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JUIN
Faune
Mammifères
- Le campagnol des champs a lhabitude de
ronger lécorce, à la base des arbres, ce qui détruit infailliblement ceux-ci. Par
contre labondance des campagnols en fait une ressource alimentaire
intéressante pour de nombreux prédateurs.
- Chez les ours, la saison de laccouplement est rude pour les mâles:
plusieurs dentre eux portent des cicatrices de leurs combats pour la conquête des
femelles.
- L'ours noir est un animal essentiellement solitaire. Cette solitude cesse lors de
la période de rut. L'accouplement a lieu en juin ou en juillet et la femelle met bas au
mois de janvier ou de février suivant.
- Les oursons sont sevrés vers le cinquième mois et sont assez autonomes vers
l'âge de six ou huit mois, ils hibernent avec leur mère au cours du deuxième hiver,
mais se dispersent le printemps suivant.
- Les petits de l'orignal naissent à cette période. La femelle se retire à
l'écart pour mettre bas. Elle veille sur les nouveaux-nés pendant plusieurs semaines.
- À peine nés, les jeunes caribous courent déjà et peuvent ainsi échapper à
un prédateur redoutable, le loup.
- Le castor s'accouple pour la vie. Les petits, au nombre de trois ou quatre par
portée, naissent en juin. Ceux-ci ont déjà un pelage bien fourni, avec une denture
déjà ciselée à point.
- Une seule chauve-souris, comme le vespertilion brun, mange l'équivalent de son
poids en insectes chaque nuit, soit huit grammes, ce qui représente des milliers
d'insectes.
- Pendant leur période de mue, au début de l'été, les bélugas s'étant rendus
dans l'estuaire de la Nastapoka se roulent activement sur les fonds de vase ou de roche,
afin de se débarrasser de leur vieille peau.
Oiseaux
- Au Rocher-des-Oiseaux et à lîle Brion, aux
Îles-de-la-Madeleine, on peut observer le macareux moine, surnommé le
«perroquet des mers».
- Chez le grand pic, mâles et femelles partagent
les tâches dincubation et de soins aux oisillons. La nuit, cest toutefois le
mâle qui incube les ufs.
- Les oies des neiges doivent faire coïncider leur arrivée sur les aires de
nidification avec la fonte des neiges, afin de compléter le cycle de la reproduction,
lors de la courte saison estivale du Grand Nord.
- À cause du court été arctique, la reproduction des oies des neiges est très
synchronisé. Plus de 90% des nids sont construits la même semaine.
- L'endroit choisi pour le nid des oies des neiges doit être sec. Bien dissimulé
à la vue, le nid est placé dans une légère dépression du sol. Il est construit de
végétaux de la toundra et tapissé de duvet.
- Le carouge à épaulettes défendra hardiment son territoire contre tout intrus,
houspillant les buses, les corneilles ou même un aigle !
- Le plongeon huart aime construire sont nid dans un îlot de plantes flottantes.
Le nid est toujours placé de façon à permettre à ses occupants, en cas de danger, de
glisser vite à l'eau.
- Contrairement à la plupart des autres oiseaux qui ont des squelettes creux pour
faciliter le vol, les plongeons huarts ont des os pleins, ce qui augmente leur
habileté de plongeur, mais leur nuit quand ils veulent prendre leur envol, d'autant plus
que la surface de leurs ailes n'est pas très grande.
- La femelle plongeon huart pond en général deux oeufs. Les deux parents couvent
et prennent soin des petits.
- Pour regarder de côté ou suivre un objet en mouvement, le harfang des neiges
fait pivoter sa tête jusqu'à 270o. Cela est dû au fait que ses yeux sont
placés de face et ne bougent pas dans leur orbite.
- Le harfang des neiges se nourrit surtout de lemmings. Lorsque les lemmings sont
abondants, le harfang peut pondre jusqu'à dix oeufs. Quand ils sont rares, le harfang
peut ne pas nicher du tout.
- Le succès des nichées des bernaches dans l'Arctique dépend des conditions
atmosphériques au début de la ponte et au moment de l'éclosion ainsi que des
changements de comportements liés à la densité de la population.
- Quelques heures après leur éclosion, les jeunes canards noirs d'Amérique
pataugent déjà dans les marais salés ou dans les étangs. Ils ne sauront voler qu'en
août.
Reptiles
- La tortue serpentine quitte les étangs et pond ses oeufs sur les
accotements routiers au parc du Mont-Orford.
- La tortue géographique est presque exclusivement aquatique ; seules les femelles
s'aventurent sur la terre ferme pour pondre leurs oeufs. Elles sont extrêmement
méfiantes. À la moindre perturbation, elles plongent rapidement.
- La tortue géographique se nourrit, sous l'eau, de mollusques, de crustacés et
d'insectes. Plantes, poissons, salamandres et vers sont aussi consommés. Leur longévité
serait de plus de 20 ans.
Poissons
- Le touladi est une espèce très recherchée par
les pêcheurs sportifs du Québec qui en récoltent près de 270 000 par année. La pêche
du début dété est la plus importante.
- Les jeunes sébastes naissent entre avril et juillet. Ils mesurent alors à peu
près 7 mm, mais pourront atteindre, à l'âge de 30 ans, 38 cm.
- Dans l'estuaire du Saint-Laurent, l'émergence des larves de hareng coïncide
avec la production de nauplii de copépodes, leur proie favorite.
- Passant la majeure partie de sa vie au large, le capelan vient frayer si près de
la berge que les Nords-Côtiers le pêchent sur les plages, parfois à main nue.
Invertébrés marins
- Dans l'estuaire du Saint-Laurent, à la hauteur de Pointe-au-Père, l'oursin vert
pond pendant le mois de juin, alors que débute la croissance du phytoplancton.
- À la fin du printemps, les glandes génitales du pétoncle géant (consommées
en Europe) parviennent à maturité et deviennent d'un beau rouge corail chez les femelles
et d'un beige mat chez les mâles.
Insectes
- Monarques, libellules et autres insectes
migrateurs reviennent embellir nos champs et nos habitats aquatiques.
- Les premiers monarques font leur apparition au Québec et, presque aussitôt, un
nouveau cycle de vie commence.
- Les abeilles sont les principales responsables de la pollinisation des fleurs de
pommier.
- À partir de la mi-juin, les lucioles illuminent la nuit de leur "jeu de
lumières". La durée et la fréquence de leurs éclairs constituent un message que
seul un partenaire sexuel potentiel peut décoder, exception faite de quelques espèces
prédatrices...
Flore
Feuillus
- La difficile levée de la dormance des semences complique
la production de plants, aux fins de reboisement, dune essence fort prisée de
lhumain et de la faune, le cerisier tardif.
- Observez vos arbres et éliminez le plus rapidement possible les branches mortes,
malades et dépérissantes.
- La dismare, fruit de l'érable à sucre, mûrit durant tout l'été. Elle se
détache de l'arbre en automne.
Conifères
- Sous le soleil de minuit, le mélèze laricin reprend vie; ses rutilants cônes
de fleurs femelles se dressent parmi les tendres faisceaux daiguilles naissantes.
Plantes herbacées
- Autour du golfe du Saint-Laurent sépanouissent les
fleurs jaunes de la dryade de Drummond. Cette plante alpine des
Rocheuses, qui pousse ici au niveau de la mer, est un précieux vestige de climats
anciens.
- Les aubépines fleurissent en mai et en juin. Le botaniste Marie-Victorin
mentionne la présence de 49 espèces au Québec.
- La matteuccie, aussi appelée fougère-à-l'autruche, est comestible très jeune.
On la rencontre dans les dépressions humides des érablières ou le long des ruisseaux.
- Les frondes de la matteuccie sont d'abord roulées sur elles-mêmes. Elles se
déroulent progressivement durant leur croissance printanière.
- Composée de petites fleurs blanches verdâtres formant une boîte à l'extrémité d'un
long support nu, l'ail des bois est une plante à bulbe. Les fruits sont secs et
contiennent trois graines d'un noir métallique.
Astronomie
- La Pleine Lune nous apparaît énorme et rougeâtre à
son lever. Elle reprend son aspect normal un peu plus tard.
- La nuit noire dure moins de 3 heures à l'époque du solstice d'été.
Phénomènes observables
- Les courants profonds qui remontent lestuaire maritime du Saint-Laurent
apportent avec eux le «krill». Nourriture préférée des baleines, celui-ci
saccumule sur les hauts-fonds, près de lembouchure du Saguenay.
Activités suggérées
- Canotez entre les îlots de nature du parc des Milles Îles à Laval !
Dates
- 5 juin: En 1979, un violent orage frappe la région de Montréal. De nombreux
sous-sols sont inondés et des toits emportés.
- 6 juin: En1888, une tornade balaie Cornwall et continue vers Montréal, faisant
trois morts, des dizaines de blessés et rasant 500 maisons.
- 8 juin: Proclamé Journée des océans
en 1992, lors du Sommet de la Terre, afin de nous inciter à prendre un plus grand soin de
nos océans.
- 9 juin: Naissance en 1922, de Fernand Séguin, pionnier de la vulgarisation
scientifique au Québec.
- 10 juin: En 1868, le moineau domestique, ce petit propre-à-rien, a fait son
entrée provinciale au Jardin des Gouverneurs de Québec.
- 16 juin: En 1979, des pluies diluviennes déversent 78 mm d'eau en deux heures à Québec,
battant ainsi les records de précipitations de courte durée.
- 16 juin: En 1886, Henri Menier introduit plusieurs dizaines de chevreuils de la
Côte-du-Sud sur l'île d'Anticosti.
- 19 juin: Décès en 1988, du vulgarisateur scientifique Fernand Séguin.
- 24 juin: Saint-Jean-Baptiste
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