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| Le Tamia rayé | ||
| Suisse - Eastern Chipmunk (Tamias striatus) | ||
| Classification |
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| Description physique | Le Tamia rayé est plus petit que l'Écureuil gris ou roux.
Adulte, il mesure entre 22,5 et 29,9 cm de long, incluant sa queue aplatie qui fait entre
6,5 et 11,5 cm. La face est plutôt allongée et comporte de grandes abajoues. Les
oreilles sont courtes (1,6 à 2,0 cm) et arrondies. Les pieds, qui mesurent entre 3,2 et
4,0 cm, sont délicats et se terminent par 5 doigts munis de griffes plates, recourbées
et pointues. Les mains ne comptent que 4 doigts. Le pelage du Tamia rayé est court, fin et roussâtre dans l'ensemble. Il apparaît toutefois teinté de noir par endroits, notamment sur le dos et la queue. Les flancs sont marqués d'une seule raie de couleur crème bordée de deux raies noires. Le ventre est blanc. Un petit trait de couleur crème ajoute aux contrastes en encerclant de façon discontinue chacun des yeux foncés. Le Tamia rayé mue en juillet et en août, puis à la fin de l'automne ou au début de l'hiver. |
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| Habitat et alimentation | Le Tamia rayé occupe une bonne partie de l'est de
l'Amérique du Nord depuis les états bordant le golfe du Mexique jusqu'au sud de la baie
James. Il habite les forêts de feuillus bien drainées, les broussailles ou les haies et
les buissons près des habitations. Le Tamia rayé se nourrit d'une grande variété de graines, de noix, de petits fruits et de plantes herbacées. Il mange aussi des limaces, des vers et, à l'occasion, des sauterelles, des grenouilles et des oeufs. |
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| Reproduction |
Le Tamia rayé s'accouple dès la sortie d'hibernation. Après une gestation de 31 ou 32 jours, la femelle donne naissance à une portée pouvant compter de 1 à 8 petits, le plus souvent 3 ou 4, qu'elle élève seule. Si les conditions sont favorables, la femelle s'accouple parfois de nouveau entre la mi-juin et la mi-juillet. Elle a alors une seconde portée en juillet ou en août. Les nouveaux-nés sont nus, aveugles et sans défense. Ils pèsent entre 2,5 et 5,0 g chacun et mesurent en moyenne 6,6 cm de long. Leur croissance est rapide mais les yeux ne s'ouvrent que le 31e jour. À l'âge de 8 semaines, ils sont de taille adulte. Certains demeurent tout de même avec la mère jusqu'à l'âge de 3 mois. La plupart des jeunes parviennent à maturité le printemps suivant. Toutefois, quelques femelles de la portée printanière atteignent parfois la maturité sexuelle dès le premier été et mettent bas vers la fin de la saison. |
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| Moeurs | En dehors de la période du rut, le Tamia rayé est solitaire
et défend furieusement son territoire. En se trémoussant, il émet alors des séries
stridentes de "tchip" se terminant par un long "prrrr!". En cas de
danger, il émet un "tchip" aigu et fuit vers son terrier, la queue en panache. Quoi qu'il sache très bien grimper, le Tamia rayé est avant tout terrestre et fouisseur. Pour trouver sa nourriture, il se fie surtout à sa vue et son ouïe, son odorat étant médiocre. L'automne venu, il emmagasine dans le vaste terrier jusqu'à 7 litres de provisions qu'il transporte grâce à ses grandes abajoues. De novembre à la fin mars, le Tamia rayé se réfugie dans son terrier et entre dans un état de pseudo-hibernation. Il s'enroule alors en boule, enfonçant sa tête entre ses pattes de derrière et sa queue. Pendant le sommeil, la température corporelle diminue; la respiration et le rythme cardiaque ralentissent. Environ tous les 6 jours, il se réveille néanmoins pour faire sa toilette et s'alimenter. En milieu naturel, le Tamia rayé vit en moyenne 3 ou 4 ans. Ses principaux prédateurs sont le chat, le chien, la Belette à longue queue, l'Hermine, le Renard roux, le Lynx roux, le Raton laveur et les buses. |
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| Statut de l'espèce | Le Tamia rayé est abondant. | |
| Pour plus de chances d'observation | Le Tamia rayé est diurne. Il sort de son gîte après le lever du soleil et y rentre à la tombée de la nuit. Quoique peureux et toujours sur le qui-vive, il est facile à repérer lors de ses déplacements. | |
| Références utilisées | Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée
National des Sciences Naturelles, 1974. Beaudin, L. et M. Quintin, Guide des mammifères terrestres du Québec, de l'Ontario et des Maritimes, Éditions du Nomade, Waterloo (Québec), 1983. Prescott, J. et P. Richard, Mammifères du Québec et de l'Est du Canada, Éditions Michel Quintin, Waterloo (Québec), 1996.
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