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Le Bruant à gorge blanche |
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Pinson à gorge blanche - White-throated Sparrow (Zonotrichia albicollis) |
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| Classification |
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| Description physique | Le Bruant à gorge blanche est à peine un peu plus gros que le Moineau domestique. Il pèse en moyenne 25,9 g et mesure entre 16 et 18 cm de long, incluant la queue de 6,8 à 7,7 cm. Son envergure totale oscille autour de 22 à 25 cm. Le Bruant à gorge blanche a un plumage brunâtre, une poitrine grise et une gorge blanche. Sur la tête, des raies blanches ou chamois alternent avec d'autres rayures noires ou brun foncé. Le Bruant à gorge blanche se distingue du Bruant à couronne blanche par la couleur foncée de son bec conique et une tache jaune entre le bec et l'oeil. |
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| Habitat et alimentation | Le Bruant à gorge blanche ne niche qu'en Amérique du Nord, sur une large bande traversant surtout les régions boisées du Canada et le nord-est des États-Unis, depuis le sud du Yukon et le nord-est de la Colombie-Britannique jusqu'à Terre-Neuve et la Virginie-Occidentale. Au Québec, on le rencontre presque partout depuis le sud de la province jusqu'à la baie d'Hudson et le sud du Labrador. Le Bruant à gorge blanche fréquente les bordures buissonnantes des forêts conifériennes ou mixtes, les brûlés, les fourrés et les clairières. Il se nourrit d'insectes, de graines diverses (dont celles de l'herbe à poux) et de petits fruits sauvages. |
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| Reproduction |
Chez le Bruant à gorge blanche, les mâles regagnent leurs aires de reproduction 1 ou 2 semaines avant les femelles. Tout au long de la pariade et de la ponte, ils sont très facilement repérables: toute la journée, ils chantent de longues heures. Ils chassent aussi avec beaucoup d'agressivité les intrus s'étant immiscés sur leur territoire. La femelle construit habituellement son nid au sol, sous un buisson ou dans une touffe d'herbe, parfois dans un arbuste, de façon à bien le dissimuler. Le nid ressemble à une coupe dont l'extérieur est fait d'herbes, de brindilles, d'éclats de bois, de mousse et d'aiguilles de conifères. L'intérieur est tapissé d'herbes fines, de radicelles, de poils et, à l'occasion, d'aiguilles de pin. La femelle y pond de 3 à 6 oeufs, habituellement 4, de couleur grisâtre, bleuâtre ou blanc verdâtre. Ceux-ci sont marqués d'éclaboussures et de mouchetures brunes, voire même d'un peu de gris violacé. Pendant 11 à 14 jours, la femelle, surtout, en assume l'incubation. Les oisillons sont nourris par les deux parents jusqu'à ce qu'ils acquièrent leur indépendance, vers 3 ou 4 semaines. Dès l'âge de 8 jours, ils peuvent quitter le nid. Ils commencent à voler vers l'âge de 10 à 12 jours. |
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| Moeurs | Les Bruants à gorge blanche qui ont des rayures blanches sur la tête, se comportent un peu différemment de ceux ayant des rayures chamois, bien qu'ils puissent s'accoupler ensemble. Les mâles à raies blanches sont plus agressifs et ils établissent généralement leur territoire dans des forêts ouvertes. Les mâles à rayures chamois s'installent dans des habitats plus variés et sont plus assidus auprès des oisillons. Quant aux femelles, celles à rayures blanches chantent à l'occasion, ce qui n'est pas le cas des femelles à rayures chamois. Pendant la période de nidification, aux moindres appels du bruant, des congénères arrivent pour détourner l'attention des agresseurs potentiels présents dans les environs du nid. Ils cherchent ainsi à éloigner le danger. Le Bruant à gorge blanche peut vivre jusqu'à 9 ans. Il compte parmi ses prédateurs l'écureuil roux, le chat, le geai bleu et lépervier. |
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| Statut de l'espèce | Dans le sud du Québec, le Bruant à gorge blanche demeure un nicheur commun. Sa population semble toutefois avoir connu un certain déclin entre 1980 et 1989, lequel pourrait avoir été causé par l'épandange de certains pesticides. | |
| Pour plus de chances d'observation | Le Bruant à gorge blanche arrive au Québec à la mi-avril et, à l'exception de quelques individus au sud, il repart en octobre pour aller hiverner aux États-Unis et dans le nord-est du Mexique. On peut le voir presqu'autant en milieu urbain que rural. Durant la migration, le Bruant à gorge blanche se régale de petits fruits d'arbustes ornementaux. En été, son chant, formé de notes claires, douces et mélancoliques, est l'un des plus agréables qu'on puisse entendre dans les forêts boréales. On le traduit souvent par l'onomatopée: "où es-tu, Frédéric, Frédéric, Frédéric?" Son cri d'alarme est un dur et sec "chink" qui attire invariablement les oiseaux du voisinage. |
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| Références utilisées | Cayouette, R. et J.-L. Grondin, Les oiseaux du Québec, Société zoologique de Québec, Orsainville, 1972. Gauthier, J. et Y. Aubry (sous la direction de), Les oiseaux nicheurs du Québec: Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, Association québécoise des groupes d'ornithologues, Société québécoise de protection des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement Canada (région du Québec), Montréal, 1995. Godfrey, W.E., Les oiseaux du Canada, Édition révisée, Musée national des sciences naturelles, Ottawa, 1986. Peterson, R.T., Guide des oiseaux de lest de l'Amérique du Nord, Éditions Marcel Broquet Inc., Laprairie (Québec), 1994.
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