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.

Au cours de l’année 2010, Nature Québec a été sensibilisé sur les possibilités de mieux se prémunir des impacts des changements climatiques. Cela, en misant sur une régularisation des eaux davantage orientée vers des écoulements « naturels », autrement dit qui se rapprocheraient le plus possible des écoulements avant la construction de la voie navigable. Devant ces constats, Nature Québec a fait évoluer sa position vers la reconnaissance de l’importance d’un nouveau plan de régularisation orienté vers la protection de l’environnement et répondant aux différents besoins des usagers.

Protection de l'eau

Nature Québec s’intéresse depuis plusieurs années aux politiques de gestion et de protection de l’eau lié au fleuve Saint-Laurent et aux Grands-lacs. En ce sens, il s’implique activement auprès du Forum for Leadership on Water (FLOW) qui demande au Canada de s’engager à travailler efficacement sur les enjeux de l’eau actuels et émergents.
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