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| La Marmotte commune | ||
| Siffleux - Woodchuck, Groundhog, Marmot (Marmota monax) | ||
| Classification |
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| Description physique | La marmotte a un corps trapu, une tête large et plate et un
cou qui semble presqu'absent. Les oreilles sont petites et rondes, les membres courts et
puissants, et la queue relativement courte et drue. Les pattes antérieures possèdent 4
doigts, en plus d'un pouce rudimentaire recouvert d'un ongle plat. Les pattes
postérieures se terminent par 5 doigts bien formés. À l'exception du pouce, tous les
doigts sont munis de griffes plates et incurvées. Comme les autres rongeurs, la marmotte possède 2 paires de grosses incisives placées à l'avant de la bouche. Celles-ci croissent continuellement mais seule leur face antérieure est recouverte d'émail, de sorte qu'elles s'usent en biseau et deviennent tranchantes comme un ciseau. La marmotte mesure entre 45,7 et 65,7 cm de long. Elle pèse, en général, 2,5 à 4,5 kg, son poids atteignant un maximum à l'automne. Le pelage, constitué de longs jarres et de duvet dense et laineux sur les flancs et le dos, va du brun clair au brun foncé. Sur le ventre, où le duvet manque, il apparaît plus pâle ou roux. les pieds, ainsi que la queue parfois, sont noirs. |
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| Habitat et alimentation | La Marmotte commune est présente sur une vaste partie de
l'est de l'Amérique du Nord. Au Canada, on la rencontre un peu partout, sauf à
l'Ile-du-Prince-Edouard. Elle fréquente les champs, les terrains accidentés, les
lisières des bois, les forêts clairsemées, les parcs urbains et les pentes rocheuses.
Il lui arrive aussi d'élire domicile sur les talus bordant les autoroutes. Les terrains
qu'elle semble préférer sont sablonneux et bien drainés. La Marmotte commune est avant tout herbivore. Elle se nourrit principalement de trèfle, de luzerne, de renoncule, de pissenlit et de plantain. Tôt au printemps, elle doit cependant se contenter de ramilles et d'écorce de petits arbustes. Plus tard, il lui arrive de manger des fruits et des légumes des jardins. Son régime comprend aussi quelques insectes et, à l'occasion, des oisillons. |
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| Reproduction |
La Marmotte commune s'accouple peu après sa sortie d'hibernation, soit en mars ou en avril. Au cours de cette période, les bagarres entre mâles éclatent souvent. Après une gestation d'environ 32 jours, la femelle donne naissance à une portée comptant entre 2 et 9 petits, le plus souvent 4 ou 5. Les nouveaux-nés sont nus, aveugles et sans défense. Leur peau est rose et plissée. Ils pèsent de 25 à 30 g et mesurent environ 10,5 cm de long. À deux semaines, les petits sont couverts de poils courts et noirs. Entre les 26e et 28e jours, les yeux s'ouvrent. Peu après, ils commencent à manger des plantes vertes. À 5 semaines, ils sont déjà de véritables marmottes miniatures. Le sevrage survient vers la 6e semaine. La plupart quittent le gîte familial vers l'âge de 3 mois. En général, ils atteignent la maturité sexuelle au cours de la 2e année. |
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| Moeurs | La Marmotte commune est sédentaire et plutôt solitaire.
Elle signale sa présence grâce à l'odeur de musc que répandent ses glandes anales et
celles de ses joues. Elle vit dans un terrier constitué d'au moins 2 chambres reliées
par un réseau de galeries pouvant courir sur plus de 8 m. Souvent, elle s'assied à
l'entrée de son terrier, ou sur les promontoires à proximité, pour scruter les
alentours. Si un intrus s'approche trop, elle plonge dans son gîte en émettant un
sifflement strident. Elle peut aussi produire un "fiou" sourd ou claquer des
dents. La marmotte jouit d'une vue et d'une ouïe excellentes. Elle peut aussi grimper et nager sans difficulté. Étant massive, sa vitesse de course ne dépasse toutefois pas 17 km/h. Durant la saison chaude, la marmotte s'active surtout le jour. Elle n'amasse pas de victuailles mais mange énormément. Elle se constitue ainsi une réserve de graisses représentant jusqu'à 55% de sa masse corporelle à l'automne. Dès octobre, la marmotte entre en léthargie. La température de son corps passe alors de 37 oC à 4,5 oC et son rythme cardiaque de 80 à 4 ou 5 pulsations par minute. La respiration devient, quant à elle, presqu'imperceptible. Jusqu'à la mi-mars, cette léthargie sera cependant entrecoupées de courtes périodes de réveil, tous les 4 à 6 jours, pour permettre à la marmotte d'uriner ou de déféquer. À l'état sauvage, la marmotte vit de 4 à 6 ans. Outre l'homme, ses principaux prédateurs sont le Renard roux, le chien, le Coyote, le Lynx roux, l'Ours noir, le vison et certains oiseaux rapaces. |
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| Statut de l'espèce | La Marmotte commune est très abondante. | |
| Pour plus de chances d'observation | La saison par excellence pour observer la Marmotte commune est sans contredit le printemps. La végétation nouvelle ne la dissimule pas encore. Par ailleurs, les petits n'étant pas encore nés, elle est plus active, surtout vers midi. Durant les chaleurs de l'été, elle se prélasse de longues heures au soleil, près de son terrier, et ne besogne qu'en fin de journée. | |
| Références utilisées | Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée
National des Sciences Naturelles, 1974. Beaudin, L. et M. Quintin, Guide des mammifères terrestres du Québec, de l'Ontario et des Maritimes, Éditions du Nomade, Waterloo (Québec), 1983. Prescott, J. et P. Richard, Mammifères du Québec et de l'Est du Canada, Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1996.
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