L'almanach quebecois de l'environnement


OCTOBRE

Faune

Mammifères

  • Les écureuils et les souris sylvestres participent activement au reboisement des forêts puisqu’une bonne proportion des graines et des noix qu’ils enfouissent dans l’humus germent tôt ou tard.
  • Dans le sud de la province, les ours noirs se gavent de faînes de hêtre et de glands de chêne qu’ils trouvent dans les vieilles forêts feuillues.
  • Les routes de migration que prennent les animaux sont habituellement les mêmes, année après année.
  • C'est l'époque du rut. Les orignaux mâles sont féroces et agités. Ils parcourent la forêt en tout sens, à la recherche de femelles pour s'accoupler ou de rivaux à provoquer.
  • La reproduction implique une compétition intense entre les mâles. Ce droit se gagne chèrement, à en juger par la taille et le panache des caribous mâles.
  • Les ramilles et les bouts de bois constituent des provisions que le castor emmagasine pour l'hiver. Il enfouit ces réserves alimentaires en profondeur sous la glace.
  • En torpeur profonde, le métabolisme des chauves-souris est réduit de 98%. Elles ne respirent qu'une fois par heure!
  • En 1992, une première mention du dauphin bleu a porté à 18 le nombre des espèces de mammifères marins rencontrés dans le Saint-Laurent.

Oiseaux

  • Considéré comme gibier au début du siècle, le grand pic était vendu dans les marchés publics de plusieurs villes de l’est de l’Amérique du Nord, dont Montréal.
  • Migration d'automne du canard branchu, du merle bleu de l'Est, du merle d'Amérique et du pic flamboyant.
  • Les oies des neiges se dirigent en grandes volées vers l'estuaire du Saint-Laurent. Le vol en formation leur permet une économie d'énergie, tout en facilitant le contact visuel entre elles.
  • Au cap Tourmente, près de Québec, c'est le grand rassemblement de 100 000 à 160 000 oies des neiges dont les plus jeunes sont à peine âgées de trois mois. Elles y viennent dans le but de se reposer et d'y manger des rhizomes du scirpe d'Amérique qui lui procure une importante source d'énergie alimentaire ainsi que des graminées qui sont riches en amidon et qui lui permettent d'emmagasiner rapidement des graisses. Elles se retrouvent également à l'île aux Grues et à Montmagny.
  • Les excursions du harfang des neiges vers le sud sont périodiques: elles se font tous les quatre ans. Elles coïncident avec les baisses de population des petits lemmings de l'Arctique.
  • Les plongeons huards quittent leurs aires de nidification en octobre. La plupart émigrent vers la mer, au large de nos côtes est et ouest. Mais certains restent au nord tant qu'ils trouvent des eaux libres de glace.
  • Arborant leur plumage d'hiver, les plongeons huards se rassemblent dans les estuaires et les Grands Lacs, se préparant à migrer vers le sud.
  • Sur son territoire, le clan des mésanges côtoie, sans trop de frictions, sittelles, grimpereaux, roitelets et pics.
  • Une petite mangeoire ou deux, quelques graines de tournesol, un peu de suif, et voilà qu'arrivent pour la fête mésanges, bruants, geais bleus et quoi encore?
  • Plusieurs grands becs-scie s'alimentent sur les étangs du parc du Mont-Orford.

Poissons

  • Le touladi se reproduit la nuit sur les rives enrochées des lacs, lorsque la température de l’eau varie entre 8 et 13oC, et ce, généralement, à moins de deux mètres de profondeur.
  • Le frai de saumon se fait dans du gravier, à peu de profondeur d'eau. Le courant doit avoir une certaine vélocité. Le nid est toujours en eaux vives, ce qui favorise l'oxygénation et garantit le développement normal des oeufs.
  • La femelle du saumon dépose jusqu'à 10 000 oeufs sur lesquels le mâle viendra répandre sa semence. Une fois la ponte et la fécondation terminées, les reproducteurs redescendent vers l'océan ou meurent épuisés sur place.

Insectes

  • La très grande majorité des insectes vivant sur le territoire québécois entrent en diapause, un sommeil profond qui durera tout l’hiver.
  • Le gel décime les populations de mouches noires adultes, mais leurs asticots filtreurs d'eau sont à l'abri du froid, sous la glace.
  • Les derniers papillons de l'arpenteuse de la pruche volent dans les sapinières d'Anticosti. Les oeufs déposés dans les lichens entrent en diapause.
  • Coccinelles et «perce-oreilles» hibernent sous une pierre ou dans une souche, attendant le retour du printemps.
  • Les coccinelles à sept points s'agglomèrent pour l'hiver au sommet des collines et des montagnes en groupes ne dépassant pas 50 individus.
  • Pour atteindre le Mexique, les monarques prendront plus de deux mois, interrompant leur voyage par de longues séances de butinage.
  • Pour passer l'hiver en Floride ou au Mexique, les monarques peuvent parcourir jusqu'à 3000 km.

Flore

Feuillus

  • On a hybridé deux espèces autochtones apparentées, l’érable à sucre et l’érable noir, pour créer l’érable Green Mountain qui colore la vie urbaine.
  • La véritable maturation de la pomme n'a lieu qu'après la récolte grâce à l'éthylène, une substance naturellement produite par le fruit.
  • Pour les végétaux l'hiver est une période de sécheresse. Pour réduire leur perte d'humidité, les feuillus perdent donc leurs feuilles à l'automne.
  • Les feuilles des arbres feuillus contiennent non seulement de la chlorophylle, qui leur donne la couleur verte, mais aussi des pigments jaunes (carotène et xanthophylle), jusque là masqués par le vert de la chlorophylle dont la production commence à baisser.
  • L'anthocyane, le pigment d'un rouge très prononcé qui colore nos érables à l'automne, a la propriété de changer de couleur selon l'acidité du milieu. En sol acide, il est rouge vif.
  • Le froid provoque la mort des feuilles. Ces dernières prennent alors un ton de brun terne et ne tardent pas à tomber.
  • Les anthocyanes, issues de la dégradation des hydrates de carbone, et les caroténoïdes donnent aux feuilles des arbres leur magnifique couleur automnale.

Conifères

  • Les strobiles non écailleux des plants femelles du génévrier de Virginie ressemblent à des baies bleu foncé et nourrissent les oiseaux migrateurs.
  • Les conifères de la Côte-Nord, à croissance très lente, font la renommée d'une région située majoritairement au nord du 50e parallèle.

Plantes herbacées

  • Près de la moitié des plantes en situation précaire au Québec se trouvent à la périphérie nord de leur aire de répartition. La vallée de l’Outaouais renferme la majorité d’entre elles.
  • L'airelle vigne-d'Ida, de même que les petits et les gros atocas deviennent beaucoup plus savoureux après quelques gelées.
  • L'herbe à la puce s'habille aussi de couleurs chatoyantes; elle a presque l'air inoffensive, mais attention.

Champignons

  • La psalliote à bulbe marginé (agaric des bois) croît parmi les aiguilles, sous les épinettes, dans les bois conifériens ou mixtes.
  • L'agaric champêtre croît dans les pâturages fréquentés par les bovins.
  • L'entolome avorté croît en touffes sur le bois pourri ou sur le sol près des souches, dans les bois mixtes ou de feuillus.

Algues

  • La diminution du rayonnement solaire limite la croissance des micro-algues et la courte saison de productivité biologique s'achève dans l'estuaire du Saint-Laurent.

Astronomie

  • Vers le 21 octobre: Pluie d'étoiles filantes des Orionides.
  • On observe la rencontre de Mars et de Vénus à l’horizon ouest, tôt après le coucher du Soleil.
  • La planète Jupiter domine la constellation du Sagittaire. On la trouve au sud-ouest, au moment du coucher du Soleil.

Phénomènes observables

  • Le sol des Îles-de-la-Madeleine jouit de la plus longue période sans gel au Québec. La mer joue un rôle «tampon», donnant de doux automnes et ralentissant le refroidissement.
  • Au jusant, l’air est chaud: il souffle des terres chaudes vers le large du Saint-Laurent; mais au flot, l’air est froid: il souffle de la mer.
  • Les milieux humides sont envahis par les oiseaux migrateurs. Ceux-ci ont besoin de faire le plein d'énergie avant de poursuivre leur périple vers le sud.
  • Le froid approche! Pendant les prochains mois, lorsque le ciel se couvrira de cirrus et que le Soleil sera bas à l'horizon, apparaîtra une colonne de lumière spectaculaire.
  • Le plus grand érable à sucre connu au Québec se trouve à Stanbridge Est, en Estrie. Il fait 32,4 m de hauteur.

Activités suggérées

  • Plantez les bulbes à floraison printanière (tulipes, narcisses, crocus) dans un trou trois fois plus profond que le diamètre du bulbe.

Dates

  • 5 octobre: Naissance en 1905, de Jacques Rousseau, botaniste et ethnologue.
  • 5 octobre: Naissance en 1911, de Pierre Dansereau, «l'écologiste aux pieds nus».
  • 7 octobre: En 1981, de fortes pluies tombent jusqu’au 9 en Gaspésie. Mont-Louis enregistre 245 mm dans ces trois jours.
  • 17 octobre: En 1979, Shawinigan reçoit 206 mm de pluie, la plus forte précipitation enregistrée en une journée au Québec.
  • 24 octobre: En 1933, une tempête précoce surprend Montréal avec 21 cm de neige.
  • 26 octobre: En 1979, le plus gros thon rouge au monde à avoir été capturé était débarqué en Nouvelle-Écosse: plus de 3 m, 679 kg.
  • 28 octobre: En 1983, une petite tornade endommage 45 immeubles près de Valleyfield et blesse au moins sept personnes.

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