L'almanach quebecois de l'environnement


JUILLET

Faune

Mammifères

  • À l’exception de quelques espèces d’écureuils qui sont généralement diurnes, la plupart des rongeurs s’affairent durant la nuit, à l’aube et au crépuscule.
  • L’ours noir est myope, mais il a une bonne vision rapprochée et distingue les couleurs, ce qui lui permet de trouver facilement les petits fruits.
  • Les pousses annuelles de plantes riches en protéines contribuent à la croissance rapide des jeunes caribous et au renouvellement des réserves nutritives des adultes.
  • Passant une grande partie de l'été à patauger dans les baies paisibles, l'orignal est le plus aquatique des cervidés du Québec. Il est habile nageur et peut même plonger pour aller chercher les racines au fond de l'eau.
  • Le castor est bien adapté à la vie en milieu aquatique. Ainsi ses narines et ses oreilles sont munies de replis valvulaires que ce rongeur peut rabattre en plongée, pour empêcher l'eau d'y pénétrer.
  • Les bébés du vespertilion brun, une espèce de chauve-souris qui habite ici toute l'année, viennent de naître. Chaque femelle a un bébé, qu'elle allaite pendant trois semaines.
  • En déclin durant les années 1960, la population de phoques gris fréquentant les eaux du Saint-Laurent s'élève aujourd'hui à plus de 100 000 individus.
  • Entre les mois de juin et d'août, après s'être développé pendant 14 mois dans le ventre de sa mère, le petit narval naît. Il sera allaité pendant 20 mois.

Oiseaux

  • Le grand pic peut être surpris au sol alors qu’il se nourrit d’insectes foreurs dans les souches et les arbres morts en décomposition.
  • La loi interdit de garder chez-soi une crécerelle d’Amérique ou tout autre oiseau de proie.
  • Le magnifique huart à gorge rousse rend encore plus fascinante la petite île sauvage de Ouapitagone, située entre les villages de La Romaine et de Chevery, sur la Côte-Nord.
  • Le plongeon huart commun mue à la fin de l'été. Son plumage d'hiver est gris terne, avec un plastron blanc sale. Même l'iris de ses yeux change de couleur, passant du rouge au brun.
  • Les plongeons huarts sont sans doute très maladroits au sol, mais dans l'eau, ils sont insurpassables. Ils peuvent rester sous l'eau assez longtemps et nager ainsi sur de grandes distances.
  • Les cris émouvants du plongeon huart symbolisent, pour plusieurs, la grandeur de l'écosystème boréal canadien.
  • Des milliers de bernaches du Canada ont rejoint leurs territoires de reproduction, dans la forêt boréale et dans la toundra du nord du Québec.
  • Les jeunes bernaches volent avec leurs parents et ne s'en séparent qu'au printemps suivant au moment de la nidification. En migration, les troupeaux se composent souvent de plusieurs familles.
  • Durant l'été arctique, les oies des neiges en croissance trouvent dans l'abondante végétation herbacée, une nourriture suffisante. Si le printemps a été tardif, peu d'oies se reproduisent, ce qui limite la croissance de la population.
  • C'est la période de naissance des jeunes oisillons des oies des neiges. Environ 24 heures après l'éclosion, ils commencent à se nourrir de plantes tendres. Durant l'été arctique, l'abondante végétation herbacée fournit aux oies en croissance une nourriture suffisante.
  • Les oisons de l'oie des neiges quittent leur nid sous l'oeil vigilant des parents, 24 heures seulement après leur sortie de l'oeuf.
  • Étant donné qu'au cours de la saison estivale de nidification du harfang des neiges, il fait clair presque tout le jour dans le cercle arctique, il n'est pas surprenant qu'il se soit adapté à chasser le jour.
  • Les jeunes mésanges sont nourries exclusivement d'insectes.

Reptiles

  • Les prédateurs constituent la première cause de mortalité de la tortue géographique: le raton laveur, la moufette rayée et le renard roux ne sont que quelques-uns de ces prédateurs. L'infestation des oeufs par des larves de mouches est la seconde cause de mortalité.
  • La tortue géographique aime s'exposer au soleil. Elle choisit un lieu distant de la rive, à proximité d'eaux profondes, mais élevé au-dessus de la surface de l'eau, ce qui assure une bonne vision des alentours.

Poissons

  • Le touladi est l’un des plus gros poissons sportifs d’eau douce d’Amérique du Nord. La prise record pour l’espèce est de 46 kg, mais les captures habituelles ont moins de 2,5 kg.
  • L'instinct des saumons adultes leur commande de retourner vers leur rivière d'origine. Voyageant le jour, ils entreprennent un long parcours jusqu'aux frayères.

Invertébrés marins

  • Vers la mi-juillet, la mye, qui peut filtrer quotidiennement jusqu'à 54 litres d'eau de mer, fraie habituellement en grand nombre dans les Maritimes.

Insectes

  • C’est le mois de l’essaimage. On remarque à l’occasion des essaims d’abeilles mellifères suspendus aux branches d’arbres.
  • Le papillon blanc taché de noir de la piéride est une figure familière de l'été. Originaire d'Europe, il est arrivé ici par le port de Québec en 1886.
  • Les substances secondaires de l'asclépiade emmagasinées dans le tégument des monarques, les protègent contre la prédation.
  • Les libellules-épithèques s'accouplent en plein vol, dans les clairières des forêt ou à proximité de la rive.
  • Les libellules-épithèques peuvent être observées en vol jusqu'à la fin de juillet, alors que se termine leur période de reproduction.
  • La femelle de la libellule-épithèque pond au crépuscule, en déroulant son ruban d'oeufs sur les tiges des plantes flottantes.

Flore

Feuillus

  • Déjà les feuilles des arbres prennent une coloration plus foncée, les tiges se lignifient et la croissance ralentie.
  • Les rosiers palustres fleurissent les îlots d'éricacées des étangs du parc du Mont-Orford.
  • Une hormone, la gibbérelline, est à l'origine du développement de la pomme une fois que la fécondation a eu lieu.
  • La coloration hâtive du feuillage de l'érable à sucre est un symptôme de dépérissement.
  • Le ptéléa trifolié aromatique, rare et méconnu représentant québécois de la famille des orangers, est pourtant cultivé depuis trois siècles en Europe.

Conifères

  • Seul conifère incapable de rejets de souche, l’épinette rouge ne compte que sur sa production de cônes pour se régénérer après une coupe à blanc.

Plantes herbacées

  • Les fleurs de l’hudsonie tomentense s’ouvrent au soleil, formant de délicats tapis jaunes sur les dunes des Îles-de-la-Madeleine. L’hudsonie figure sur la liste des plantes rares du Québec.
  • L'élyme des sables, les ammophiles et la gesse maritime: ces plantes contribuent à stabiliser le sable des dunes, le long du Saint-Laurent.
  • Les fougères croissent à partir des rhizomes, qui sont en fait des tiges souterraines rampantes.
  • La végétation des milieux humides retient les sédiments en suspension dans l'eau, contribuant ainsi à la limpidité. Certaines plantes ont la faculté d'emmagasiner dans leurs racines les polluants comme le mercure; d'autres utilisent les phosphates, purifiant ainsi nos eaux usées.
  • L'ail des bois est une espèce fragile, car lente à se reproduire. Le bulbe de l'ail nécessite environ neuf ans pour atteindre sa maturité ; il a alors la taille d'une échalote.
  • L'herbe à la puce est une plante ligneuse qui se propage par ses graines et ses rejets. Sa tige rampe sur le sol ou grimpe jusqu'à six à neuf mètres dans les arbres.

Algues

  • Alexandrium tamarensis, une micro-algue planctonique toxique, prolifère dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent, rendant périlleuse la consommation des coquillages.

Astronomie

  • 12 juillet: Avec une petite lunette, l'amateur contemple les objets célestes du Sagittaire près de l'horizon sud.
  • Entre le 22 juillet et le 23 août, l'étoile Sirius se lève et se couche en même temps que le Soleil. C'est aussi une période de grande chaleur qu'on appelle la canicule.
  • En l’absence de la Lune et loin de la ville, on peut observer la Voie Lactée comme une bande lumineuse riche en étoiles.

Phénomènes observables

  • Dans l’estuaire du Saint-Laurent, les baies et promontoires favorisent le développement d’une faune et d’une flore plus riches que le long des côtes rectilignes.
  • Concours de beauté dans les tourbières. Maintes espèces convoitent la palme. Au menu: formes, couleurs et parfums.

Activités suggérées

  • Tout en respectant les règles de votre municipalité, arrosez vos végétaux en période de sécheresse prolongée: ils vous en seront reconnaissants.
  • Entre les plants de légumes et de fleurs, épandez un paillis de matière organique pour garder le sol plus frais et humide.
  • Entendez l'appel du loup dans la vallée de la Jacques-Cartier!

Dates

  • 1erjuillet: Fête du Canada
  • 6 juillet: En 1921, Ville-Marie, au Témiscamingue, enregistre le record québécois de la température la plus élevé : 40oC.
  • 15 juillet: Décès en 1944, du frère Marie-Victorin.
  • 17 juillet: En 1992, dans le sud du Québec, il a plu pendant près d'une semaine, au cours de laquelle Drummondville a reçu 243 mm d'eau.
  • Au Saguenay, entre le 18 et le 21 juillet 1996, il est tombé de 200 à 300 mm de pluie selon les endroits.
  • 19 juillet: En 1926, le botaniste Marie-Victorin découvre le cypripède oeuf-de-passereau dans l’archipel de Mingan. Ailleurs au Québec, ce sabot-de-la-Vierge ne se trouve qu’à la baie James!
  • 27 juillet: Depuis 1994, le traversier Nordik Passeur offre chaque jour accès aux paysages uniques et à la faune exceptionnelle d'Anticosti.

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