|
AVRIL
Faune
Mammifères
- Lours noir nabandonne ses quartiers
dhiver que lorsque les premières pousses de végétation apparaissent dans les
clairières, ainsi quen bordure des lacs et des cours deau.
- Doué dune grande fertilité, le campagnol des
champs peut avoir, au cours dune même année, de trois à six portées comptant
en moyenne de quatre à six nouveaux-nés.
- Précédées des mâles, les caribous femelles quittent la forêt boréale vers
les milieux ouverts de la toundra.
- Des parasites internes tels que l'hydatide (ou ver solitaire) s'attaquent à l'orignal,
surtout lorsque le manque de nourriture diminue sa résistance. Ce parasite se loge dans
son cerveau, causant ainsi la confusion des mouvements.
- Le cerf de Virginie est omniprésent sur les pelouses du golf, au parc du
Mont-Orford.
- Chez les chauves-souris nordiques, les femelles, inséminées à l'automne, ne
deviennent enceintes qu'au sortir de l'hibernation.
- Le petit rorqual est le premier des grands cétacés à remonter l'estuaire
maritime du Saint-Laurent jusqu'à Tadoussac.
Oiseaux
- Les corneilles dAmérique: on ne leur
connaît que des ennemis; comment expliquer alors quelles soient à ce point
nombreuses, indestructibles et omniprésentes?
- Le pluvier siffleur, espèce
mondialement menacée de disparition, arrive aux Îles-de-la-Madeleine vers la fin avril.
Larchipel madelinot constitue le dernier refuge québécois de cette espèce.
- Les spectaculaires cavités creusées par le grand pic
pour salimenter et y faire son nid exigent que son territoire comporte bon nombre
darbres de forte taille.
- Arrivée du pic flamboyant , de l'hirondelle bicolore, du faucon
émerillon, du hibou moyen-duc, du butor d'Amérique, des hirondelles,
du troglodyte familier, du bruant à couronne blanche, du balbuzard
et du bihoreau à couronne noire.
- Les milieux humides du Québec servent de lieux de reproduction à une grande proportion
de bernarches et de canards noirs. Il faut donc éviter d'en altérer la
qualité.
- Les geais bleus quittent les mangeoires en avril. Ils y reviendront en septembre
ou en octobre.
- Les plongeons huarts remontent par grands groupes vers leurs aires de
nidification. Leur vol puissant peut atteindre une vitesse de 120 km/h.
- Environ 400 000 oies des neiges séjournent dans la vallée du Saint-Laurent,
entre le lac Saint-Pierre et Rimouski, avant de partir vers le Haut-Arctique.
- Les oies des neiges séjournent sur les rive du fleuve Saint-Laurent et dans les
champs avoisinants, après avoir franchi sans escale, 900 km depuis la côte Est
américaine.
- Au plus fort de la migration, près de 200 000 oies des neiges utilisent la
plaine de débordement du sud du lac Saint-Pierre.
- Certains auteurs, et quelques légendes, rapportent que la bernache du Canada
transporte parfois de petits passager (bruants, colibris, etc.) Sur son dos pendant son
vol migratoire.
- Les couples de mésanges s'isolent et le rituel amoureux s'enclenche : chants,
offrandes de nourriture et courbettes.
- Des nuées endiablées de bruants des neiges s'abattent sur les prés salés de
la Côte-Nord, où ils mangent les graines tombées des blés de mer.
Poissons
- Au début du printemps, les touladis juvéniles se
déplacent vers les zones profondes des lacs afin déviter la prédation des
adultes.
- Les oeufs du saumon éclosent et donnent naissance à des alevins. Les alevins
sont munis d'un sac vitellin, qui ressemble à une poche glonflée. Cette poche contient
ce dont il a besoin comme nourriture au début de son existence.
- Le jeune saumon s'imprègne du goût et de l'odeur de la rivière natale, qu'il
garderait en mémoire afin d'y retourner à l'âge adulte.
- Au printemps de leur deuxième année, les alevins du saumon deviennent des
tacons. Ils prennent une teinte argentée, leurs nageoires se noircissent et leur corps
devient plus allongé. Ils vivront de deux à sept ans dans leur rivière.
- La période de frai du doré jaune commence immédiatement après la débâcle
des glaces du printemps.
- Au printemps, lorsqu'elle atteignent le golfe du Saint-Laurent, les larves d'anguilles
ne mesurent que 2 ou 3 cm.
Insectes
- Dans les érablières, plusieurs espèces de papillons
nocturnes sortent de leur sommeil hivernal.
- Depuis le Mexique où il hiverne, le monarque s'envole vers le nord à la
recherche de l'unique plante dont se nourrissent les chenilles : l'asclépiade.
- Sous la glace, les larves de libellules-épithéques résident, en état de
torpeur, dans les lacs et les grandes rivières.
- Le sceau d'eau d'érable capture des moucherons et d'autres insectes attirés par
le sucre, cette monnaie universelle des transferts biologiques d'énergie.
Invertébrés marins
- Le frottement des glaces a stérilisé le littoral rocheux du Saint-Laurent et des
organismes comme la balane n'ont survécu que dans les crevasses.
Flore
Feuillus
- Il est temps deffectuer la taille de formation des
jeunes arbres pour leur assurer une charpente solide qui accroîtra leur
longévité.
- Les gigantesques parasols, que forment les réseaux de
branches nues et retombantes de nos vieux ormes dAmérique, se couvrent de
grappes de fleurs.
- Floraison du saule discolore, de l'érable rouge et du trille blanc.
- Les bourgeons des arbres sont encore fermés, mais la sève monte des racines
vers les branches dès que le temps devient clément.
- Sur les branches du pommier, les bourgeons floraux formés l'été précédent
attendent l'arrivée du beau temps pour débourrer.
Conifères
- À compter de ses 20 ans, le pin rouge
développera des strobiles écarlates, souvent jumeaux, près de ses nouvelles aiguilles.
Ce phénomène annuel se répètera environ 150 fois.
Plantes herbacées
- Dans les forêts du sud du Québec, lail des
bois déploie ses feuilles. Lespèce étant désignée vulnérable au Québec,
il est interdit den cueillir à des fins commerciales.
- Dans le bois, le symplocarpe fétide, ou chou puant, dégage une forte odeur de
mouffette si on le piétine.
- Les fougères n'ont pas de fleurs, mais des structures contenant de minuscules
grains, les spores. Ces spores germent dans le sol et produisent des organes reproducteurs
miniatures : les gamétophytes.
- Le tussilage fleurit très tôt sur les pentes exposées au sud. Ses grandes
feuilles n'apparaîtront que quelques semaines plus tard.
Phénomènes observables
- La pluie et les crues qui dévalent le milieu terrestre charrient des minéraux
et des milliards de petits organismes vivants qui seront fixés par filtration dans les milieux
humides.
- Les milieux humides retiennent les eaux des pluies, de la fonte des neiges et des
crues. L'eau se libère ensuite lentement durant la saison sèche. Grâce à ce
mécanisme, les inondations et l'érosion des berges sont limitées.
- Dans lestuaire du Saint-Laurent, les
remontées deaux profondes et froides, à la hauteur du Saguenay, influent
directement sur le climat des rives.
- Les glaces autour de l'île d'Anticosti se retirent progressivement. Autrefois,
les gardiens de phare reprenaient leurs activités à cette époque.
Activités suggérées
- Dès que la neige a fondu, c'est le moment d'enlever la protection hivernale des rosiers,
conifère et arbustes afin d'éviter une croissance hâtive très sensible
au gel.
Dates
- 2 avril: En 1986, le pont couvert de l'Anse-Saint-Jean sur le Saguenay, qui
figurait au dos des billets de 1 000 $, est emporté par la crue des eaux.
- 3 avril: Naissance en 1885, du frère Marie-Victorin, auteur de la Flore
laurentienne.
- 12 avril: En 1865, le niveau du Saint-Laurent monte de
trois à quatre mètres, inondant les régions de Sorel, de Berthier et de
Trois-Rivières.
- 14 avril: En 1861, une crue soudaine du fleuve provoque l'inondation du quart de l'île
de Montréal. On signale près de deux mètres d'eau dans certains édifices.
- 20 avril: En1941, le thermomètre marquait 30oC à Montréal, soit la
plus haute température enregistrée en avril.
- 27 avril: Naissance, en 1904, de René Pomerleau, mycologue et phytopathologiste.
- 28 avril: En 1994, le Québec a produit 18 684 kilolitres de sirop d'érable,
soit 73% de la production mondiale.
|
|