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| Le Phoque commun | ||
| Loup-marin, chien de mer - Harbour Seal (Phoca vitulina) | ||
| Classification |
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| Description physique | Le Phoque commun est courtaud. Les mâles adultes mesurent en
moyenne 1,54 m et pèsent 90 kg. La longueur des femelles adultes atteint en moyenne 1,43
m et leur poids, 70 kg. Le Phoque commun a un corps fusiforme. Sa tête ronde et lisse porte des yeux saillants, un nez court et des moustaches qui comptent, de chaque côté, environ 42 vibrisses de 125 mm chacune. Les narines de son nez, constituées de valvules rapprochées, forment presqu'un V. Sa gueule compte 18 dents pointues et très espacées. Ses membres, très courts, ressemblent à des nageoires et portent 5 doigts palmés, pourvus de griffes aplaties. Des jarres raides d'environ 11 mm et un duvet épars et frisé d'à peu près 5 mm composent le pelage du Phoque commun. Sa couleur est très variable. Dans l'Arctique, le pelage du Phoque commun est souvent noir et comporte des taches blanches. Plus au sud, il apparaît gris-bleu ou gris-brun avec de petites taches noires et des rayures blanchâtres formant des courants et des anneaux dispersés. Une mue annuelle a lieu entre août et novembre. |
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| Habitat et alimentation | Le Phoque commun fréquente les eaux des côtes
septentrionales de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Au Canada, il est
présent tant sur les côtes de l'Atlantique que sur celles du Pacifique et de l'est de
l'Arctique, jusque dans la baie d'Hudson. On le trouve aussi dans le golfe Saint-Laurent
et dans certains lacs du Nord québécois. Dans les Maritimes, le Phoque commun se nourrit surtout de hareng, de plie et de calmar. D'autres espèces de poisson, des crevettes et des crabes complètent parfois sa diète. Au lac des Loups Marins, au Nouveau-Québec où une population serait demeurée isolée après le retrait de la mer il y a environ 6000 ans, l'omble de fontaine, le touladi et le grand corégone constituent ses principales proies. |
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| Reproduction |
Le Phoque commun s'accouple entre la fin de juillet et le début de septembre. Dans ce but, mâles et femelles s'assemblent généralement par centaines en eau peu profonde ou sur des barres de sable et des récifs. Ces lieux de rassemblement sont appelés échoueries. Les mâles fécondent souvent plusieurs femelles. Celles-ci donnent naissance à leur petit environ 10 mois plus tard. Leur nouveau-né mesure entre 66 et 91 cm et pèse de 9 à 13 kg. Son pelage argenté est habituellement foncé et tacheté. Peu après un mois, le petit est sevré. Il pèse alors environ 28 kg. Le mâle atteint la maturité sexuelle vers l'âge de 5 ou 6 ans et la femelle, vers 3 ou 4 ans. |
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| Moeurs | Le Phoque commun a un mode de vie plutôt sédentaire. Son
activité dépend du temps et des marées. À marée basse, il se repose sur la terre
ferme. À marée haute, il en profite pour aller s'alimenter. Il peut alors plonger
jusqu'à 100 m de profondeur et rester sous l'eau pendant près d'une demi-heure. L'hiver,
il passe plus de temps dans l'eau, à moins que le temps ne soit doux. Sur la terre ferme, les Phoques communs sont grégaires et forment des troupeaux pouvant compter plusieurs centaines d'individus. Mais dans la mer, ils se dispersent. Pour communiquer entre eux, ils émettent toutes sortes de grognements, de même qu'un glapissement très aigu. Le Phoque commun vit en général 20 ans. Il arrive que l'épaulard, les requins et l'ours blanc s'y attaquent. |
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| Statut de l'espèce | On estime la population du Phoque commun de la côte atlantique à 13 000 individus, grosso modo. Au Québec, pour l'instant, seule la population du lac des Loups Marins figure sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. | |
| Pour plus de chances d'observation | En général, le Phoque commun est inoffensif. Par contre, il est très méfiant. Pour éviter qu'il plonge rapidement à l'eau, il vaut mieux s'approcher lentement et conserver plus de 100 m de distance. Il est possible de participer à des excursions organisées. | |
| Références utilisées | Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée
National des Sciences Naturelles, 1974. Malouf, A.H. et all., Les phoques et la chasse au phoque au Canada, Rapport de la Commission royale, vol. 1, Ottawa, 1986. Prescott, J. et P. Richard, Mammifères du Québec et de l'Est du Canada,
Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1996.
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