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L'Oie des neiges |
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| Oie blanche, Oie bleue - Snow Goose (Chen caerulescens) | ||
| Classification |
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| Description physique | L'Oie des neiges est grande. Comparée au canard, son cou est plus long et son corps, plus massif. Sa longueur totale varie entre 63 et 76 cm, en incluant la queue de 13 à 16 cm de long. Le mâle pèse en moyenne 3,1 kg, la femelle, plus ou moins 2,8 kg. L'envergure totale atteint entre 1,34 et 1,52 m. Chez les adultes, le plumage est généralement tout blanc, sauf à l'extrémité des ailes où il est noir. Le bec fort et rosé est garni, sur les côtés, de lamelles noires. Les pattes sont rose chair. Chez le juvénile, la livrée apparaît plus ou moins grise sur le dessus de la tête et du corps. Ailleurs, elle est toute blanche, sauf sur le bout des ailes qui est noir. Le bec est brunâtre ou noirâtre. Les pattes sont gris violacé. Parce qu'elle fouille le sol pour s'alimenter, l'Oies des neiges est souvent tachée de couleur rouille sur la tête, une partie du cou et de la poitrine. Certains individus ont une coloration gris bleu foncé et la tête blanche. En vol, bien qu'elle soit toujours en bande, l'Oie des neiges ne forme que très rarement le "V" caractéristique des bernaches. Son battement d'ailes est en outre plus rapide et moins ample que celui de la bernache. |
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| Habitat et alimentation | En Amérique du Nord, l'Oie des neiges niche dans le nord de l'Alaska, les régions arctiques du Canada et le nord du Groenland. Elle hiverne principalement dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique et aux États-Unis. Durant la migration, l'Oie des neiges s'arrête volontiers dans les marais d'eau douce ou salée, sur les lacs, dans les champs de céréales et sur les bancs de sable. Elle se nourrit surtout des rhizomes de scirpe et de spartine mais son régime peut aussi comporter des bulbes de renouée, des racines d'oxytropis (une légumineuse) et des grains de maïs. | |
| Reproduction |
L'Oie des neiges est monogame. Elle s'apparie pour la vie vers l'âge de 3 ans. Une fois sur son aire de nidification, vers la fin de mai, le couple cherche un endroit où s'établir. Ce peut être dans une prairie, sur un terrain accidenté ou encore, sur le versant exposé d'un ravin. Le nid, façonné à même le sol, consiste en une petite dépression tapissée d'herbes, de racines et de duvet. Vers le début de juin, la femelle y pond généralement de 3 à 5 oeufs blancs ou crème qu'elle couve pendant environ 24 jours, tandis que le mâle monte la garde à proximité. Un ou 2 jours après l'éclosion, les oisons sont conduits hors du nid par leurs parents. Après 6 semaines d'alimentation intense, ils ont presque atteint la taille adulte et sont prêts à prendre leur envol vers le sud. Ils continueront néanmoins d'être accompagnés de leurs parents pendant presqu'un an. Si le froid et la neige ont beaucoup retardé le début de la nidification, il arrive que la femelle ponde au hasard, sans couver ses oeufs, le trop court été boréal ne lui permettant plus de mener à terme une progéniture. |
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| Moeurs | L'Oie des neiges est grégaire. Elle niche en colonies éparses pouvant compter jusqu'à plusieurs centaines de couples. Sa structure sociale repose toutefois sur le groupe familial. Pendant la nidification, le mâle défend donc un territoire entourant son nid. Une fois les oisons nés, les parents voient aussi à protéger une zone autour de leur couvée, ce qui entraîne parfois des querelles, même sur les aires d'alimentation. Du début d'avril à la fin de mai, d'immenses volées bruyantes d'Oies des neiges arrivent de plus en plus nombreuses sur les rives du Saint-Laurent. Venant de la côte est des États-Unis, elles en profitent pour accumuler des réserves énergétiques avant de continuer leur route vers leurs aires de reproduction arctiques. Elles refont une halte prolongée le long du Saint-Laurent, entre la fin de septembre et le début de novembre. Pendant ces escales, on peut souvent les entendre émettre en choeur un fort "houc" aigu et nasillard. L'Oie des neiges vit jusqu'à 17 ans, parfois davantage. Outre l'homme, ses principaux prédateurs sont le renard, le loup et le Carcajou. |
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| Statut de l'espèce | Très peu d'Oies des neiges nichent au Québec. L'espèce apparaît cependant de plus en plus abondante lors de ses haltes migratoires, surtout entre le lac Saint-Pierre et l'Île Verte. Grâce, entre autres, à la création de refuges et de réserves fauniques, de même qu'à la législation interdisant la chasse aux oiseaux migrateurs au printemps, la population des oies empruntant le corridor du Saint-Laurent compterait maintenant près de 500 000 individus. | |
| Pour plus de chances d'observation | Au printemps, vous pouvez vous rendre dans la plaine de Baie-du-Febvre (au lac Saint-Pierre). Rappelez-vous cependant que la réserve de Cap Tourmente, à l'est du village de Saint-Joachim (dans la région de Québec), représente la principale halte utilisée par l'Oie des neiges à l'automne. Les battures de Montmagny semblent aussi beaucoup appréciées. | |
| Références utilisées | David, N., Les meilleurs sites d'observation des oiseaux au Québec, Québec Science Éditeur, Sillery, 1990. Gauthier, J. et Y. Aubry (sous la direction de), Les oiseaux nicheurs du Québec: Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, Association québécoise des groupes d'ornithologues, Société québécoise de protection des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement Canada (région du Québec), Montréal, 1995. Godfrey, W.E., Les oiseaux du Canada, Édition révisée, Musée national des sciences naturelles, Ottawa, 1986. Peterson, R.T., Guide des oiseaux de lest de l'Amérique du Nord, Éditions Marcel Broquet Inc., Laprairie (Québec), 1994. Surprenant, M., Les oiseaux aquatiques du Québec, de l'Ontario et des Maritimes, Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1993.
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