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Le Merle d'Amérique |
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Rouge-gorge, grive - American Robin (Turdus migratorius) |
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| Classification |
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| Description physique | Le Merle d'Amérique est un relativement gros passereau. Sa longueur totale, incluant la queue de 9,5 à 10,5 cm, varie entre 23,0 et 27,5 cm. Sa masse oscille autour de 77,3 g. L'envergure totale est de 36,9 à 41,2 cm. Le plumage du mâle est presqu'entièrement gris foncé sur le dessus. La gorge est rayée de blanc. La poitrine est de couleur rouge brique et le bas de son abdomen, blanc. Les yeux sont bruns, le bec est jaune et les pattes, noirâtres. La livrée de la femelle est semblable mais plus pâle et terne. Le plumage des juvéniles est comparable à celui de la femelle. La poitrine est toutefois grivelée. |
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| Habitat et alimentation | Le Merle d'Amérique niche depuis la limite de la végétation arborescente en Alaska et dans tout le Canada jusqu'au sud du Mexique. Il hiverne dans le sud du Canada jusqu'au Guatemala et au sud de la Floride. Au Québec, il nidifie jusqu'à la limite des arbres. Il ne fréquente cependant pas les forêts denses et les grandes zones de tourbières. En milieu rural, il s'installe dans les boisés et les fourrés, près des fermes et des clairières. En milieu urbain ou dans les secteurs résidentiels, il niche aussi bien dans les arbres et les buissons, près des habitations, que sur des clôtures, des gouttières ou des rebords de fenêtres. Au printemps, le merle se nourrit principalement de vers de terre, de larves d'insectes et d'insectes adultes. Par la suite, il devient progressivement frugivore. |
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| Reproduction |
Dès leur arrivée, à la mi-avril, les mâles établissent les limites de leur territoire. Quelques jours plus tard, arrivent les femelles. Il y a alors formation des couples, pour une saison. La femelle recherche ensuite un emplacement où construire son nid. Au Québec, pour la première couvée, elle choisit souvent un conifère. Pour la deuxième couvée, si elle décide de changer de nid, elle semble préférer les feuillus. Le nid, installé la plupart du temps à une hauteur allant de 1,4 à 4,0 m, consiste en une coupe de tiges et de brindilles consolidée à l'aide d'une épaisse couche de boue. Une fois terminé, la femelle y pond 3 ou 4 oeufs bleus qu'elle couve seule pendant 11 à 14 jours environ. Après l'éclosion, le mâle et la femelle s'occupent de nourrir les oisillons, d'abord par régurgitation, puis en leur apportant principalement des larves d'insectes et des vers de terre. Les jeunes quittent le nid vers l'âge de 11 à 16 jours. Ils sont alors pris en charge par le mâle pendant encore près de 2 semaines, tandis que la femelle entreprend une seconde couvée. |
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| Moeurs | Année après année, le Merle d'Amérique retourne très souvent sur les mêmes sites de reproduction. Les mâles se montrent particulièrement territoriaux dès leur arrivée et pour toute la période de reproduction, ce qui n'empêche cependant pas le chevauchement de deux territoires de merles. Au besoin, les femelles n'hésitent pas à s'impliquer pour défendre leur nid, surtout si l'intrus est de la même espèce. Les cris alors émis sont des "tut-tut-tut" entêtés ou des "tiîp" courts et stridents. Le chant du merle est bien connu et très agréable. Il consiste en une série de strophes ascendantes et descendantes de 2 ou 3 syllabes souvent longuement enchaînées, qu'on peut traduire par "ti-lût, ti-lulût". La longévité record enregistrée pour le Merle d'Amérique est de près de 14 ans. En milieu urbain, le principal prédateur de cet oiseau chanteur est sans contredit le chat. |
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| Statut de l'espèce | Le Merle d'Amérique est un nicheur migrateur abondant au Québec. | |
| Pour plus de chances d'observation | Il est facile de repérer le Merle d'Amérique à l'aube et au crépuscule puisque, souvent perché bien à la vue, il en profite alors pour faire entendre son chant mélodieux. Une pluie fine favorise aussi l'observation du merle car elle incite les vers de terre à faire surface. Or, quel merle voudrait se priver de pareille bombance?! | |
| Références utilisées | Cayouette, R. et J.-L. Grondin, Les oiseaux du Québec, Société zoologique de Québec, Orsainville, 1972. Gauthier, J. et Y. Aubry (sous la direction de), Les oiseaux nicheurs du Québec: Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, Association québécoise des groupes d'ornithologues, Société québécoise de protection des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement Canada (région du Québec), Montréal, 1995. Godfrey, W.E., Les oiseaux du Canada, Édition révisée, Musée national des sciences naturelles, Ottawa, 1986. Peterson, R.T., Guide des oiseaux de lest de l'Amérique du Nord, Éditions Marcel Broquet Inc., Laprairie (Québec), 1994.
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