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| Le Raton laveur | ||
| Racoon (Procyon lotor)
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| Classification |
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| Description physique | Il est facile de distinguer le Raton laveur des autres
animaux par sa queue annelée de blanc et de noir, ainsi que par son masque noir très
caractéristique. Le Raton laveur est un animal robuste de taille moyenne, mesurant entre 0,65 à 0,96 mètre de longueur totale et pesant entre 6,5 et 16 kg. Le mâle est généralement plus gros que la femelle. Ses petites mains délicates sont extrêmement sensibles et très habiles à manipuler les petits objets. Il a de courtes jambes dont les pieds étroits munis de griffes l'aident à bien grimper dans les arbres. En plus d'être très à l'aise dans les arbres, le Raton laveur est un bon nageur. Sur terre par contre, il est assez vulnérable car son pas de course est plutôt lent. |
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| Habitat et alimentation | Le Raton laveur est un animal que l'on retrouve en forêt
surtout à proximité des cours d'eau. On le trouve aussi dans les petits boisés des
campagnes, des banlieues et des villes où il s'accomode très bien de la présence
humaine. Le régime alimentaire omnivore du Raton laveur est très varié. Il mange en effet à peu près tout ce qu'il rencontre. Il a la réputation de laver sa nourriture avant de la manger, mais cela est faux puisqu'après avoir mouillé ses aliments, ce qu'il ne fait d'ailleurs pas toujours, il les mange, qu'ils soient propres ou non. Le Raton laveur s'alimente d'une grande variété de petits animaux aquatiques. Il trouve à tâton dans l'eau les écrevisses, qui sont ses préférées, les huîtres, les palourdes et les larves d'insectes. Sur terre, les vers de terre, les limaces, les grenouilles, les salamandres, les tortues, les couleuvres, les insectes, et même des oiseaux et les petits des rats musqués et des lapins font son régal. Une partie importante de sa diète est végétale. Il se nourrit de petits fruits, de glands et raffole du maïs. Lorsqu'il en a l'opportunité, il fouille dans les poubelles pour se dénicher un bon repas! Avec un si grand choix de nourriture, il n'est pas étonnant qu'il prenne beaucoup de poids pendant la saison d'abondance de nourriture et qu'il puisse facilement peser à l'automne le double de son poids du printemps. Ses grandes réserves de graisses lui permettent de passer tout l'hiver en état de torpeur dans sa tanière tapissée de feuilles et de copeaux de bois. Celle-ci est située dans le creux d'un arbre ou sous un tronc d'arbre tombé, dans un terrier de marmotte, de mouffette ou de renard abandonné, dans un abri sous roche, ou en ville, en-dessous d'une galerie. Le Raton laveur peut se réveiller en plein hiver et sortir de sa tanière même à des températures très froides. L'été, le Raton laveur se prélasse ou dort tout le jour dans sa tanière et n'en sort qu'après le coucher du soleil, rarement avant. Étonnamment, il change d'abri de repos presqu'à tous les jours. |
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| Reproduction |
La saison des amours chez les Ratons laveurs a lieu en hiver. Le mâle se déplace d'un terrier à l'autre, essayant de trouver les femelles en chaleur. Au milieu de la période de gestation, la femelle prépare déjà la naissance de ses petits en recherchant une tanière confortable et sécuritaire qui lui permettra de mettre bas et d'élever ses petits. Ceux-ci naissent aveugles et à peine couverts de fourrure, bien qu'il est déjà possible de distinguer leur masque noir et leur queue annelée. La femelle quitte peu sa nouvelle portée pendant le premier mois. Quelques heures dans la nuit lui suffisent pour s'alimenter. Les yeux des petits s'ouvrent à la troisième ou la quatrième semaine, et à partir de leur dizième semaine, ils commencent à sortir de la tanière à la suite de leur mère. À l'âge de trois mois et demi, ils sont complètement sevrés et s'aventurent seuls hors du gîte familial durant la nuit. Ils passent ordinairement leur premier hiver avec leur mère et se dispersent au printemps suivant. |
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| Moeurs | Le Raton laveur est un animal solitaire et pacifique. Il n'a
pas d'instinct territorial et n'est habituellement pas dérangé par la présence d'autres
Ratons laveurs à ses côtés, à moins qu'ils compétitionnent entre eux pour l'accès à
la nourriture. Le Raton laveur ne vit en général que 2 ou 3 ans en milieu naturel, mais certains peuvent vivre jusqu'à 13 ans. Le record de longévité est de 22 ans en captivité. Les prédateurs du Raton laveur sont le Lynx roux, le Renard roux, le Coyote, le Loup gris, la Martre d'Amérique et des oiseaux tels des faucons et le Grand-duc lesquels capturent surtout les petits. La grande habilité du Raton laveur à grimper dans les arbres rendent la tâche difficile à ses prédateurs. L'homme le chasse pour sa fourrure et le tue en grand nombre par accident sur les routes. |
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| Statut de l'espèce | Le Raton laveur est abondant au Québec. | |
| ÉcoConseils | Le Raton laveur est un opportuniste. Il aime fouiller dans
les poubelles. Il les renverse et laisse derrière lui beaucoup de dégats. Il faut donc
prévenir le coup en rangeant nos ordures dans des contenants solides et difficiles à
ouvrir. N'oubliez pas que le Raton laveur a les mains très habiles! Le Raton laveur ne tire aucun avantage à se nourrir de nos ordures. Même si les ordures lui sont disponibles à longueur d'année, la nourriture qu'il y trouve peut nuire à sa santé. Ses dents par exemple peuvent se carier, ce qui peut le faire souffrir. De plus, si la source de nourriture disparaît, par exemple à l'automne dans les endroits habités ou visités seulement pendant la saison chaude, le Raton laveur devra se nourrir dans la nature. Certains pensent qu'après avoir été nourris "artificiellement" les animaux perdent l'habitude de chercher leur nourriture, et qu'ils peuvent souffrir de la faim quand ils sont laissés à eux-mêmes. Là n'est pas le problème. C'est plutôt qu'ils risquent de ne pas trouver suffisamment de nourriture pour survivre. Il peut y avoir en effet une forte pression de compétition pour la nourriture entre les Ratons laveurs, puisque leur taux de survie aura été supérieur à ce qu'il aurait été naturellement pendant l'été. |
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| Références utilisées | Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée
National des Sciences Naturelles, 1974. Peterson, R.L., The Mammals of Eastern Canada, Oxford University Press, Toronto, 1966. Prescott, J et P. Richard, Mammifères du Québec et de l'Est du Canada, Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1996. Stokes, D.W. et L.Q. Stokes, Nos animaux: tous les secrets de leur comportement, Les Éditions de l'Homme, 1989. Wrigley, R.E., Mammals in North America, Hyperion Press Limited, Winnipeg, 1986.
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