Plus de 50 organisations, des scientifiques et des personnalités, dont Nature Québec, ont mis sur pied le regroupement Sortons le Québec du nucléaire qui s’oppose à la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2. Pour le regroupement, la décision d’Hydro-Québec de reconstruire la centrale nucléaire Gentilly-2 est insensée, compte tenu des impacts de ce type d’exploitation (rayonnement radioactif) sur les générations actuelles et futures, des surplus énergétiques et de l’existence de filières d’énergie à faible impact et de la conservation. De plus, à ce jour, aucun pays n’a trouvé de formule magique pour disposer de manière sécuritaire, et socialement acceptable, les déchets radioactifs des centrales nucléaires.
Face à la comédie d’erreurs et au dépassement faramineux des coûts de réfection de Pointe-Lepreau, la centrale jumelle de Gentilly-2, Hydro-Québec a décidé de reporter la réalisation de son projet pour un certain temps, ce qui est une bonne nouvelle.
En septembre 2009, Nature Québec et Fondation Rivières ont lancé une campagne d’information publique majeure – vidéo et web – concernant le Québec énergétique. La campagne virale Avec Énergie informe les citoyens quant aux enjeux et alternatives énergétiques, ainsi que quant aux impacts de l’hydroélectricité. Nature Québec et Fondation Rivière rappellent que le harnachement des rivières n’est pas un geste anodin ; il détruit des écosystèmes fonctionnels et altère la santé du fleuve Saint-Laurent.
Nature Québec a dénoncé le projet de construction de centrale hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier en août dernier, dans le cadre du Programme de construction de mini-centrales hydroélectriques. Le Québec, bénéficiant actuellement d’un surplus d’énergie, n’a aucunement besoin de cette énergie électrique additionnelle. De plus, la construction d’un tel barrage va segmenter davantage une rivière déjà hypothéquée par de multiples barrages
Nature Québec suit de près les développements de projets d’exploration et d’exploitation gaziers et pétroliers au Québec. Les ressources naturelles enfouies dans les sols du Québec, que ce soit le pétrole du golfe Saint-Laurent ou les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent, font saliver de nombreuses entreprises. Compte tenu des risques environnementaux connus, de l’absence d’études d’impacts indépendantes et des conditions d’exploitation actuelles, Nature Québec a demandé au gouvernement de décréter un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste et de mandater une commission pour tenir des audiences dites « génériques » concernant l’ensemble de la filière gazière et pétrolière, que ce soit dans le Saint-Laurent (pétrole) ou dans les basses-terres (gaz de schiste). Cette demande est demeurée sans réponses à ce jour. Nature Québec rédige actuellement un mémoire sur les impacts des gaz de schiste, qui sera déposé au BAPE au cours de l’automne 2010.
Nature Québec et Équiterre ont demandé au MDDEP de soumettre le projet Traibreaker à une enquête indépendante du BAPE. Rappelons que ce projet de la société Enbridge prévoit l'envoi de plus de 200 000 barils par jour (b/j) de pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta vers Montréal-Est. Une partie de ce pétrole, environ 80 000 b/j, pourrait y être raffinée et le reste serait acheminé à Portland, dans l’état du Maine, via l’oléoduc Montréal-Portland qu’exploite Pipe-lines Montréal ltée. De l’avis de Nature Québec et Équiterre, le processus actuel d’autorisation à la pièce des diverses composantes du projet Trailbreaker ne permet pas de bien saisir l’ensemble des enjeux et d’évaluer les impacts, notamment sur le bilan québécois des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Nature Québec s’intéresse de près à la question du développement de l’énergie éolienne. Tout en étant favorable au développement de cette forme d’énergie, la position de Nature Québec stipule que l’implantation ne doit pas se faire dans des territoires à haute valeur de conservation, comme c’est le cas pour le projet d’implantation d’éoliennes au massif du Sud ainsi qu’en bordure du parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie.
La commission Énergie et changements climatiques suit de près l’implantation du Plan d’action du Québec sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. En ce sens, Nature Québec a salué l’annonce, faite dans le cadre du sommet de Copenhague, de l’adoption par le Québec d’une cible de 20 % de réduction d’émissions de GES d’ici 2020. Par ailleurs, l’organisme croit fermement que le Québec pourrait et devrait faire plus, étant donné sa situation privilégiée. Le Québec dispose d’un énorme potentiel en matière de conservation d’énergie, ce qui lui permettrait d’électrifier son système de transport, d’être plus indépendant par rapport au pétrole, et ce, sans hypothéquer la biodiversité de ses rivières.
De plus, Nature Québec poursuit ses interventions pour dénoncer l’attitude du gouvernement fédéral en matière de changements climatiques. À ce effet, au cours de l’automne 2009, Nature Québec a participé à l’organisation de deux manifestations majeures, soit La grande cacophonie de Stephen Harper sur le climat et Sauvons le Père Noël.
Nature Québec, en partenariat avec la SNAP Québec, l’Action boréale Abitibi-Témiscamingue (L’ABAT), le Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, l’Association pour la protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL), le Comité de vigilance Malartic, le Regroupement québécois des groupes écologistes (RQGE), Écojustice et Mining Watch Canada, ont mis sur pied la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! Avec plus de 255 000 titres miniers actifs et une trentaine de mines en opération au Québec, la nouvelle coalition souhaite sensibiliser la population québécoise aux questions liées à cette industrie.
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! a appuyé les médecins et la population de Sept-Îles, qui s’opposent à l’exploration et à l’exploitation des mines d’uranium sur leur territoire. Tout comme eux, la coalition demande un moratoire permanent concernant l’exploration et l’exploitation de l’uranium au Québec. Rappelons que les mines d’uranium génèrent de grandes quantités de résidus miniers radioactifs, lesquels doivent être entreposés sur le territoire, et pour lesquels les risques de contamination demeurent présents à perpétuité.
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! a poursuivi ses interventions pour dénoncer le projet de mine d’or à ciel ouvert d’Osisko à Malartic. Rappelons qu’Osisko propose d’extraire plus de 300 millions de mètres cube de roches du territoire de la municipalité de Malartic, au cours d’une période de 9 à 14 ans, et ce, pour une quantité totale d’or récupérable de moins de 10 mètres cubes (servant principalement à l’industrie de la joaillerie et aux marchés financiers). Chaque jour, ce sont plus de 120 000 tonnes de roches qui seront extraites à la dynamite et transportées par camions (près de 600 voyages). Plus de 25 millions de litres d’eau seront utilisés quotidiennement à l’usine de traitement et près de 11 tonnes de cyanure serviront à la dissolution de l’or. À lui seul, le projet d’Osisko produirait annuellement au moins 3 fois plus de résidus miniers que l’ensemble des 9 mines déjà en opération dans la région en 2007.
Nature et fraîcheur pour des villes en santé
La présence des îlots de chaleur en milieu urbain est un phénomène de plus en plus préoccupant. Ces îlots ont un impact sur l’environnement, notamment sur la qualité de l’air, ainsi que sur la santé humaine, affectant particulièrement les enfants, les personnes âgées et les personnes les plus à risque au niveau cardio-respiratoire. Bien que les espaces verts et les boisés urbains jouent un rôle d’îlots de fraîcheur et atténuent les effets des îlots de chaleur, on observe actuellement une perte importante de ces espaces, essentiellement en raison de l’étalement urbain et du développement de grands centres urbains. Il devient donc véritablement urgent de mettre en place des moyens pour conserver ces milieux naturels urbains afin de contrer le phénomène des îlots de chaleur. Projet »»»