L'almanach quebecois de l'environnement


FÉVRIER

Faune

Mammifères

  • Le cannibalisme est relativement fréquent chez les rongeurs, notamment chez le rat surmulot.
  • Chez l'ours polaire, seules les femelles gestantes sont léthargiques durant l'hiver, les mâles et les autres femelles parcourant la banquise à la poursuite des phoques annelés.
  • Pendant la saison froide, l'orignal établit ses quartiers d'hiver, mieux connus sous le nom de ravages. Cet endroit offre nourriture et abri. L'animal s'accommode très bien de la neige.
  • Les caribous de la rivière George sont des milliers à venir passer l'hiver "au sud", près de Fermont sur la Côte-Nord, utilisant même les routes pavées.
  • Dans la majorité des cas, la portée de la femelle de l'ours est constituée de triplets ou de jumeaux. Cependant, on a déjà vu une portée de cinq oursons. L'espérance de vie de l'ours est en moyenne de 15 ans.
  • Les jeunes oursons naissent vers cette période. Leur croissance est rapide. Après 40 jours, ils ouvrent les yeux et pèsent deux kilos. Ils commenceront alors à manger de la viande ou des végétaux, même s'ils sont encore allaités.
  • Les castors forment une société complexe, axée sur la famille et centrée sur la femelle. C'est habituellement elle qui choisit le lieu de résidence.
  • En hiver, le castor se nourrit de jeunes branches qu'il fixe, à l'automne, à proximité de sa hutte dans le fond vaseux d'un cours d'eau.
  • C'est la saison de l'accouplement du castor. La gestation dure trois mois et demi. Peu de temps avant la mise bas, la femelle chasse son partenaire de la hutte.
  • En hibernation, les chauves-souris abaissent leur température corporelle de 39o à environ 4o C, ce qui leur permet de vivre huit mois de leurs réserves de graisse, emmagasinées à l'automne.
  • Vers la fin de l'hiver, pour voyager à l'intérieur des terres, les loutres utilisent une combinaison de glissades et de bonds.
  • L'hiver est la seule saison où les bélugas du Saint-Laurent sont observés dans le golfe, particulièrement au large de Sept-Îles.

Oiseaux

  • Avec son cri fort et sourd ainsi que son lent tambourinage, le grand pic est plus souvent entendu que vu. Pour le néophyte comme pour l'ornithologue chevronné, l'observation de cet oiseau constitue une expérience inoubliable.
  • L'étourneau sansonnet: on l'a couvert d'opprobe, haï, honni. Ah! si seulement il était bleu...
  • Dame Nature a doté le plongeon huard des meilleurs atouts pour la plongée : profil aérodynamique, pattes à l'arrière du corps et ailes puissantes.
  • Chez les mésanges, le mâle produit un chant d'amour, "tii-u", de plus en plus souvent à mesure que les clans hivernaux se démantèlent.
  • Un petit oiseau gris-bleu qui se promène la tête en bas le long d'un tronc d'arbre ? Ce doit être une sittelle.
  • Au cour de l'hiver, sur la côte est américaine, les oies des neiges se régalent de maïs tombé au sol lors de la récolte.
  • Plus de 100 000 eiders à duvet passent l'hiver près de l'île d'Anticosti et de l'archipel de Mingan. Ils s'y alimentent de moules, d'oursins et de crabes.

Poissons

  • Lors de leur frai, entre février et mai, les flétans femelles matures peuvent pondre plusieurs millions d'oeufs. Ceux-ci éclosent après 16 jours.
  • Parmi les poissons d'intérêt sportif du Québec, le touladi est l'espèce la plus caractéristique des grands lacs profonds aux eaux froides et limpides. Il est très actif en période hivernale.
  • La morue passe l'hiver au large de l'Île du Cap-Breton et du plateau continental.

Insectes

  • Sur la neige, en milieu forestier, on peut observer les puces des neiges, petits insectes de l'ordre des Collemboles.
  • Durant l'hiver, dans leur cocon, certaines larves se transforment lentement en chrysalide ou en nymphe, avant de devenir papillon au printemps.
  • Typiques de la forêt boréale, les poux de la neige gagnent la surface par millions à la faveur des réchauffement plus fréquents.

Flore

Feuillus

  • L'érable à sucre résiste mal au sel de déglaçage. En ville, on lui substitue souvent son sosie européen, l'érable de Norvège.
  • Les arbres fruitiers exigent une taille qui supprimera les branches abîmées, ou qui s'entrecroisent et ouvrira la cime afin de permettre une pénétration plus égale de la lumière.
  • Les arbres accumulent la quantité de froid requise pour permettre la levée de dormance.
  • La couche de neige au sol protège l'organe du pommier le plus sensible au gel l'hiver, le système racinaire.

Conifères

  • La haie brise-vent tissée de genévrier de Virginie d'origine horticole abrite des grands vents les oiseaux de vos mangeoires, tout en les gavant de baies de genièvre.
  • Les cônes de l'épinette blanche tombent dès leur premier hiver. Les aiguilles, capables d'affronter les vents desséchants, survivent durant six à neuf ans.

Plantes herbacées

  • En hiver, les lichens que les caribous consomment en abondance sont une importante source d'énergie, mais leur teneur en protéines est très faible.
  • Les graines de plusieurs plantes annuelles requièrent quelques semaines d'exposition au froid pour pouvoir germer au printemps.

Phénomènes observables

  • De petits blocs de glace s'empilent au fil de l'hiver sur le «pied de glace», la portion de la glace côtière qui est attachée au littoral du Saint-Laurent.
  • Dans le sud-ouest du golfe du Saint-Laurent, les eaux très froides de surface s'enfoncent jusqu'à une profondeur de 30 à 50 m.
  • Les particules sous tension des aurores boréales sont composées principalement de protons et sont dérivées vers les pôles par le champ magnétique de la Terre.

Activités suggérées

  • Escaladez le pain de sucre de la chute Montmorency !
  • Le défi hivernal : reconnaître les arbres sans feuilles. Armé d'un bon guide, observer : silhouette, position des rameaux, écorce, bourgeons.

Dates

  • 2 février: Jour de la marmotte ! Une étude, effectuée sur une période de dix ans, révèle que la marmotte n'a eu raison que dans 30% des cas.
  • 5 février: En 1923, Doucet, en Abitibi, connut une température record pour le Québec : - 54oC.
  • 10 février: En 1776, une violente tempête de neige s'abat sur la ville de Québec asségiée par les Américains depuis plusieurs semaines. Impossible de rester dehors plus d'une minute.
  • 14 février: En1906, le lièvre fut introduit sur l'île d'Anticosti par Henri Menier.
  • 17 février: En 1982, aux Îles-de-la-Madeleine, des vents de 80 km/h transforment les 60 cm de neige en congères de sept mètres.
  • 25 février: En 1961, tempête de verglas sur la région de Montréal : de trois à six centimètres de glace.

< Précédent Index Suivant >