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| Le Caribou des bois | ||
| Caribou des forêts - Renne - Woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) | ||
| Classification |
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| Description physique | Le Caribou des bois est un peu plus petit que l'orignal. Mais
des 5 sous-espèces canadiennes de caribou, il représente la plus grosse. Il mesure entre
1,73 et 2,47 m de long et la hauteur à son épaule atteint 1,04 à 1,40 m. Les mâles
adultes sont généralement plus imposants que les femelles du même âge. Ils pèsent de
121 à 270 kg et les femelles, de 90 à 158 kg en moyenne. Le panache des mâles adultes
est aussi plus développé que celui des femelles et des jeunes mâles. Il peut atteindre
jusqu'à 120 cm de longueur. Dans tous les cas, les bois sont presque toujours
asymétriques. Chez les femelles, ils croissent de juin à septembre et tombent en avril
ou en mai. Chez les mâles, le panache croît d'avril à août et il tombe en novembre ou
en décembre. Le Caribou des bois a un museau large et très velu. Les oreilles et la queue sont courtes et très poilues. Le corps est trapu et revêtu d'une épaisse fourrure. L'été, celle-ci apparaît dans l'ensemble brun noirâtre. L'hiver, elle est plus grisâtre. Mais le dessous de la queue, le ventre et les longs poils sous la gorge demeurent de couleur blanchâtre. Les pieds sont exceptionnellement grands et les sabots ont la forme d'un croissant. |
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| Habitat et alimentation | Le Caribou des bois fréquente la forêt boréale, la taïga subarctique et la toundra arctique ou alpine, où abonde le lichen. Selon sa situation géographique et la saison, son régime alimentaire peut varier beaucoup. Son aliment principal est le lichen. Au besoin, il mange aussi des feuilles d'arbustes ou d'arbres, des champignons, des graminées, du carex, des mousses. | |
| Reproduction |
Dans le nord et le moyen-nord du Québec, le rut se produit au cours des trois dernières semaines d'octobre. Dans le sud de la province, il a lieu dès le début d'octobre. Au nord, il n'y a pas de formation apparente de harem. Plus au sud, les mâles semblent au contraire défendre de petits harems constitués de quelques femelles. Tant au nord qu'au sud, les mâles s'accouplent avec plusieurs femelles. Après une gestation de 8 mois tout au plus, les biches donnent naissance à un petit. Le nouveau-né mesure environ 60 cm de long. Sa hauteur à l'épaule atteint quelque 51 cm et son poids varie de 4,5 à 7,8 kg. Son pelage est de couleur fauve sur le dos et blanchâtre sur le ventre. Autour de ses yeux et sur son museau, il est plutôt noir. Trente minutes après sa naissance, le faon peut déjà se tenir debout. Il commence à brouter à deux semaines mais n'est sevré qu'à l'automne, moment où ses premiers bois apparaissent. Mâles et femelles atteignent leur maturité sexuelle entre l'âge de 18 à 30 mois. |
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| Moeurs | Le Caribou des bois est grégaire. En général, il vit en
hardes constituées de 10 à 50 bêtes. Mais s'il vient à migrer, ces hardes se
regroupent pour former des troupeaux de plus grandes tailles. Dans le nord du Québec, les
2 principaux troupeaux comptent au total plusieurs centaines de milliers d'individus. Au
printemps, les femelles en gestation, parfois accompagnées de leur jeune de l'année
précédente, se rassemblent et quittent le reste du troupeau pour aller mettre bas sur
des terrains habituellement dépourvus d'arbres. Après la mise bas, elles regagnent leur
troupeau qui, l'été, tâche de trouver des pâturages éloignés des zones marécageuses
où pullulent les moustiques. L'automne venu, l'ensemble du troupeau regagne la forêt
pour être à l'abri du vent pendant l'hiver. Dans le moyen-nord et le sud du Québec, les caribous sont beaucoup moins nombreux. Leurs populations ne comptent au total que quelques centaines d'individus. Ils n'effectuent pas de grands rassemblements ni de grands déplacements. Ils sont particulièrement sédentaires l'été et l'hiver. Quant aux femelles, elles se dispersent pour mettre bas. Le Caribou des bois est actif surtout à l'aube et au crépuscule. Lorsqu'il marche, ses pattes produisent un cliquetis rappelant le craquement des branches d'arbres l'hiver. Quand il court, sa vitesse peut atteindre jusqu'à 80 km/h. À la nage, elle atteint 10 km/h. Le Caribou des bois est généralement silencieux. Mais il peut grogner. Lorsqu'il est pris par surprise ou importuné par les insectes, il renifle bruyamment. Pendant la période du rut, les mâles halètent souvent et ils brament longuement. Dans son milieu naturel, le Caribou des bois vit en moyenne de 12 à 15 ans. L'homme, le loup, le Coyote et l'Ours noir sont ses principaux prédateurs. Il arrive aussi que le Lynx de Canada, le Carcajou et l'Aigle royal s'attaquent aux petits. |
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| Statut de l'espèce | C'est dans le sud du Québec que la situation des populations de caribous est la plus précaire. Depuis 1984, la population du Parc de la Gaspésie porte le statut d'espèce menacée de disparition au Canada. En 1996, le Québec l'a désignée vulnérable. Un plan visant son rétablissement est en cours depuis 1990 et devrait se poursuivre au moins jusqu'en 2001. Quant à la population de Val d'Or, elle figure sur la liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. À l'opposé, le troupeau de la rivière Georges a atteint des sommets inégalés de 800 000 têtes. Dû au manque de lichen, nous assisterons certainement à un déclin de cette population dans les prochaines années. | |
| Pour plus de chances d'observation | Il est possible de participer à des activités organisées, notamment au Parc de conservation de la Gaspésie (en Gaspésie) et au Parc des Grands-Jardins (dans Charlevoix). Le caribou ayant un très bon odorat, il vaut mieux s'en approcher dans le sens contraire du vent. Si l'animal tourne la tête vers vous, demeurez à distance pour ne pas perturber davantage l'animal. | |
| Références utilisées | Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée
National des Sciences Naturelles, 1974. Beaudin, L. et M. Quintin, Guide des mammifères terrestres du Québec, de l'Ontario et des Maritimes, Éditions du Nomade, Waterloo (Québec), 1983. Boileau, F., Rapport sur la situation du caribou (Rangifer tarandus caribou) du Parc de conservation de la Gaspésie, MEF, 1996. Crête, M., R., Nault et H. Laflamme, Caribou, Plan tactique, MLCP, 1990. Duchesne, M., Impact de l'écotourisme hivernal sur les caribous (Rangifer tarandus caribou) des Grands- Jardins, Charlevoix, Québec, Mémoire, Université Laval, 1996. Jolicoeur, H. et all., Des caribous et des hommes: l'histoire de la réintroduction du caribou dans les Grands-Jardins (1963 à 1973), MLCP, 1993. Prescott, J. et P. Richard, Mammifères du Québec et de l'Est du Canada, Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1996.
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