Aménagement écosystémique dans la réserve faunique des Laurentides
Avec le soutien de la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale (CRÉ) et de la Richard Ivey Fondation, la commission Forêt travaille à la mise en œuvre du projet pilote d’aménagement forestier écosystémique sur le territoire de la réserve faunique des Laurentides (RFL), en collaboration avec le MRNF et la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). À cet égard, Nature Québec siège sur la table des partenaires, le comité de coordination et le comité d’experts sur les solutions. La commission Forêt a effectué des portraits sur différents enjeux, dont ceux liés à l’utilisation du territoire.
Dans le cadre de la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP), Nature Québec préside le groupe de travail sur les aires protégées de catégorie VI. Ce groupe émet des recommandations auprès du MRNF et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) en vue d’établir la bonification des territoires fauniques structurés pour qu’ils répondent aux critères internationaux d’une aire protégée de ressources naturelles gérées (AP de catégorie VI).
Nature Québec, en collaboration avec la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, rendait public, en septembre 2008, le Dossier noir sur la réserve faunique de Matane. De ce rapport, il ressort que les pratiques utilisées par l’industrie forestière détériorent l’habitat de l’orignal et menacent la viabilité écologique de cette réserve. Bien que ces territoires soient clairement voués à la protection de la faune, cette vocation de conservation n’est pas reconnue par le régime forestier du Québec, et aucune disposition de la Loi sur les forêts n’encadre cet objectif.
Poursuivant dans la même veine, les deux organismes ont rendu public, en octobre 2008, le Dossier noir sur la réserve faunique de Rimouski. Pour eux, la situation y est encore plus dramatique que dans celle de Matane. Près de 30 % de la forêt naturelle a été transformée en plantations d’épinette noire ou blanche, deux essences qui ne sont pas exploitées par les espèces vedettes de cette réserve, à savoir l’orignal et la gélinotte huppée.
Depuis plusieurs années, Nature Québec travaille à la promotion de la certification forestière auprès des entreprises qui aménagent et utilisent les forêts. En ce sens, il participe aux travaux du groupe des partenaires pour la certification CSA et l’analyse des forêts à haute valeur de conservation de la compagnie Abitibi-Bowater Charlevoix. De plus, la commission participe au groupe d’experts pour valider certaines étapes de la certification FSC d’Abitibi Bowater Mistassini-Péribonka. La commission Forêt est également impliquée dans les travaux d’un groupe interprovincial (Québec-Ontario) afin d’élaborer une norme commune basée sur la norme FSC québécoise pour la région des Grand-Lacs et du fleuve Saint-Laurent.